Moins de CO2, plus de transport : le double défi de la mobilité

Augmentation de la taxe carbone, taxe sur les véhicules de société, investissements massifs dans les véhicules propres … Il y a, pour le secteur du transport, un réel défi à relever pour faire face au réchauffement climatique : réduire les émissions carbone tout en satisfaisant des besoins de mobilité croissants. Pourquoi le CO2 représente-t-il un enjeu particulier pour le secteur du transport ? Explications.

Saviez-vous que la quantité d’émissions de CO2 dans le monde a progressé de 58% entre 1990 et 2014 ? Un constat alarmant qui a bousculé 147 chefs d’états à prendre des engagements forts en matière de politique environnementale, lors de la COP21 en 2015 : limiter le réchauffement climatique à 2°C, à horizon 2100. Dépasser cette température mondiale bouleverserait nos écosystèmes et économies, et ce, de manière irréversible.

Si au niveau mondial l’utilisation de l’énergie est la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (40%), le secteur du transport est le deuxième plus émetteur avec 23% d’émissions. Au sein de l’Union Européenne, ce chiffre dépasse la moyenne mondiale pour atteindre 26%. En France, le secteur du transport est même le secteur le plus émetteur, avec 29% des émissions totales !

Et la situation ne va pas en s’améliorant. Bien que l’Europe ait adopté une politique très volontariste pour réduire les émissions de CO2 des transports, les émissions totales du secteur ne diminuent presque pas. Au même titre que le secteur de la réfrigération et des climatisations, le transport (hors aviation), est le seul secteur qui a vu ses émissions augmenter ces 25 dernières années, avec 124 millions de tonnes de CO2 émis en plus par rapport à 1990. Sur cette même période, le transport routier a augmenté partout en Europe, avec notamment +36% en France, +40% en Allemagne, 200% au Portugal ou encore 113% en Espagne.

Besoins de mobilité croissants

La cause principale ? La croissance démographique et les besoins accrus en matière de mobilité, notamment en ville. Majoritairement, ce sont d’ailleurs les véhicules individuels et véhicules légers qui contribuent à l’augmentation des émissions de CO2. En France, ils représentent 85% des émissions de CO2 du transport routier, contrairement à 15% pour le transport de marchandises.

Dans ce contexte, atteindre les objectifs de réduction de CO2 dans le transport est extrêmement complexe. D’autant plus que le parc automobile mondial doublera pour atteindre 3 milliards d’ici à 2050 .

Une nécessité pour le conducteur : agir

Transport et CO2. Une équation complexe, mais pas impossible. Si les constructeurs doivent proposer des véhicules à moindre impact environnemental, les villes repenser leurs moyens de mobilité et les entreprises adapter le temps de déplacement de leurs employés, c’est au conducteur lui-même que revient un rôle essentiel : agir. Agir pour le climat, changer son comportement vers une conduite plus éco-responsable. C’est au conducteur que revient le choix de prendre ou non son véhicule au quotidien, de choisir un horaire de circulation plutôt qu’un autre, de préférer le vélo pour ses trajets courts ou encore de conduire de manière plus ou moins souple. Saviez-vous qu’un conducteur au comportement brusque consomme trois fois plus de carburant qu’un conducteur prudent ? Ou encore qu’un SUV qui n’est utilisé que quelques fois par an émet moins qu’une petite berline qui est conduite tous les jours ? Commencer par adapter sa conduite n’est pas très compliqué : la première étape consiste à en prendre la décision.

Alors, on s’y met dès aujourd’hui ?

 

 

Passionnée de développement durable et de communication, je suis persuadée que c'est avec action concrète et engagement que nous construisons un monde meilleur.

#MakeOurPlanetGreatAgain 

 
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