Dérèglement climatique nous étions prévenus

Dérèglement climatique : nous étions prévenus

Si le dernier rapport du Giec a rendu publique sa première étude sur les effets d’un réchauffement planétaire entre 1,5 et 2°C, l’alerte climat n’est pas un sujet nouveau. En 1979 déjà, les scientifiques alertaient que la production industrielle émettait trop de CO2 et menaçait l’équilibre environnemental. En 1979, le volcanologue Haroun Tazieff prévoyait déjà les dérèglements climatiques d’aujourd’hui. Mais alors, qu’est-ce qui a changé depuis les années 80 ? Sommes-nous la dernière génération qui peut agir pour éviter le scénario catastrophe ? Décryptage.

Dérèglement climatique : nous étions prévenus, dès 1979

Posons d’abord le contexte ! Il était rare à l’époque d’entendre des discours alarmistes sur les risques du réchauffement climatique. Aussi, le discours du Directeur de Recherche au CNRS et volcanologue Haroun Tazieff sonnait comme une prophétie. C’était lors de l’émission « Dossiers à l’écran » du 4 septembre 1979 . Il avait cerné avec précision les dangers de la pollution industrielle et d’une trop grande quantité de COémis par l’activité humaine sur le climat. Il alertait que cette pollution engendrerait les dérèglements climatiques que nous connaissons aujourd’hui.

A l’époque, peu de données étaient disponibles pour déchiffrer l’évolution du climat. Et, surtout, la société se souciait moins qu’aujourd’hui de l’impact carbone de ses activités. Peut-être parce que les effets ne s’en faisaient pas ressentir…

Concrètement, Haroun Tazieff prévenait :

– Que la montée du niveau de la mer serait à craindre à cause de la pollution industrielle. Car elle dégage des quantités de produits chimiques, dont une énorme quantité de CO2, qui accélérerait le réchauffement climatique.

– Qu’avec seulement 2 ou 3°C de plus au niveau planétaire, la fusion des glaces polaires aussi bien dans le sud que dans le nord serait possible.

– Qu’il y avait un espoir pour rééquilibrer l’impact carbone : si l’homme investissait dans des correcteurs automatiques, que sont les forêts et les océans, pour capter le COémis. Un discours que le Commandant Cousteau approuvait.

Impact climat aujourd’hui : où en est-on ?

Le volcanologue avait donc raison. Aujourd’hui, les effets du dérèglement climatique se multiplient. Le réchauffement s’accélère. Et les études scientifiques le confirment. C’est bien l’activité humaine, la pollution des océans, les quantités énormes de plastiques relâchées dans la nature… Ou encore une surconsommation d’énergie et une destruction massive des forêts qui détruisent, étape par étape notre planète.

Un réchauffement planétaire qui s’accélère

Aujourd’hui, nous en sommes déjà à + 0,8°C par rapport à l’ère pré-industrielle. En quelques chiffres : rappelons que 2017 compte parmi l’une des 3 années les plus chaudes jamais enregistrées dans l’histoire moderne. 17 des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle, et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Et ça ne va pas en s’améliorant si l’on considère les pics de chaleur atteints mi-octobre, un peu partout en France… 2018 est déjà annoncée l’année la plus chaude sur les 9 premiers mois de l’année !

A ce rythme, nous nous rapprochons dangereusement des +1,5°C d’ici à 2030 et +3°C d’ici à 2050. Au-delà des températures alarmantes, la fonte des glaces est un autre indicateur de ce dérèglement. On compte à ce jour 30% de glaciers en moins, par rapport aux années 80.

Autre chiffre : le coût des pertes économiques directes dues aux catastrophes climatiques a explosé sur ces 20 dernières années et continue d’augmenter. Ces coûts sont 2,5 fois plus élevés que durant la période 1978 – 1997, d’après le dernier rapport de l’ONU.

Pour préserver demain, comment faire ?

La bonne nouvelle dans tout cela ? Aujourd’hui nous disposons de deux éléments clés qui nous permettront d’éviter le pire. Nous avons accès aux connaissances et aux données climatiques. Et nous avons les compétences technologiques pour basculer vers un modèle économique durable.

Une seule condition est désormais nécessaire. Il faut que collectivement, chaque individu,  chaque entreprise et gouvernement se coordonne pour mettre en place ces solutions bas carbone, adaptées localement.

D’ailleurs, le site « Il est encore temps », nous a beaucoup inspirés cette semaine car il met en lumière des solutions pratiques pour que vous aussi, vous puissiez agir pour le climat, dès maintenant. Il est encore temps d’agir, car nous avons les outils à disposition pour atteindre l’objectif d’une économie décarbonnée.

Une condition : il faut s’y mettre maintenant

Tout comme le prédisait Haroun Tazieff, il est impératif d’investir massivement dans des projets qui stockent du CO2, comme la reforestation, tout en réduisant nos émissions carbone en parallèle.

Des solutions innovantes émergent, partout dans le monde et dans tous les secteurs. Comme le prouve le label Solar Impulse Efficient Solution, le label des solutions efficaces pour l’environnement et rentables à la fois.

Si nous n’avons pas pu éviter que les prédictions du volcanologue Haroun Tazieff ne deviennent réalité aujourd’hui, ne commettons pas deux fois la même erreur. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons les outils pour agir. Alors, au lieu de paniquer ou de faire l’autruche en se disant « à quoi bon », agissons :-).

 

Passionnée de développement durable et de communication, je suis persuadée que c'est avec action concrète et engagement que nous construisons un monde meilleur.

#MakeOurPlanetGreatAgain 

 
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