La théorie de l’évolution

Le gestionnaire de flotte : une espèce menacée ? Pas du tout, mais il connaît une mutation en profondeur. Bienvenue dans l’ère du gestionnaire 3.0. 

Evoluer pour survivre

La gestion de flotte évolue. Cela se fait un peu dans la douleur, car après de nombreuses années de stabilité, tous les paramètres bougent en même temps, brusquement.

Autrefois (on hésite même à écrire « jadis » pour en remettre une couche), le métier du gestionnaire était avant tout opérationnel : gérer les loueurs, les renouvellements, les amendes…

Aujourd’hui, le métier s’apparente plus à une planification subtilement orchestrée entre le juridique, les RH, le business, la RSE et les finances. Le véhicule est un outil de rémunération, un moyen business, un levier de la politique environnementale de l’entreprise voire même un outil rentable (au lieu d’être un poste de dépense) ! Voilà qui change la donne. Tel Shiva avec ses 4 bras, le gestionnaire doit se faire « multitâches ». Il suit et anticipe la réglementation (une tâche à plein temps !). Il pilote de manière fine les usages pour y répondre avec la bonne solution de mobilité. On lui demande également d’être persuasif pour donner au business ou aux collaborateurs envie d’adopter d’autres formes de mobilité… En clair, le gestionnaire de flotte 3.0 pilote à la manière d’un chef d’orchestre les déplacements des collaborateurs à moindres coûts financiers et écologiques. Deux mots qu’il faut arriver à faire rimer. Le poste devient stratégique. « Dans quinze ans, les entreprises auront avant tout besoin de responsables de la mobilité » résume Laurent Petit, chef du département marketing et business développement du loueur Alphabet.

La loi du plus vert 

D’abord parce que la loi contraint de plus en plus les flottes. Aujourd’hui, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) prévoit pour les entreprises gérant un parc de plus de 100 véhicules l’obligation d’acquérir lors du renouvellement annuel de leur flotte :

  • 10% de véhicules à faibles émissions à partir du 1er Janvier 2022
  • 20% de véhicules à faibles émissions à partir du 1er Janvier 2024
  • 35% de véhicules à faibles émissions à partir du 1er Janvier 2027
  • 50% de véhicules à faibles émissions à partir du 1er Janvier 2030

Le texte prévoit également la fin de la vente de véhicules thermiques à partir de 2040. Et n’oublions pas que l’adoption du « Forfait Mobilité Durable » permet aux entreprises qui le souhaitent de verser jusqu’à 400€ exonérés de charges fiscales et sociales aux salariés venant travailler en vélo ou en covoiturage. Autrement dit, le gestionnaire de flotte est pris dans un tourbillon vert avec lequel il doit apprendre à jongler. Car il lui faut concilier objectifs business, économies, acceptabilité et durabilité. Notre monde est de plus en plus changeant. Pour Laurent Petit, « les jeunes générations sont moins enclines à posséder une voiture. Le coworking et le télétravail se développent. Le véhicule sera donc un outil comme beaucoup d’autres et le gestionnaire de flotte devra gérer tout cela ».

Les zones protégées 

Les Zones à Faibles Emissions (ZFE) bousculent aussi les plans du gestionnaire de flotte 3.0 qui doit apprendre de nouvelles cartes géographiques aux contours très flous. Depuis 2015, une vingtaine de métropoles se sont engagées auprès du Ministère de la Transition écologique et de l’ADEME dans le cadre de l’appel à projets « Villes respirables en cinq ans ». Concrètement, les ZFE sont des interdictions de circulation destinées aux véhicules thermiques, sur la base des vignettes CRIT’AIR. Nul doute que les véhicules estampillés CRIT’AIR 3 voire CRIT’AIR 2 seront voués à disparaître de nombreuses villes d’ici 2024…  D’ores et déjà, la ville de Paris a annoncé son souhait d’interdire à la circulation tous les véhicules Diesel sur son territoire à cette échéance ! Quand aux autres métropoles ayant signé l’appel à projet, elles prévoient l’interdiction complète des véhicules Diesel dans leurs périmètres respectifs à l’horizon 2030.

La nouvelle fiscalité européenne

Le gestionnaire de flotte doit aussi apprendre de nouvelles tables de multiplication. Celles des taxes. Après de longues années de stabilité, voilà qu’elles sont prises de frénésie. Rien que pour 2020, deux changements consécutifs sont prévus ! Le protocole WLTP (World Harmonized Light Vehicules Test) donne aussi du fil à retordre à notre gestionnaire de flotte 3.0.

WLTP est le futur protocole de tests de véhicules neufs. Mis en place au 1er Janvier 2020, il remplacera le protocole NEDC Corrélé (NEDCc). Il prévoit des tests plus poussés que le NEDC, ce qui entraînera inévitablement une hausse du CO2 / km pour les véhicules neufs. L’étude Jato Analytics menée en Finlande nous confirme cette tendance, en démontrant qu’un véhicule neuf qui dégage 9,5 g CO2/Km avec le protocole NECc dégagera 23g CO2/Km en plus avec le protocole WLTP. Entraînant de fait une hausse du malus écologique et de la TVS.

Dans ce contexte d’incertitudes, de changements brusques majeurs, le gestionnaire de flotte 3.0 doit apprendre la flexibilité, identifier les bons leviers pour adapter sa car policy aux enjeux sociaux et environnementaux de son temps… Et faire les bons choix. Le métier se restructure en profondeur et doit inventer de nouvelles solutions : passionnant !

Taxation des véhicules en 2020 : suivez le guide

Malus écologique, WLTP, TVS… Quand la réglementation fiscale des véhicules s’apparente à un labyrinthe, mieux vaut avoir un bon fil d’Ariane ! Découvrez notre décryptage du projet de loi de finances (PLF) 2020 et renouvelez sereinement votre flotte de véhicules. 

Il y a « malus » et « malus »

Voté à l’Assemblée nationale le 17 octobre 2019, l’article 18 du PLF 2020 modifie la réglementation fiscale. L’objectif : prendre en compte les nouvelles règles européennes de comptage des émissions de CO2. Concrètement, cela se traduit par une augmentation du malus écologique en deux temps :

  • A compter du 1er janvier 2020, le seuil de déclenchement du malus écologique est fixé à 110 grammes d’émissions de CO2 par kilomètre (contre 117 g/km actuellement). Le montant plancher passe de 35 à 50 euros. Autrement dit, des véhicules qui n’étaient jusque là pas taxés le seront en 2020, tandis que des véhicules déjà taxés verront leurs montants augmenter.  Prenons l’exemple d’une voiture moyenne « familiale ». Elle émet en moyenne 140g/km de CO2 : au 1er janvier 2020, le montant de son malus écologique passera de 690€ à 1901€. Même topo pour les véhicules dont les émissions sont supérieures à 172g/km. Leur malus écologique pourra s’envoler jusqu’à 12 500€ ! 
  • A compter du 1er juillet 2020, le malus prend en compte les nouvelles normes d’homologation WLTP. C’est une étape importante : la référence des mesures de pollution jusque là en vigueur (NEDC), qui était effectuée en laboratoire, laisse place à des mesures plus réalistes en usage réel sur route (WLTP). Alors, qu’est-ce qui va changer ? La nouvelle norme WLTP fera qu’à véhicule identique, les émissions de gaz retenues augmenteront d’un quart (24,8 % en moyenne). En clair, le premier malus de 50€ appliqué dès 110 g/km de CO2 le sera à partir 138 g/km de COà partir du 1er juillet 2019. Vous suivez ? Sauf que… ne nous réjouissons pas trop vite : il s’agit de la même voiture avec une émission WLTP corrigée à la hausse.

Un poids en moins sur la balance ? 

Les députés ont également renoncé à instaurer un malus écologique basé sur le poids des véhicules. Rejeté par la Commission des finances, ce « malus complémentaire » n’a pas convaincu les parlementaires. La raison invoquée : la norme WLTP intègre déjà les effets d’un poids élevé dans son évaluation (puiqu’elle est réalisée en conditions réelles et en roulant).

Un « allègement » de la TVS plus léger qu’on ne croit 

Le PLF 2020 prévoit un allègement de la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) pour les véhicules relevant du nouveau dispositif d’immatriculation WLTP. Mais ce « nouveau barème » se révèle presque identique à celui déjà en place, voire même un peu plus strict. Pourquoi ? Tout simplement parce que les nouvelles tranches d’émissions n’absorberont pas totalement la hausse des émissions de gaz retenues (24,8%). 

Alors, prêts à renouveler votre flotte d’entreprise ? On vous invite à (re)lire ici les grandes tendances de l’année dévoilées par l’Arval Mobility Observatory !

Boîtiers connectés : on se trompe de cible !

Aujourd’hui en France, moins de 3 entreprises sur 10 ont équipé leurs flottes automobiles de boîtiers connectés[1]. Pourquoi ce retard par rapport à nos voisins ? Parce qu’on se trompe de cible. Explications.

Ca commençait pourtant bien …

La flotte connectée a de quoi séduire : un simple boîtier installé dans chaque véhicule permet de transmettre en temps réel les informations liées à l’usage. Véritable tableau de bord digital, la télématique embarquée permet de réduire les frais de maintenance, diminuer les coûts des trajets, mais aussi de renforcer la sécurité des conducteurs et de réduire les émissions de CO2. Résultat : les solutions de gestion de flotte intelligente se multiplient sur ce marché en pleine croissance. En 2017, la proportion des flottes connectées en Europe était de 15 %. Selon les estimations du cabinet Berg Insight, elle pourrait doubler d’ici 2022 et passer à 29 % ! Pourquoi un tel engouement ? Parce que les gains sont bien réels. En 2016, Dalkia France (filiale du groupe EDF) équipait ses 8 200 véhicules en boîtiers connectés. Pour Jean-Luc Celotto, responsable de flotte, cette solution a permis de diminuer les consommations de 10 % et de réduire la sinistralité de 15 % ! Oui, la Data est un véritable atout au niveau individuel (le conducteur) et collectif (l’entreprise). 

Seulement voilà, il y a un hic

En France, on a tendance à vendre les solutions de pilotage intelligent aux gestionnaires de parc, oubliant au passage la véritable cible : le conducteur.

Depuis le lancement du Règlement général sur la protection des données (RGPD), les entreprises ont vraiment besoin de convaincre les conducteurs d’accepter un boitier connecté à bord de leur véhicule ! Parce que sans consentement, pas de data. Or, pour que le conducteur adhère, il faut qu’il y trouve un intérêt. Un système uniquement tourné vers le gestionnaire de parc ne suffit donc pas.

Cibler le conducteur c’est également important parce que… c’est lui le pilote ! C’est lui qui consomme, qui utilise la voiture. Le gestionnaire de parc n’est pas le responsable hiérarchique des conducteurs. Il n’a donc que peu de leviers pour faire en sorte que le comportement de conduite change. Pour être efficace en matière de changement de comportement de conduite, c’est donc au conducteur que le boîtier connecté doit s’adresser. Il faut lui donner envie de s’en emparer pour optimiser ses déplacements.

Alors, comment donner l’envie… d’avoir envie ?

Réponse : en utilisant les bons arguments. Prenons l’exemple de la réduction de la consommation de carburant : pour inciter les collaborateurs à utiliser leur boîtier, quoi de mieux qu’un concours interne pour récompenser la meilleure éco-conduite du mois ? Compétitions, primes, cadeaux … Il existe toute une palette de moyens pour créer une émulation collective et positive autour de la voiture connectée. Chez WeNow, nous avons dès le début choisi de nous centrer sur le conducteur, en le rendant fier d’agir pour la planète. Notre outil de pilotage de l’efficacité énergétique permet à chaque conducteur de réduire sa consommation de carburant de 5 à 15% ET de neutraliser ses émissions carbone. Nous proposons aussi de coacher les conducteurs au quotidien pour les familiariser à l’éco-conduite. Comment ? Grâce à un accompagnement 100 % personnalisé sur l’application mobile ainsi que des bilans mensuels de leurs performances. Et ce n’est pas tout : sur notre plateforme en ligne, des conseils et challenges animent en permanence la communauté de conducteurs pour stimuler leur motivation. Que le meilleur gagne !


[1] : Source : édition 2018 du TCO Scope de l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE)

Diesel : du désamour au grand retour ?

Il a longtemps été diabolisé du fait de ses émissions de particules fines polluantes. Le diesel fait son come-back dans la cour des grands. Retour sur un « Diesel-bashing » qui a marqué ces dernières années. 

Diesel outragé, diesel brisé, diesel martyrisé…

Mais diesel réhabilité ? Loin de nous enflammer en paraphrasant le Général, il semble que le diesel fasse l’objet d’un retour en grâce. D’abord encensé parce qu’il consommait moins de carburant qu’un véhicule essence (entraînant moins de rejets de CO2 dans l’atmosphère), le diesel a ensuite fait figure de repoussoir écologique en raison de ses émissions de particules fines et oxydes d’azote (NOx).  Et pour cause : une étude publiée en 2017 dans la revue Environmental Research Letters. Celle-ci estimait que sur les 425 000 morts prématurées par an dues à la pollution de l’air, environ 10 000 pouvaient être directement attribuées aux émissions de NOx des moteurs diesel. De quoi en refroidir plus d’un.

Conséquence : de nombreuses municipalités se sont saisies de cet argument écologique pour refouler le diesel aux portes de la ville. Paris a ouvert le bal en interdisant les véhicules diesel les plus anciens en journée et en semaine sur la base des vignettes Crit’Air. Paris promet même une interdiction totale d’ici 2024. Grenoble, Strasbourg et le Grand Lyon lui ont emboîté le pas plus timidement en instaurant une « zone à circulation restreinte » pour les véhicules diesel de livraison les plus âgés. 14 métropoles dont Marseille, Nice, Saint-Etienne ou encore Toulouse se sont engagées auprès de l’Etat à mettre en place une « zone à faibles émissions » (ZFE) d’ici la fin de l’année 2020, dont seront exclus les « véhicules les plus polluants ». Des restrictions qui pour l’instant ciblent avant tout les professionnels.

Beaucoup de bruit pour rien ?

Sentant le vent tourner, les acteurs du marché ont donc commencé à se détourner du diesel, alors que celui-ci représentait encore 40% des immatriculations en France en 2018 (contre 45% en 2017) ! Or, derrière l’idéologie qui a banni le diesel se cache une réalité plus complexe : il y a diesel ET diesel. En effet, les normes européennes imposées aux véhicules diesel se sont considérablement renforcées au fil des années. Les dernières normes Euro 5 et Euro 6 sont beaucoup plus exigeantes que les premières ! Ainsi, les dernières générations de voitures diesel ne rejetteraient presque plus de particules fines. Ce serait notamment grâce aux filtres dont elles sont équipées.

Les Diesel récents sont-ils vraiment moins polluants ?

Les diesel Euro 6 sont autant voire moins polluants que les véhicules essence. Pourquoi ? Tout simplement parce que le diesel a connu son heure de gloire lorsque sa moindre consommation de carburant était mise en avant. Cela a largement orienté la R&D des constructeurs autour de cette énergie. Tout cet effort de recherche et d’innovation a permis la naissance de nouveaux véhicules diesel qui émettent autant voire moins de particules fines et NOx que les essences. Selon l’ADAC, la plus grande fédération automobile d’Europe, les moteurs diesel Euro 6 produiraient en moyenne 85 % de NOx de moins que ceux homologués Euro 5, voire 95 à 99 % en moins pour les plus performants ! A l’inverse, les véhicules essence continuent de consommer toujours plus de carburant et donc d’émettre davantage de CO2. Alors, qui est le plus polluant maintenant ? 

Les avantages fiscaux rois

La lutte essence contre diesel reste encore en faveur du diesel. Les entreprises peuvent, par exemple,, récupérer 80 % de la TVA sur le diesel. Mais il faudra qu’elles attendent 2021 avant de pouvoir le faire sur l’essence…  Les taxes sur les véhicules de société (TVS) restent également en faveur du diesel puisqu’elles restent basée exclusivement sur les émissions de CO2. L’essence consommant plus et donc émettant plus de CO2 reste plus taxée.

Le « diesel bashing » : une erreur idéologique 

Le débat houleux qui a animé les pro et anti diesel illustre à lui seul les dangers encourus lorsque l’idéologie passe avant les faits. En se détournant du diesel au profit de l’essence, l’Europe a augmenté ses émissions de CO2 en 2018. Or, la pollution n’émane pas que du pot d’échappement : en région parisienne, 48 % des émissions de particules fines proviennent des freins, des pneus et de l’usure des routes !

Afin de relancer la filière, le gouvernement envisage aujourd’hui de rendre les véhicules diesel Euro 5 et Euro 6 éligibles à la vignette Crit’Air 1 (actuellement réservée aux véhicules essence ou hybride). Vous n’avez pas fini d’entendre parler du diesel…  

Mobilité pro : les 4 commandements de la loi LOM

L’Assemblée nationale a officiellement voté la loi LOM le 18 juin dernier. Alors, qu’est-ce qui va changer pour les flottes d’entreprises et plus largement la mobilité professionnelle ? Zoom sur les 4 commandements à retenir.

Les véhicules à faibles émissions tu acquièreras

La part obligatoire des véhicules à faibles émissions est renforcée pour les entreprises ! A compter du 1er janvier 2022, chaque nouvelle commande devra intégrer minimum 10 % de véhicules à faibles émissions. Ce taux passera à 20 % en janvier 2024, puis 35 % à partir du 1er janvier 2027. Il atteindra finalement 50 % à partir du 1er janvier 2030 !

Pour les députés, « l’obligation d’acquisition d’un pourcentage minimal contribuera au développement des filières de construction de véhicules à basses émissions en France et offrira aux entreprises la visibilité nécessaire à la programmation de leurs investissements ».

Sont concernées les entreprises qui acquièrent ou utilisent « un parc de plus de cent véhicules automobiles dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 3,5 tonnes ». « Sont pris en compte dans l’évaluation de la taille du parc d’une entreprise les véhicules gérés par ses filiales dont le siège est situé en France, ainsi que les véhicules gérés par ses établissements situés en France »

Reste à savoir si le prix des véhicules à faibles émissions ne freinera pas les renouvellements de parcs à venir. Notre conseil ? Mieux vaut prévenir que guérir et préparer dès maintenant le renouvellement de votre flotte !

Qu’entend-on par véhicules à faibles émissions ?

En dessous de 3,5 tonnes. Il s’agit des voitures et camionnettes dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 60 grammes par kilomètre. Sont donc considérés les véhicules électriques, hydrogène et hybrides rechargeables.

– Au dessus de 3,5 tonnes. Cela inclut les véhicules lourds (hors autocars et autobus) électriques, hydrogène, gaz, GPL, ainsi que ceux roulant aux biocarburants inscrits sur la liste prévue à l’article L. 661-1-1 du code de l’énergie.

– Pour les autocars et autobus,sont considérés à faibles émissions les véhicules électriques, biogaz et hybrides rechargeables.

Les bornes de recharge électriques tu installeras

Pour favoriser le développement des voitures électriques, la loi LOM rendra obligatoire à compter de mars 2021 le pré-équipement de bornes de recharge électrique. Cela concerne tous les parkings de plus de 10 places des bâtiments neufs ou rénovés. Cela concerne aussi tous les parkings de plus de 20 places des bâtiments non résidentiels d’ici à 2025. Elle étend même le « droit à la prise » des occupants de bâtiments d’habitation aux parkings extérieurs des immeubles ! 

Les « zones à faibles émissions » tu respecteras 

Les agglomérations de plus de 100 000 habitants pourront mettre en place des « zones à faibles émissions » (ZFE). Dans ces zones, la circulation de certains véhicules polluants sera interdite à toute heure ou à certaines heures. Quinze métropoles se sont déjà montrées intéressées. Mesure très surveillée, le taux global de contrôle sera de 85 % des véhicules. 

La catégorie Crit’Air tu afficheras 

Les concessions automobiles devront afficher la catégorie Crit’Air du véhicule. L’objectif informer l’acheter « des qualités de limitation de la pollution de son véhicule, ainsi que des zones dans lesquelles il ne pourrait pas, le cas échéant, circuler »

Flottes d’entreprises : quelles tendances pour 2019 ?

L’Arval Mobility Observatory (AMO) a dévoilé les résultats de son baromètre 2019 des flottes d’entreprise[1] et c’est du lourd ! Véhicules à faibles émissions, diesel-bashing, mobilité alternative… On vous dit tout sur les grandes tendances 2019. 

Le diesel toujours dans la course

46 % des entreprises sondées en France souhaitent continuer à acheter des véhicules diesel neufs ! On peut dire que le diesel maintient le cap malgré un « bashing » soutenu ces dernières années. Un résultat qu’il faut tout de même nuancer. Seules 3 % prévoient d’augmenter la part de véhicules diesel dans leur flotte si les constructeurs leur proposent des motorisations avec les mêmes niveaux d’émissions de NOx et de particules fines que l’essence. 

Les véhicules à faibles émissions de plus en plus plébiscités   

85 % des flottes d’entreprises françaises de plus de 1 000 salariés ont déjà ou envisagent d’intégrer au moins un véhicule hybride, hybride rechargeable ou électrique dans les trois prochaines années. Ce pourcentage descend à 51 % si l’on inclut l’ensemble des entreprises hexagonales.  La France se place donc dans le peloton de tête européen. Seules 40 % des entreprises en Europe utilisent ou envisagent d’utiliser au moins un hybride, hybride rechargeable ou électrique. Ce taux remonte à 62 % dans les entreprises de plus de 250 salariés.

L’entrée remarquée des mobilités alternatives

Les grandes et très grandes entreprises ont largement intégré les solutions de mobilité alternatives. 68 % pratiquent l’autopartage et 67 % ont mis en place le covoiturage. Ces chiffres, légèrement supérieurs à la moyenne européenne, qui confirment une tendance bien ancrée. A noter que ces solutions sont aussi un levier de recrutement de nouveaux talents. Les Millenials plébiscitent en effet de plus en plus les alternatives aux véhicules d’entreprise même propres. Ils sont 70 % à préférer le covoiturage, 65 % l’autopartage, 45 % le crédit mobilité et 25 % le vélo partagé.

D’ici 3 ans, toutes les tailles d’entreprises envisagent d’intégrer des énergie alternatives (hybrides 30 %, véhicules électriques 26%). Mais ces solutions ne devraient ni remplacer ni diminuer les flottes d’entreprises à terme. « Seulement » 48% des grandes et très grandes entreprises françaises se déclarent prêtes à abandonner tout ou une partie de leur parc au profit de ces alternatives. 

Et la car policy dans tout ça ? 

Le CO2 reste la première donnée prise en compte dans l’élaboration des car policy : 74 % pour les grandes entreprises et 88 % pour les très grandes entreprises. Loin devant les particules fines (39% pour les très grandes entreprises et 35 % pour les grandes entreprises). 

Par ailleurs, seulement 14 % des grandes et très grandes entreprises ont réalisé leur plan de mobilité (PDM) ! Obligatoire depuis le 1er janvier 2018, le PDM désigne un ensemble de mesures visant à optimiser l’efficacité des déplacements des salariés d’une entreprise pour diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier. Il s’agit d’un véritable projet d’entreprise visant à favoriser l’usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle ! Parmi les 14 % des grandes et très grandes entreprises ayant mis en place leur PDM, 85 % ont opté pour le covoiturage, 65% pour le télétravail, 60 % pour l’autopartage et 55 % pour des bureaux partagés. 

Enfin, 63% des entreprises interrogées déclarent ne pas avoir mis en place de plan d’action pour améliorer la gestion de leur flotte… C’est la rentrée. L’occasion de réfléchir à une car policy performante !


[1] : Enquête réalisée avec l’institut CSA du 6 au 29 mars 2019 auprès de 3 613 entreprises européennes, dont 301 en France.

WLTP : casse-tête des gestionnaires de flottes auto

Il fait grincer les dents des constructeurs. Il chamboule la gestion de flotte en entreprise. Le nouveau cycle WLTP entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Conçu pour mieux refléter les émissions de CO2 des véhicules, il représente pour les entreprises un réel défi. Car les taxes qu’elles payent dépendent des émissions de CO2… Et le nouveau référentiel rebat les cartes, les modèles présents dans les flottes n’étant plus forcément les modèles les plus intéressants d’un point de vue fiscal avec le WLTP. Les entreprises doivent donc entièrement repenser leur parc automobile. Tout en respectant les nouvelles limites d’émissions de CO2, fixées par l’UE. 

Les limites des nouvelles normes WLTP

Longtemps discutées, les nouvelles normes WLTP entreront en vigueur début 2020. Et leur raison d’être est louable : rapprocher l’homologation de la consommation réelle des véhicules. Problème : d’après une étude réalisée par l’ONG belge Transport et Environnement, il y aurait encore un écart de 12 % par rapport aux émissions réelles. L’ONG pointe du doigt un manque de transparence…

UE : des objectifs de réduction CO2 ambitieux 

Pour les constructeurs, double punition. Ces nouvelles normes WLTP vont faire grimper les consommations et donc les émissions de CO2… et dans le même temps les plafonds d’émissions des véhicules neufs baissent. Le conseil européen vient, en effet, de valider les limites d’émissions de COà horizon 205 et 2030. Les voitures particulières neuves devront émettre 37,5% de moins de CO2 en 2030 qu’en 2021. Avec une étape intermédiaire de moins 15% en 2025 par rapport à 2021. En moyenne, cela correspond à 80,7 g de CO2/km et de 59,3 g en 2030. Or, aujourd’hui, peu de véhicules sont déjà en-dessous de la norme attendue de 95 gCO2/km. Les véhicules utilitaires, quant à eux, devront émettre 31% de CO2en moins par rapport à l’objectif de 2021(147g/km) avec la même étape intermédiaire de moins 15% en 2025. 

Des objectifs très ambitieux, voire… inatteignables ? Il faut avoir en tête que les émissions de CO2dans le monde sont toujours à la hausse : + 2,7 % en 2018 contre + 1, 6% en 2017. 

Incertitudes chez les gestionnaires de flotte 

Pour les gestionnaires de flottes, c’est compliqué. Avec le WLTP, les consommations et les émissions de COseront plus élevées d’environ 25 % ou 23 g/km supplémentaire, avec, à la clé, un malus plus important. Et le cadre n’est pas encore fixé : « Le système d’immatriculation des véhicules (SIV) est en cours de modification et ne pourra indiquer qu’à partir de fin 2019 la valeur d’émission réellement mesurée selon la méthode WLTP sur le certificat d’immatriculation » a expliqué le gouvernement fin 2018. Grille de malus assouplie dans un premier temps, décalage de l’adoption du WLTP… 

Par ailleurs, certains pays comme la Finlande, déjà passés au WLTP donnent une idée de ce qu’attendent les gestionnaires de flotte : d’après un article du Monde, une citroen C3 1,2 essence peut voir son malus passer de 0 à 540 euros. Un SUV Peugeot 3008 va voir son malus passer de 0 à 1 740 euros et sa taxe sur les véhicules de société de 486 euros à 1 885 euros : une augmentation des taxes de 645 % pour ce seul véhicule. 

Attendre pour prendre des décisions… ou repenser dès aujourd’hui leur mobilité : la prise de position est complexe pour les flottes. 

Personne n’a la solution miracle 

Face à la pression qui monte, personne n’a vraiment LA solution. Aussi les entreprises testent plusieurs options : certaines investissent dans l’électrique, ou l’hybride. D’autres réduisent le nombre de véhicules diesel. D’autres encore incitent leurs collaborateurs à utiliser de nouveaux moyens de transport : en passant par l’autopartage, le vélo, plus de transports en commun… Mais ne font pas l’unanimité. Et pour cause, chacune présente des limites : l’électrique coûte cher et n’est pas pertinent sur tous les usages, l’hybride souvent ne séduit les conducteurs du fait de la taille de coffre réduite et il n’est vraiment intéressant… que si on le recharge. L’autopartage ou le vélo ne sont pas toujours possibles sur les trajets du quotidien. Alors comment faire ?

Les outils de télématique pour préparer la transition

En attendant d’atteindre les objectifs ambitieux de l’UE, ou l’arrivée du WLTP, il reste une solution intermédiaire, ancrée dans le réel. Les solutions de télématique embarquée permettent de mesurer en temps réel la consommation de carburant, le CO2émis par la flotte. Et en mettant en place des formations d’éco-conduite couplées à des systèmes de télématiques embarquées, les entreprises peuvent économiser jusqu’à 15% d’économies de carburant.

Adapter les solutions selon les usages réels

La télématique permet par ailleurs d’analyser la flotte automobile et d’identifier les solutions possibles selon les usages réels : urbain, routier, grand rouleur, petit rouleur… Certaines énergies (électrique, hybride, gaz…) s’adaptent mieux à certains types d’usage que d’autres. Mais, pour faire les bons choix, rien de tel que connaître parfaitement l’usage de votre flotte. 

Si les nouvelles normes sont un réel casse-tête pour l’entreprise, elles sont également une opportunité pour repenser sa car policy, identifier les zones de gaspillage de carburant, et accompagner la transition en embarquant les collaborateurs. Et, sans doute que, demain, le WLTP sera remplacé par la mesure réelle des émissions. Car, taxer les véhicules selon des normes ne résout pas le problème des émissions. Mieux vaut taxer les émissions réelles… Et c’est certainement ce vers quoi l’avenir nous amène !

Et vous ? Quelle stratégie adoptez-vous pour préparer la transition ?

CHARIER : le pari réussi d’une flotte auto responsable et rentable avec WeNow

« Agir pour que ça dure ». C’est l’ambition de l’entreprise de TP CHARIER, très engagée dans la maitrise de son empreinte carbone. En mai 2018, CHARIER signe un partenariat clé avec WeNow. Et comptabilise, un an après, 17 % d’économies de carburant, 5000 arbres plantés, et une flotte qui roule neutre carbone dès aujourd’hui. Agir pour le climat de manière rentable et vertueuse ? C’est possible. Constant CHARIER, Directeur Projets et Emmanuelle Marteil, Responsable RSE CHARIER, témoignaient avec nous, à PRODURABLE !

Bonjour Constant. Vous avez équipé l’ensemble de votre flotte de 500 véhicules du dispositif connecté WeNow. Comment avez-vous lancé le projet en interne ?

« Avec WeNow, nous avons d’abord lancé une expérimentation de 6 mois. Nous avons équipé 10 % de notre flotte de véhicules à l’époque. L’expérimentation ayant été concluante, nous avons déployé la solution auprès de l’ensemble de nos véhicules en mai 2018. Pour réussir ce déploiement, nous avons beaucoup communiqué en interne. Nous avons impliqué les managers à tous les niveaux. Et sensibilisé les conducteurs. C’est d’ailleurs une étape clé : embarquer les collaborateurs en amont dans la démarche. Car quand on parle de véhicules, de suivi de la consommation, on pense souvent à la solution technique. Mais il ne faut pas oublier que c’est le conducteur qui agit derrière le volant de son véhicule. C’est bien lui qu’il faut sensibiliser pour susciter son adhésion. »

Comment vos collaborateurs ont-ils adopté l’outil ?

« Les collaborateurs se sont vite pris au jeu des scores d’éco-conduite sur leur application WeNow. Cela a fait l’objet d’une véritable émulation en interne. Dès les premières semaines, les utilisateurs comparaient leurs scores, discutaient de leur classement dans l’application. Le côté ludique du service WeNow a permis de les embarquer rapidement et cela a eu un effet direct sur les économies de carburant. 

Autre point très important : il n’y a pas de géolocalisation. WeNow fonctionne sans géolocaliser le véhicule. C’était un point essentiel pour montrer aux collaborateurs que l’intérêt n’était pas de les fliquer. Mais bien de suivre l’impact environnemental du véhicule et de leur donner les outils en mains pour agir sur leur empreinte carbone ». 

Emmanuelle Marteil, vous êtes responsable RSE au sein de l’entreprise CHARIER. Quelles sont vos impressions en tant qu’utilisatrice du service WeNow ? 

« Il est vrai que l’aspect ludique et gamifiéde l’application a fait son effet en interne. Nous suivons tous notre classement, nous comparons nos scores le matin au bureau. Initialement déjà très sensible à mon empreinte environnementale, WeNow m’a permis de travailler dans cette continuité. Et d’agir pour une mobilité plus durable, au quotidien. La facilité d’utilisation du service contribue à ce que les bonnes habitudes d’éco-conduite soit intégrées à notre rythme ».

Vous avez notamment participé à la session de plantation d’arbres avec WeNow en forêt de Lanvaux. Pouvez-vous nous en dire plus ?

« En tant que responsable RSE il était évident pour moi que j’allais participer à la session de plantation d’arbres du 8 décembre dernier. J’y suis allée avec ma fille de 14 ans et je suis absolument ravie de cette matinée. C’est une action concrète, ludique et essentielle pour agir contre le réchauffement climatique. Ma fille en a d’ailleurs parlé à l’école. WeNow nous aide réellement à aller au bout de la démarche environnementale. C’était un moment d’échange et de partage avec des collègues. Un moment fort, de fierté d’agir pour le climat. 

Grâce aux équipes de l’ONF, Office National des Forêts, nous avons beaucoup appris sur les enjeux de la reforestation et de la protection de la forêt française. En tant qu’entreprise, mais aussi en tant que citoyenne nous avons un rôle essentiel à jouer. Je serai ravie de participer à de prochaines sessions. 

Constant Charier, un an après le déploiement, quels sont les résultats ?

« En quelques mois, nous avons atteint 17% d’économies de carburant. C’est le 2eposte le plus coûteux chez nous ! Cela représente 166 300 euros de carburant économisé depuis mai 2018 ! Nous avons aussi des résultats bluffants en matière de sécurité routière.  Nous avons réduit de 50 % les accidents routiers (même s’ils étaient peu nombreux). J’ai même des retours de notre médecin du travail : nos collaborateurs roulent moins vite sur l’autoroute.  

Nous avons aussi des résultats sur la maintenance des véhicules : notre garagiste nous a confié qu’ils n’ont jamais vu de plaquettes de frein aussi peu usées. Sur le plan environnemental, nous avons planté 5 000 arbres : 2 500 en forêt de Lanvaux (56), 2 500 en forêt de Mervent (85). C’est une action qui a suscité l’engagement et la motivation de plusieurs collaborateurs, qui sont venus planter des arbres, un samedi matin, avec leurs enfants. C’était un moment fort ». 

Quels sont les objectifs pour la suite ? 

Constant Charier 

« Avec les données récoltées via le dispositif WeNow, nous allons pouvoir définir notre car policy. Et identifier quelle partie de la flotte nous pouvons remplacer par des véhicules électriques, hybride, anticiper l’arrivée du GNV… Ce sera un chantier important. En matière de consommation de carburant, l’enjeu est aujourd’hui de stabiliser les économies atteintes. 

Enfin, il y a aussi un fort enjeu de maitrise du CO2sur nos engins. Nous touchons alors à une cible plus particulière de collaborateurs qui ne sont pas équipés de smartphone. Avec WeNow nous investirons donc dans la R&D pour réduire l’empreinte carbone de nos engins et camions. 

Emmanuelle Marteil 

« Côté RSE, notre objectif sera de continuer à animer notre communauté de collabor’acteurs pour maintenir le comportement d’éco-conduite sur le long terme. Et de soutenir des projets de plantation d’arbres, qui sont au centre de la démarche de WeNow. Pour la prochaine session de plantation, notre enjeu sera de convier encore plus de collaborateurs, et de sensibiliser de nouvelles entités en interne. Nous allons travailler en ce sens ».

Constant Charier, un conseil pour les entreprises qui nous écoutent ? 

« Je pense sincèrement que si la démarche RSE n’est pas rentable pour l’entreprise, elle a de grandes chances d’échouer. Avec nos 17 % d’économies de carburant, nous avons remboursé notre produit dès la première année. WeNow permet de coupler rentabilité et responsabilité environnementale. Agir pour que ça dure, on continue ensemble ». 

Piloter la flotte ou protéger les datas : il ne faut pas choisir

Piloter la flotte automobile, suivre les données de consommation, établir son bilan carbone. Autant de possibilités que vous offrent les systèmes de télématique embarquée pour préparer la transition énergétique de votre parc auto. Mais comment faire accepter par vos conducteurs ces fameux boitiers connectés sans qu’ils aient le sentiment d’être « fliqués » ? Comment les former à l’éco-conduite, sans géo-localiser leur véhicule ? Réponse en 5 points. 

1. Non à la géolocalisation oui aux données de comportement

Pour commencer, une idée reçue. « La géo-localisation est nécessaire pour piloter la flotte automobile ». Faux. Vous n’avez pas besoin de géo-localiser le véhicule pour suivre sa consommation de carburant ou son empreinte carbone. Nul besoin d’identifier le point de départ ou d’arrivée d’un véhicule. Ni le détail de son trajet. Et d’ailleurs il est vraiment plus simple de s’en passer pour faciliter l’adhésion en interne. 

En attendant, concentrez-vous sur le suivi du comportement de conduite et sur les gestes qui font flamber la facture carburant : passage des rapports de vitesses, accélérations, décélérations, freinages… 

2. Informez vos collaborateurs du coût de leur véhicule

Vous souhaitez réduire la facture carburant de votre flotte ? Commencez par donner des informations de consommation à vos collaborateurs chaque mois. Vous allez voir, cela va déjà changer une partie de leur comportement. Notamment parce qu’ils n’ont pas conscience des coûts réels du véhicule pour l’entreprise. C’est la même chose avec les téléphones portables professionnels. Si vous confiez un téléphone portable à un collaborateur et que vous ne lui transmettez pas, pour information, la facture, il aura tendance à utiliser ce téléphone comme s’il était gratuit. En voyant la facture, il limitera lui-même son usage.

3. Coachez vos conducteurs

Connaitre les scores et les défauts d’éco-conduite, quand on est gestionnaire de flotte, c’est bien mais ce n’est pas suffisant. Car il faut transmettre l’information au conducteur. Une démarche chronophage et délicate. Choisissez les systèmes qui vous permettent de coacher les conducteurs de manière personnalisée. Avec un coaching digital à l’éco-conduite disponible sur leur application mobile, ils pourront suivre leur performance, étape par étape, et adopter une consommation responsable à leur rythme.

4. Motivez vos collaborateurs et rendez-les acteurs de leur mobilité

Quatrième astuce : mobilisez vos collaborateurs sur des objectifs qui leur parlent vraiment. Votre objectif en tant que gestionnaire de flotte est de réduire la facture carburant, certes. Mais vos collaborateurs ont également des objectifs d’efficacité opérationnelle qui viennent parfois en contradiction. Montrez-leur qu’apprendre l’éco-conduite sur leur véhicule professionnel leur permettra de réduire leur budget carburant sur leur voiture personnelle. Et puis, peut-être qu’ils sont davantage concernés par l’impact environnemental du véhicule. En engageant personnellement, un par un, vos collaborateurs dans l’éco-conduite, ou encore l’adoption de nouvelles mobilités, vous verrez votre facture carburant baisser de 15 %. Et eux, seront fiers d’agir pour une mobilité bas carbone au quotidien.

5. Sensibilisez-les sur leur empreinte carbone globale

Au-delà de la mobilité, sensibilisez-les à leur alimentation, à l’empreinte carbone de leur consommation en énergie. Intégrez-les dans la démarche globale de la neutralité carbone.

Plus qu’acteurs, rendez vos collaborateurs fiers d’agir responsable. Et récompensez leurs efforts. Concrètement, en organisant des challenges d’éco-conduite en interne par exemple. Ou en organisant des sessions de plantations d’arbres en forêt, pour aller jusqu’au bout de la démarche climat. Car la mobilité durable, est un premier point d’entrée pour agir sur l’empreinte carbone. Un premier point essentiel, car la mobilité est le 1ersecteur émetteur de Gaz à Effet de Serre, en France. Sans compter 14 % des émissions mondiales.

Chez WeNow, nous avons commencé par la mobilité durable pour enrayer le réchauffement climatique. Et vous ? Par quel secteur avez-vous commencé ?

Flotte auto responsable : la télématique ne vaut rien sans action sur les comportements

Les coûts carburant explosent, l’empreinte carbone des véhicules pèse dans le bilan carbone des entreprises. Et pourtant les flottes grossissent…. Piloter la flotte automobile devient une urgence pour le gestionnaire. Les nouveaux outils connectés, tels que la télématique embarquée, permettent de récupérer les données. Mais pour agir et réduire concrètement les coûts du carburant et les émissions de CO2, il est aussi nécessaire d’embarquer le collaborateur et d’engager un changement de comportement durable en interne. Voici nos solutions concrètes pour coupler : pilotage de la flotte connectée et changement de comportement.

Pour le gestionnaire : réduire les coûts et le CO2

C’est un fait. Le parc automobile français est en pleine croissance. Et, avec lui, augmente le nombre de véhicules d’entreprise. Sur les 8 derniers mois, le marché du véhicule d’entreprise a augmenté de 6,2 % en France. Même pendant l’été, le marché a continué à croitre. En août le marché a enregistré une hausse de 20% par rapport à la même période en 2017.

Et qui dit parc automobile plus grand, dit plus de coûts, plus de CO2. Notamment dans un contexte où les prix du carburant enflent à cause des taxes CO2. Sans compter que Bruxelles accentue sa pression sur le CO2et ambitionne de réduire de 20 % des émissions de COdes voitures et des fourgonnettes d’ici 2020 et de 45% d’ici 2030.

Piloter la flotte grâce à la télématique embarquée

De plus en plus de véhicules connectés, de plus en plus de données disponibles. Grâce au progrès lié à la lecture des données et à l’exploitation des données de véhicules, la télématique embarquée offre de multiples avantages clés pour le gestionnaire ; suivre son parc, son usage, disposer de la consommation de carburant, du kilométrage… Repérer quelle partie du parc est électrifiable ou pas et à quel horizon. Avec des outils comme WeNow, le gestionnaire accède en quelques clics à un bilan détaillé de sa flotte. Un outil qui s’intègre parfaitement à son quotidien. Sans pour autant fliquer le collaborateur, car les données de ses trajets, sont à 100% anonymisées vis-à-vis du gestionnaire.

Pour un pilotage réussi : il est nécessaire d’embarquer le collaborateur

Si on parle beaucoup de télématique, d’outils connectés, de gestion des données… on oublie souvent que ce ne sont que des outils… et que les changements ne se font pas par magie. Le fait de connecter vos véhicules ne va pas générer tout seul de l’économie de carburant. Encore faut-il faire quelque chose de ces données. Et surtout… impliquer le collaborateur.  Car au final, c’est lui qui est au volant de la voiture. C’est donc lui qui est maître de la consommation réelle du carburant. C’est son comportement, plus ou moins responsable, qui aura un impact, positif ou négatif sur la facture carburant de l’ensemble de la flotte.

Concrètement, comment embarquer le collaborateur ?

Cela commence par l’intéresser et l’impliquer. Motiver le changement de comportement, est dans doute une démarche plus délicate. Car parfois, on a de bonnes intentions de départ, pour passer à l’écoconduite. Mais les priorités du quotidien l’emportent. Il existe alors des solutions comme les formations à l’écoconduite ludiques, digitales et fondées sur les nudges(sciences comportementales qui incitent à changer de comportement, plus écoresponsable, sans effort) pour déclencher le changement. L’aspect ludique des nudgessuscitera sans doute l’intérêt de vos collaborateurs.

Ainsi un collaborateur sera sans doute peu sensible à faire faire des économies de carburant à son entreprise s’il n’y gagne pas quelque chose. Pour impliquer concrètement les conducteurs et leur donner envie d’agir et de changer de conduite, WeNow a développé un programme d’engagement des conducteurs en s’appuyant sur les sciences comportementales et les nudges. WeNow sensibilise chacun à son impact sur le climat et s’appuie sur leur fierté d’agir pour la planète et pour les générations futures. Pour que chacun sente que tout effort qu’il fera aura un impact positif mesuré. Qu’il ne s’agit pas juste d’une question de réduction des coûts. Mais d’une démarche environnementale urgente pour le climat, et qui a du sens.

Entretenir la motivation

Comme chaque changement de comportement, il est ensuite nécessaire d’entretenir la motivation à conserver une bonne conduite. WeNow suit la baisse de motivation et organise régulièrement des challenges pour relancer l’intérêt et l’envie d’agir en interne. Les challenges peuvent être organisés par équipe ou en individuels, et leurs objectifs peuvent être variés (meilleur score, maintien d’un bon score, réduction du nombre de trajets inférieurs à 1 km, réduction de la consommation de carburant…)

Et vous savez quoi ? WeNow propose toutes ces solutions concrètes pour piloter durablement votre flotte automobile. Avec un engagement de rentabilité. D’ailleurs, c’est la semaine européenne de la mobilité. Ça vous dit de réduire votre empreinte carbone de manière rentable ? On se rencontre ? contact@wenow.com.