COP25 : place aux actes !

Aujourd’hui s’achève la COP25, qui a vu les négociations s’enliser alors que l’urgence climatique n’a jamais été aussi grande. Or, l’heure n’est plus aux grands messages mais aux actes. Cette semaine, on vous livre nos impressions sur la stratégie à adopter. 

La neutralité globale en question  

Les grandes ambitions en matière de neutralité carbone à l’horizon 2050 sont au cœur des débats entre pays en voie développement et pays développés. Les premiers exigent l’application du principe de responsabilité différenciée tandis que les seconds traînent du pied. Ce qu’on en retient, c’est que la neutralité carbone… ce n’est pas pour tout de suite ! En admettant que chaque pays atteigne ses objectifs, la neutralité carbone ne sera jamais atteinte sans un réel appel à la compensation. Regardons les choses en face. Nous avons tous le même objectif, celui d’atteindre le « net zéro » (comprenez l’équilibre entre les émissions et les puits de carbone mondiaux) à l’échelle mondiale afin de limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C. Cet objectif de neutralité globale est défini par la science climatique et gravé dans le marbre par l’accord de Paris. 

Bonne nouvelle : la prise de conscience progresse 

En 2018, 1137 employés Google ont écrit une lettre ouverte à Ruth Porat, directrice financière du Groupe, pour exiger une « prise de responsabilité concrète face à l’urgence climatique », sur le modèle de celle adressée par 4520 salariés Amazon à leur direction. Car l’entreprise doit s’attaquer à la réduction de son empreinte carbone.

A l’inverse, la Suède s’est lancée vent debout dans la neutralité carbone qu’elle vise à l’horizon 2045. Problème : il lui faut réduire de 85 % ses émissions (par rapport à 1990) d’ici là. Cela implique une diminution de 70 % rien que dans le secteur du transport routier. Taxe carbone, péages urbains (pour les automobilistes) qui financent des transports en commun fonctionnant aux énergies renouvelables, développement du fret « doux »… Les solutions fleurissent et portent leurs fruits au fil des années. En attendant, il faut compenser !

Neutraliser ET compenser 

Pour atteindre l’objectif de neutralité globale, nous ne pouvons nous cantonner à des débats sans fin sur la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre (la COP25 : on vous voit !). Pourquoi ? Tout simplement parce que l’effort demandé est tel qu’il crispe tout le monde autour de la table.

Notre avis, c’est qu’il faut arrêter de jeter la pierre sur ceux qui compensent leurs émissions (les compagnies aériennes par exemple). Mais aussi cesser d’encenser ceux qui ne font que réduire leurs émissions carbone sans les compenser. On le redit encore une fois : réduire et compenser son bilan carbone sont deux volets indispensables pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les opposer, c’est se voiler la face. Et prendre du retard sur l’agenda climatique qui se resserre. 

Alors, comment passer des paroles aux actes ?

Il est urgent de mettre en place des mesures qui visent à contraindre les organisations (entreprises, villes, Etats, …) à réduire ET à compenser. Cela passe par des cadres de référence qui motivent les troupes à agir tout de suite, avec des actions concrètes. A cet égard, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a proposé le 13 novembre 2019 un scénario compatible avec les objectifs des Accords de Paris. Leurs recommandations ? Que les gouvernements et les énergéticiens divisent par 4 la puissance de leurs centrales au charbon et au fioul et baissent de 10% celle des installations au gaz. En parallèle, il faudra selon les experts multiplier par 2 la puissance du parc nucléaire et des centrales hydroélectriques, par 8 celle des parcs éoliens et photovoltaïques, par 5 celle des autres technologies renouvelables (géothermie et biomasse). Voilà pour les objectifs de réduction des émissions carbone à grande échelle. 

Se mobiliser à plusieurs

Il est urgent aussi de s’engager. A l’occasion de la COP 25, conférence sur le climat des Nations Unies à Madrid, plus de 500 entreprises certifiées BCorp, dont 30 en France, ont pris l’engagement formel et public de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et d’atteindre le zéro net carbone d’ici 2030, soit 20 ans plus tôt que les objectifs fixés par l’Accord de Paris. 

Cette action climatique est à date la plus large et la plus ambitieuse jamais engagée par un collectif mondial d’entreprises. WeNow est fière d’en faire partie et de co-signer le communiqué de presse de cette annonce.

« Ces bonnes pratiques doivent inspirer aussi largement que possible d’autres entreprises, qui doivent aujourd’hui prendre pleinement leurs responsabilités face à l’incertitude environnementale et économique à laquelle nous faisons face », souligne Augustin Boulot, Délégué général de B Lab France.

Et compenser sans attendre avoir tout réduit…

Cela doit nécessairement s’accompagner d’un effort de compensation, pour lequel nous vous invitons à lire les 5 conseils de l’ADEME aux entreprises, qui préconise notamment de choisir des projets de compensation labellisés. Soit « des projets répondant à des exigences de réductions réelles, vérifiables, additionnelles, traçables, permanentes et sur des temps longs » (comme par exemple les projets forestiers). Si cela vous intéresse, vous pouvez nous demander conseil, puisque WeNow vous propose de compenser vos émissions carbone via des projets 100% labellisés. 

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