COP23 : il faut agir plus vite pour le climat

Il s’agit donc d’un bilan mitigé pour la 23e Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui s’est clôturée le 18 novembre, à Bonn, en Allemagne. Deux semaines de négociations internationales qui s’achèvent sur un sentiment de déception. Pire encore, les gouvernements se rendent compte que les objectifs fixés deux ans plus tôt, lors de la COP21, ne suffisent pas pour inverser la tendance du réchauffement climatique. Une bataille pour autant perdue ? Explications. 

Trois avancées importantes

Aider à concrétiser les ambitions fixées par l’Accord de Paris. Tel était le principal objectif de la COP23.Et il est atteint. Lors de cette 23e conférence présidée par les îles Fidji, les pays se sont accordés sur la création d’un outil pour suivre les engagements de chaque membre signataire, d’ici à 2020. Il s’agit du dialogue de Talanoa. Son objectif ? Partager les visions,  plans d’actions et scénarios des États pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Le rendez-vous bilan est fixé en Pologne, dans un an, lors de la COP24.

Autre avancée : l’engagement pris par 25 états et collectivités de sortir du charbon. La coalition s’appelle Powering Past Coal Alliance, et la sortie prévue pour chaque état se situe entre 2021 et 2030. En France, Emmanuel Macron a d’ailleurs confirmé la fermeture des centrales nucléaires d’ici 2021. 

Enfin, les états membres ont également lancé un chantier d’études sur l’impact de l’agriculture sur le climat. Là encore, un objectif bas carbone : réussir la transition agricole tout en réduisant l’émission de gaz à effet de serre dans le secteur.   

Mais un manque de plan d’action financier

Ce n’est pas assez ! Certains déplorent le manque de soutien financier de la part des pays du Nord envers les pays les plus défavorisés. D’autres soulignent l’absence de discussion sur les coûts liés aux pertes et dommages subies par les deuxièmes lors de catastrophes naturelles (sécheresse, pénuries alimentaires…)

Et la nécessité d’aller beaucoup plus vite

En réalité, la déception est plus grande encore. Car ces accords ressemblent davantage à une nouvelle méthodologie de travail qu’à un plan d’action concret. Les négociations sont trop lentes. Le rapport annuel de l’ONU sur l’action climatique mondiale souligne que les engagements des Etats sont bien loin de ce qu’il faudrait pour atteindre les 2°C. Si les pays s’en tiennent à leurs actions actuelles, ils n’atteindront qu’un tiers des objectifs. D’après les avis scientifiques, il ne nous resterait que… 3 ans pour inverser la tendance.

3 ans, voilà c’est dit. En fait, réduire le CO2 ne suffira pas. Il faut aussi le retirer de l’atmosphère, le capter et le stocker. C’est le principe de la compensation carbone.

Et aujourd’hui, planter des arbres est la solution la plus abordable pour y arriver. Une méthode accessible à tous : gouvernements, entreprises, citoyens. Face aux lenteurs des négotiations, mesurer, réduire et compenser le CO2 est la seule méthode efficace permettant de mettre en place un plan de neutralité carbone concret.

Et si on plantait des arbres ensemble ? Et si on sauvait la planète ?

 

Passionnée de développement durable et de communication, je suis persuadée que c'est avec action concrète et engagement que nous construisons un monde meilleur.

#MakeOurPlanetGreatAgain 

 
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