Dimanche 21 juin, les 150 Français tirés au sort de la Convention citoyenne pour le climat ont remis leurs propositions au gouvernement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Parmi les mesures clés ? La réduction de la vitesse sur autoroute à 110km/h, une solution ambitieuse que nous proposons en challenge à nos clients.

Le vrai coût d’un excès de vitesse

L’objectif de la Convention citoyenne pour le climat est de réussir à réduire d’au moins 40% nos émissions carbone à l’horizon 2030. La mesure proposant de baisser la vitesse sur autoroute de 130 km/h à 110 km/h a recueilli 60 % des suffrages ! Selon les experts auditionnés par la Convention, cette mesure permettrait de réduire de 15 à 25 % les émissions de gaz à effet de serre et d’économiser environ 360 millions d’euros de carburant. Cette proposition qui a provoqué l’ire des associations d’automobilistes promet de diviser l’opinion publique : pourtant, elle a prouvé son efficacité. En roulant à 120km/h au lieu de 130 sur 500 km d’autoroute, vous économisez jusqu’à 5 litres de carburant. Et vous ne « perdez »… que 15 minutes sur un trajet de 4 heures !

Le gros défi pour accepter cette nouvelle mesure est avant tout psychologique. Un challenge déjà testé et approuvé chez certains de nos clients.

Passer de la voie rapide… à la voie tranquille

Pourquoi est-ce si difficile de limiter sa vitesse ? Réponse : à cause des biais cognitifs qui altèrent notre jugement. Eh oui, notre cerveau ne fonctionne pas toujours de façon rationnelle. Parce que d’un point de vue rationnel, il suffit de faire le calcul : réduire sa vitesse de 10km/h ne fait pas perdre beaucoup de temps mais présente un gain écologique et économique considérable. On y gagne en confort, en sécurité, en repos… et en carburant ! Souvent d’ailleurs, on perd plus de temps à chercher ses clés avant de partir qu’en roulant un peu moins vite sur la route.

Pourtant, cette mesure continue d’en défriser plus d’un : on se souvient de la colère générale provoquée en 2018 par la limitation à 80km/h sur les routes. En réalité, tout est une question de perception. On a l’impression de « se traîner » et de perdre un temps fou : c’est le biais cognitif d’aversion à la perte. Plus étonnant encore : nous attachons plus d’importance à une perte qu’à un gain du même montant. Qui l’eût cru ? Cet effet a été largement étudié par les économistes et se manifeste tout particulièrement en voiture.

Liberté chérie

S’il y a bien un trait culturel propre aux Français, c’est bien le besoin de liberté. Autrement dit, on accepte les règles tant qu’on reste libre de pouvoir les appliquer ou non. C’est notamment le cas des limitations de vitesse.

En 2018, un baromètre réalisé par Axa révélait que presque 8 Français sur 10 roulent au-dessus de la vitesse autorisée, qu’ils se trouvent sur une voie rapide ou en ville. Entre les Français et la limitation de vitesse, la relation est houleuse. 20 ans de tests ont été nécessaires avant d’appliquer la première obligation en 1973, fortement contestée par l’industrie automobile et les défenseurs de la « liberté de vitesse » (soutenus par le président Pompidou !). Il a fallu un choc pétrolier pour faire avancer la réglementation au nom des économies d’énergie et de la sécurité routière.

Dans les années 80, Geneviève Jurgensen, présidente de la Ligue contre la violence routière, avouait à Ouest-France que « la tradition culturelle de notre pays est telle qu’il existe un seuil au-dessous duquel toute mesure contraignante est inopérante ». Parmi les raisons invoquées ? « Les autres roulent plus vite alors je peux le faire », « je veux juste dépasser cette voiture », « je suis vraiment pressé », « la route est dégagée »… Pour autant, est-on vraiment libre quand on est à ce point soumis à l’injonction de vitesse ? Attention, sujet philo.

Bientôt libres … de prendre le temps ?

La valorisation excessive de la notion de vitesse est une caractéristique fondamentale de nos sociétés modernes. L’attente est synonyme de frustration, les journées se transforment vite en course contre la montre et tout cela a des conséquences négatives : stress, mal-être, insatisfaction… Et si nous prenions le temps de vivre ?

Chez WeNow, nous proposons à nos clients un défi « -10km/h ». Pas simple du tout. Mais extraordinairement efficace pour faire de vraies économies de carburant, de CO2, réduire les accidents… et se sentir plus zen.
Vous êtes coachés via une application qui vous guide et vous permet d’apprécier le résultat de vos efforts. Et qui sait, d’être totalement prêts lorsque la nouvelle limitation de vitesse entrera en vigueur ?