Semaine de la mobilité 2019

Semaine européenne de la mobilité : le vrai bilan

Du 16 au 22 septembre, c’est la semaine européenne de la mobilité. Le thème, cette année : la marche à pied et le vélo. Mais quel est l’impact réel de ce genre de mobilisation ? On vous livre nos réactions à chaud.

Il n’y a pas que les mobilités douces dans la vie 

Chaque année, on nous rebat les oreilles avec les mobilités douces. Résultat : les entreprises n’arrivent pas à les mettre en place culpabilisent. Elles finissent par croire qu’il n’y a pas d’écologie sans grand sacrifice. Or, l’impact réel des mobilités douces sur le réchauffement climatique est pour l’instant minime car … Difficilement applicable à grande échelle. On s’explique : marcher ou faire du vélo, c’est très bien pour la planète et pour la santé. On ne reviendra pas là-dessus. Mais ce n’est pas à la portée de tout le monde… Tout d’abord, seuls les citadins qui habitent près de leur lieu de travail peuvent s’y mettre. Et encore, de préférence quand il fait beau, quand il y a des douches ou vestiaires au bureau… Par ailleurs, certaines entreprises peuvent se montrer réticentes face aux risques d’accidents à vélo. Les incitations demeurent donc limitées. Quant au covoiturage, les chiffres sont intéressants au lancement. Mais ils peinent à s’installer dans le temps, en raison des contraintes organisationnelles que cela implique.

Loin de nous l’idée de dire que les mobilités douces sont un leurre. Elles ont leur place dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais cette place est restreinte. Il convient donc de se poser la question de leur réel impact sur l’environnement et des alternatives possibles pour être plus efficace.

Et si la semaine de la mobilité durait toute l’année ?

Le problème est que cette semaine européenne de la mobilité se traduit souvent dans les entreprises par l’organisation d’animations. Celles-ci demandent beaucoup d’énergie comparée… à leurs effets réels dans le temps. Or, il serait préférable qu’une orientation forte et adaptée aux besoins de l’entreprise soit prise pour s’inscrire dans le durée… Faisant ainsi de la semaine de la mobilité un point culminant propice au bilan plutôt qu’au lancement d’actions inadaptées qui auront du mal à se pérenniser.

Alors concrètement ça veut dire quoi ? Vos collaborateurs habitent loin, l’entreprise est située en zone rurale ? Pas utile de faire la promotion à outrance du vélo ou de la marche. En revanche, vous pouvez profiter de la semaine européenne de la mobilité pour les coacher à l’écoconduite. Ou les faire participer à un challenge qui leur enseignera ses grands principes ! Pour rappel, l’écoconduite, c’est 5 à 15% d’économies de carburant… Vous pouvez aussi les sensibiliser à la neutralité carbone et leur expliquer ce qu’est la compensation carbone. Autant de solutions qui auront un impact plus fort sur la réduction de leurs émissions carbone et qui vous permettront de présenter un bilan positif à la prochaine Semaine européenne de la mobilité ! Engager les collaborateurs passe par la promotion de solutions qui répondent à leurs besoins réels. C’est comme ça que vous arriverez à les faire réfléchir et in fine changer leurs habitudes. C’est le signe d’une réelle démarche engagée !