30 000 arbres

« A la Sainte Catherine, tout bois prend racine ». Ce vieil adage, chargé de bon sens, rappelle qu’à partir de la fin novembre jusqu’au début du printemps, la saison est favorable à la plantation des arbres. C’est donc à cette saison que WeNow emmène ses clients planter des arbres en forêt avec l’Office National des Forêts (ONF). Une action qui permet de boucler la boucle vertueuse des efforts que font les conducteurs dans leurs voitures…

Ancrer la démarche de neutralité carbone dans le concret

En mettant en place la solution WeNow dans leur flotte, les entreprises ont un objectif ambitieux : celui de réduire concrètement les émissions de CO2 de leurs déplacements. En trois étapes. D’abord, ils mesurent, à l’aide d’un boitier connecté, toutes les émissions de CO2 des trajets réalisés en voiture. Ensuite ils les réduisent – en moyenne entre 10 et 15 % – grâce à une formation personnalisée des conducteurs à l’écoconduite, et un ancrage dans la durée grâce à des challenges. Et enfin ils compensent les émissions qui n’ont pas été réduites en finançant des projets de compensation carbone certifiés par l’ONU. 

Sauf que… la compensation carbone n’a pas un sens très concret pour les individus. C’est pour cela que la solution va plus loin et plante des arbres localement. Ainsi, chaque année, durant la période qui s’étend des mois d’octobre/novembre aux mois de mars/avril, WeNow organise avec l’ONF des demi-journées de plantations avec les collaborateurs – et parfois même leurs familles.

Fierté d’agir

Ces sessions d’immersion dans la forêt sont encadrées par des experts forestiers de l’ONF. Les participants vivent une expérience concrète de l’action sur le terrain en faveur du climat. Car si la forêt française n’a jamais été aussi étendue qu’aujourd’hui, depuis 2003 le changement climatique met les forêts à rude épreuve : les périodes de végétation s’allongent, les arbres sont confrontés à des attaques parasitaires nouvelles (les insectes se déplaçant à la faveur de conditions climatiques qui leur sont avantageuses), à des risques d’incendies, de tempêtes et surtout de sécheresse. « Les dégâts liés à la sécheresse sur la forêt française sont de bien plus grande ampleur que ce qui était attendu », a même déclaré Morgane Goudet, chargée de mission au Département de la santé des forêts.

Certes, la forêt a toujours eu la capacité de s’adapter, et se transforme déjà naturellement. Mais le changement climatique auquel on assiste aujourd’hui est d’une rapidité inédite à l’échelle de la Terre… trop rapide pour que les génomes des arbres puissent muter à la même vitesse. D’où les plantations, qui sont souvent malheureusement l’aveu de l’échec de la régénération naturelle.

Cette opération technique demande un vrai savoir-faire : identification des essences à planter, préparation du terrain, élimination de la végétation concurrente, période d’intervention, technique de plantation… Rien n’est laissé au hasard : planter est un investissement pour l’avenir.

Les collaborateurs découvrent ces techniques, qui diffèrent d’une parcelle à l’autre. Et pourront revenir voir leur plant grandir… « Les enfants étaient contents de planter LEURS arbres. Mon fils de 5 ans, nous a d’ailleurs dit qu’il faudra revenir sur la parcelle pour vérifier comment les arbres grandissent. Mes 3 enfants nous ont raconté que ça les a rendus fiers, utiles et responsables. » témoigne Aurélien (Charier). 

Vivre un moment extraordinaire en équipe et en famille

Ces demi-journées sont l’occasion de découvrir ses collègues sous un jour nouveau, de partager un moment qui fait du sens avec les enfants.

 «La proposition de planter des arbres a beaucoup plu. On a quand même mobilisé 76 personnes sur un samedi ! » explique Christelle, responsable communication chez SARC. « Les enfants sont sensibilisés via l’école à l’écologie, beaucoup plus que nous à l’époque. C’était donc important de les intégrer dans le projet.  Et en plus c’est génial de se rencontrer tous ensemble avec nos enfants ! »

« On a un virage à prendre d’un point de vue écologique. Une action comme cela a des répercussions énormes. C’est un événement collectif, sympathique, où finalement on change sans vraiment s’en rendre compte. On montre cela à nos enfants. Je suis sûr que cela va faire parler dans les familles. » conclut Jean-Louis Vanhee, DG de la SARC.

Déjà plus de 30 000 arbres ont été plantés par les clients de WeNow. Et vous, si vous rejoigniez le mouvement ? C’est la bonne saison pour venir planter : contactez-nous à contact@wenow.com

Votre nouveau super-pouvoir

Comment sensibiliser vos collaborateurs à la réduction de leurs émissions de CO2 quand ce gaz est invisible et inodore ? Réponse : en les aidant à réaliser leur bilan carbone personnel. Cette semaine, on vous invite à découvrir « Mon empreinte carbone », le dispositif qui donne un super-pouvoir : celui de voir le CO2

Bienvenue dans la « culture CO2 »

« Mon empreinte carbone » est un dispositif digital conçu par WeNow qui sensibilise chaque collaborateur à son impact carbone personnel. Pourquoi ? Parce que c’est en comprenant son impact personnel sur le réchauffement climatique qu’on commence à s’intéresser au CO2. Et donc à contribuer à la feuille de route bas carbone de l’entreprise !

Tout est parti d’un constat simple : si on parle beaucoup de CO2 de nos jours, force est de constater qu’on ne sait pas toujours de quoi il s’agit. Offrir à chaque collaborateur la possibilité de réaliser son bilan carbone personnel permet de saisir l’enjeu. Cela fait partie de la responsabilité de l’entreprise !

Alors concrètement ça donne quoi ? La plateforme en ligne développée par WeNow permet de calculer en 10 minutes (via un questionnaire) la quantité de CO2 que chacun d’entre nous émet à titre personnel chaque année. Cette première étape est suivie d’un atelier de sensibilisation, en présentiel ou en ligne. Au programme ? Formation aux causes et conséquences du réchauffement climatique, mise en perspective du bilan carbone personnel au regard de la moyenne française, pistes d’actions pour réduire ses émissions… De quoi passer des paroles aux actes.

« J’ai compris ce qu’était finalement l’effet de serre »

Christophe Bourreau est délégué général au Crédit agricole Anjou Maine. Le 17 septembre 2019, il a déployé le dispositif « Mon empreinte carbone » auprès de 15 équipiers, dans la perspective d’animer la partie thématique des 92 prochaines Assemblées générales de caisses locales 2020.

Son verdict ? « J’ai compris ce qu’était finalement l’effet de serre et je suis en mesure désormais de l’expliquer. Au-delà du logement et du transport, j’ai appris que nos équipements émettaient autant de CO2 que notre alimentation. J’ai découvert que la fabrication d’un jean émettait autant de CO2 qu’un smartphone et qu’ils devaient tous les deux vivre le plus longtemps possible ! J’ai pris conscience du nouveau danger que les data centers représentent. » 

Avait-il des appréhensions au départ ? « J’avais surtout peur du bilan carbone de mes déplacements en avion et voiture : or, j’ai réalisé que ma consommation de chauffage émettait un taux de CO2 au moins aussi important ! ». Le côté ludique et simple du bilan carbone a agréablement surpris Christophe et les 15 participants. « Tous veulent désormais aller plus loin dans la démarche de réflexion. L’un d’entre eux voulait même en faire profiter ses proches ! »

Un effet boule de neige positif 

Pour Christophe, le dispositif n’en est qu’à ses débuts « Nous allons le déployer auprès de nos 200 secrétaires et présidents de caisses locales. Notre objectif ? Les séduire eux aussi sur ce sujet pour pouvoir aller plus loin. A terme, l’idée serait de proposer le dispositif à nos 1 900 équipiers, 1 300 administrateurs et de l’offrir à 1 600 sociétaires lors des Assemblées générales à venir. En tant que banque coopérative, nos valeurs mutualistes impliquent d’être utiles à notre territoire et aux personnes qui y vivent. La réduction de notre empreinte carbone, qu’elle soit collective ou à l’échelle des individus, figure parmi nos actions RSE clés. Ce dispositif peut nous aider à réellement faire la différence. ».

Il est urgent d’absorber nos émissions de CO2

Le 23 septembre s’est tenu le Sommet Action Climat de l’ONU. La « neutralité carbone » a été au centre des débats. L’occasion de rappeler qu’en matière de lutte contre le réchauffement climatique, la compensation carbone est devenue indispensable.

Une « bataille pour nos vies …»

Tels sont les mots prononcés par António Guterres, secrétaire général de l’ONU, lors d’une réunion le 3 juillet dernier à Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis). L’Organisation météorologique mondiale (OMM) est formelle là-dessus : la Terre a connu ses 4 années les plus chaudes jamais enregistrées entre 2015 et 2019. Rien que ça. Le réchauffement climatique progresse plus vite que ne l’avait prédit la communauté scientifique et il est désormais primordial d’y apporter une réponse adéquate.

La canicule anormalement précoce en Europe, qui a vu les température monter au-dessus de 40° en France et en Espagne, n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans la série d’événements climatiques extrêmes qui se sont déroulés dans le monde. De nombreux citoyens du monde entier, y compris des écoliers, demandent aux gouvernements, aux entreprises et aux investisseurs de prendre des mesures plus ambitieuses en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Or, toujours selon l’ONU, d’énormes possibilités existent pour « penser à la planète, adopter des solutions innovantes, transformer nos économies et changer notre mode de vie ».

… mais « une bataille que nous pouvons gagner »

Là encore, ce sont les mots d’António Guterres. Selon lui, il va falloir se montrer innovants et concrets. Et au rang des solutions aux effets réels et rapides, se trouve en bonne place la compensation carbone. Le principe ? Pour chaque tonne de carbone, retirer l’équivalent en CO2 de l’atmosphère ou financer la transition énergétique dans les pays en développement. L’objectif : faire émerger des projets d’énergies renouvelables en remplacement des énergies fossiles.

La compensation carbone est une solution immédiate et complémentaire de la réduction générale des émissions de CO2. Elle nous permet de gagner du temps en attendant que d’autres technologies et énergies propres voient le jour. Autre avantage : elle contribue à renchérir le prix des énergies carbonées et faire changer les usages. L’ONU est claire sur ce point : la compensation carbone est une action climatique au même titre que la réduction des émissions de CO2. Pourquoi ? Tout simplement parce que la diminution des émissions de CO2 n’est pas assez rapide. De la même manière, la compensation carbone « seule » ne suffit pas. Vous l’aurez compris, l’une ne va pas sans l’autre si l’on souhaite atteindre l’objectif central de l’Accord de Paris, soit « la limitation de la hausse de la température moyenne mondiale à un maximum de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels ».

Planter des arbres est aujourd’hui une des actions les plus efficaces et à bas coût. Imaginez si tous les postes émetteurs de CO2 intégraient la compensation carbone dans leurs actions ? Si le fait de compenser ses émissions devenait obligatoire pour tout le monde ? Regardez l’aviation, transport ô combien polluant : ce secteur va bien finir par y passer. Alors, pourquoi pas tout le monde ?

Climat : arrêtons de viser 2050 !

« Objectif neutralité carbone à horizon 2050 », « Agir pour les générations d’après », « Laisser une trace positive ». Pourquoi demain ? Si on ne prend pas un virage fort de transition énergétique dès aujourd’hui, en 2050 il sera trop tard. Comment enclencher le changement dès maintenant ? Décryptage.

1. Le risque des objectifs trop ambitieux et lointains

« 2050, c’est la nouvelle marotte des politiques. Mais c’est un peu facile… car en 2050, ils ne seront plus aux manettes. » Bertrand Piccard, à la tribune de InOut 2019, le sommet de la mobilité à Rennes ne mâche pas ses mots. « A horizon 2050, nous atteindrons la neutralité carbone ». « Les véhicules de demain seront sans impact sur le climat ». Ou encore, « le véhicule électrique règlera les enjeux de la mobilité ». Des phrases qui cachent un réel risque sur l’action climatique. 

D’ailleurs, vous l’avez sans doute remarqué, les résultats des négociations de la COP24 nous ont laissés sur notre faim. Les discussions sont remises à plus tard. Vous avez une impression de déjà vu ? C’est normal. L’histoire semble se répéter d’année en année. 

Car derrière les objectifs ambitieux, il manque la feuille de route. 2050 =  greenwashing ?

2. Confronter les objectifs à la réalité

Et si on prenait l’action écologique à l’envers ? Au lieu de se fixer des objectifs inatteignables, confronter les solutions au réel. D’ailleurs, la transition énergétique, peut commencer dès aujourd’hui, en se focalisant sur les solutions qui existent DÉJÀ pour consommer mieux. Ces solutions, portent le label Solar Impulse Efficient Solution. Car elles sont à la fois rentables et efficaces pour l’environnement. Et si ces solutions étaient massivement utilisées par les citoyens et mises sur le devant de la scène par les entreprises et les gouvernements ? Alors là, nous aurions un impact super positif sur le climat ! 

Dans la mobilité, ce rapprochement objectif versus réalité est flagrant. Car depuis 25 ans, malgré les objectifs ambitieux de neutralité carbone fixés par l’UE, les émissions de CO2ne cessent d’augmenter en Europe. La raison est simple : certes les nouveaux modèles de véhicules sont plus propres. Mais en valeur absolue, le parc automobile mondial est en constante croissance. Et génère d’autant plus de CO2dans l’atmosphère. 

3. Construire dès maintenant, la feuille de route neutre carbone

Il existe une seule démarche, durable, pour enrayer le réchauffement climatique. La neutralité carbone. En trois temps, cela signifie : mesurer son empreinte carbone, la réduire au maximum, puis la compenser. Compenser, c’est financer des projets qui engagent la transition. Comme la construction de parcs d’éoliennes, la protection de la biodiversité, la reforestation ou lutte contre la déforestation. Bref, ces projets qui construisent un monde plus durable et vivable. Mais pas pour les générations à venir. Pour les générations d’aujourd’hui ET de demain. Car en effet, si on attend 2049 pour se mettre à l’action, il sera trop tard. 

Alors oui, compenser fait peur. Peur de permettre à ceux qui pourraient faire des efforts de ne pas en faire puisqu’ils compensent. Et pourtant. Les scientifiques savent déjà que pour rester en dessous de 1,5 °C de réchauffement climatique, il faut retirer 9 milliards de tonnes de CO2de l’atmosphère. Réduire ne suffit déjà plus. Alors, pourquoi attendre avant de compenser ? Il faut réduire ET compenser. Car… en attendant, le CO2se stocke dans l’atmosphère, et ce ne sont plus 9 milliards de Tonnes de CO2qu’il faudra retirer, mais 20, 100… Compenser non pas pour se racheter une bonne conscience, mais pour agir tout de suite concrètement : financer des projets durables qui s’inscrivent dès aujourd’hui dans une démarche à la fois efficace pour l’environnement et rentable pour les entreprises. 

En attendant, notre vision, c’est Ensemble et Maintenant pour une révolution à impact concret positif sur le climat !

Action climat : quel est votre bilan carbone ?

Un français émettrait en moyenne 12 tonnes de COpar an. Soit 10 fois de plus que ce que la planète peut supporter par habitant. Transport, alimentation, énergie… Savez-vous combien de COvous émettez ? Sauriez-vous dire ce qui pèse le plus sur votre bilan carbone annuel ? Nous avons fait l’exercice en équipe… et nous avons tous été surpris.

Impact carbone réel : par où commencer ?

Calculer son empreinte carbone est une mission complexe. Car il existe autant de calculateurs que de méthodologies différentes (ADEME, données du Ministère de la Transition Ecologique, cabinet d’évaluation environnementale Carbone 4…). Globalement, les calculateurs permettent de calculer l’ensemble des émissions de COque l’on génère directement (déplacement en voiture, en avion, production de déchets, consommation d’électricité…) ou indirectement (importation de notre smartphone depuis la Chine par exemple).

Nous avons testé pour vous plusieurs calculateurs. Ils permettent, en quelques clics, de prendre conscience de l’impact réel de chacune de ses activités.

Mesurer pour mieux prendre conscience 

Et, là, les résultats peuvent surprendre. Vous pensiez être le roi du tri ? Vous n’achetez que du bio, du local ? Sur ce plan-là, vous avez peut-être un bon bilan carbone. Mais il suffit que vous preniez l’avion pour les vacances… Alors, patatras… votre bilan carbone annuel s’alourdit illico. Parce qu’un trajet Paris – New York ce sont… 2,87 tonnes de COpar personne. Soit déjà ¼ des émissions annuelles d’un français ! C’est également 1,6 fois ce que la terre peut supporter par personne pour arrêter l’accroissement d’effet de serre.

Manger de la viande, pèse aussi très lourd sur la balance. Tout comme les objets électroniques de notre quotidien comme les téléphones portables par exemple, parce qu’ils sont importés d’autres continents.

Le bilan carbone permet donc de prendre conscience de nos émissions réelles et des axes sur lesquels nous pouvons travailler pour avoir un vrai impact positif. Il est peut-être inutile de travailler sur le tri si vous êtes déjà champion. Quels efforts sommes-nous réellement prêts à faire pour réduire notre impact environnemental ?

Devenir responsable tout en respectant ses limites

Limiter la viande à 2 fois par semaine. Ou passer au veganisme du jour au lendemain. S’interdire de prendre la voiture pour les trajets courts tout en prenant l’avion pour les vacances. Ou faire un choix radical de ne privilégier que les vacances en France. Force est de constater que tout le monde n’est pas prêt à faire les mêmes efforts. Ni au même rythme.

Mais ça ne vous aura pas échappé. Il y a urgence à réduire les émissions de CO2. Pour la survie de la planète et des espèces naturelles. Et si vous commenciez par le secteur qui pèse le plus lourd dans votre bilan carbone ? Car dans chacun d’entre eux il existe des astuces concrètes. Sans compter des solutions économes et efficacespour la planète.

Une urgence : remettre l’écologie dans le réel

Le bilan carbone, on en est convaincu. C’est un super outil qui donne le point de départ. Une manière de remettre ses convictions environnementales dans le réel. Car on entend trop souvent que « de toute façon l’électrique règlera le problème ». « De toute façon, demain on n’aura plus de voitures ». C’est quoi demain ? Les voitures sont toujours là. On ne peut pas arrêter de se déplacer du jour au lendemain !

L’écologie souffre trop souvent d’un manque de pragmatisme qui empêche la courbe du COde baisser. En France et dans le monde. Alors pour limiter cet engrenage sans fin, et si nous (We) agissions dès maintenant (Now) ?

Et vous ? Avez-vous fait votre bilan carbone ? Quel est le secteur qui pèse le plus dans votre bilan ? Racontez-nous !

COP24 : l’échec des institutions, le sursaut des entreprises et citoyens

Un accord pour sauver l’Accord de Paris. C’est la seule avancée de la COP24 qui s’est achevée à Katowice, le 15 décembre. Echec cuisant sur le reste. Les gouvernements n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un plan d’action concret, pour rester sous la barre des 2°C. Entreprises et citoyens ont un rôle essentiel à jouer pour gagner la bataille du réchauffement climatique. Et leur révolution est bel et bien en marche. C’est « l’Affaire du Siècle ».

Pourquoi la COP24 est un échec 

 Aligner 200 pays sur une feuille de route action climat. L’ambition était grande pour cette COP24. Et d’avance vouée à l’échec. Les états n’ont réussi à accoucher que d’un seul succès : l’adoption d’une notice pour appliquer l’Accord de Paris. Qui définit les règles d’application de l’Accord de Paris.

Pour le reste, les Etats n’ont marqué aucune avancée concrète pour rester sous la barre des 2°C. En bref : le rôle des marchés de l’émission carbone a été reporté à l’année prochaine. Les négociations n’ont pas pris en compte les droits humains. Sans compter la trop légère avancée pour les pays pauvres dans cette lutte.

Rapport du GIEC : grand absent de la COP24

Et pour combler le tout : le dernier rapport du GIEC, n’a pas été pris en compte. D’après Jean Jouzel, ancien Vice-Président du GIEC, c’est une première.« Les rapports du GIEC avaient été un outil pour les différentes COP. Notamment, le cinquième rapport pour la COP21. C’est la première fois que l’on arrive à cette situation ».

Une situation pour le moins désarmante pour les scientifiques. Car au rythme actuel, nous fonçons droit vers les + 3°C. Les alertes du rapport du GIEC sont pourtant claires. Pour maintenir le réchauffement à + 2°C, il faudrait réduire les émissions carbone d’un tiers, avant 2030. Pour ne pas dépasser les +1, 5°C (qui marque déjà des catastrophes naturelles irréversibles), il faudrait les diviser par deux entre 2020 et 2030.

Non seulement l’Accord de Paris n’est pas assez ambitieux pour rester en-deçà des 2°C. Mais l’échec de la COP24 prouve que la fracture entre deux mondes qui ne se parlent pas s’agrandit. Le monde des politiques, des négociations internationales. Versus celui des entreprises, du civil, de l’humain, qui est ancré dans le réel.

Entreprises et citoyens : un rôle essentiel à jouer

On le voit bien. Les politiques et gouvernements ne peuvent rien faire. Les entreprises et la société civile doivent reprendre en main l’action.

Bonne nouvelle, la révolution climat est en marche. Depuis la démission de Nicolas Hulot, les marches pour le climat se multiplient en France. Les bloggeurs prennent position. Les citoyens et associations environnementales élèvent leur voix. Et proposent des actions concrètes avec une conviction forte : il est possible de trouver les solutions efficaces pour concilier fin du monde et fin du mois.

COP24 : l’échec des institutions, le sursaut des entreprises et citoyens En réalité, l’échec de la COP24, a fait déborder le vase. Ce lundi 17 décembre, 4 ONG ont lancé un recours en justice contre l’Etat français, pour inaction climatique. Portée par la Fondation Nicolas Hulot, Notre Affaire, Oxfam et GreenPeace, la pétition lancée sur internet atteint un record historique : 1, 2 millions de signatures obtenues en 36 heures. A la fin de cette journée, cette pétition sera probablement la plus signée sur internet de l’histoire française.

« L’Etat français, n’a pas respecté ses engagements ». « La France est hors-jeu pour respecter ses ambitions de l’Accord de Paris », souligne Jean-François Julliard de GreenPeace. Portée aussi par le collectif « Il est encore temps », cette pétition est l’Affaire du Siècle.

Et surtout, un point de départ pour aligner, enfin, entreprises, citoyens ET gouvernements vers une action environnementale juste, efficace et durable. Pour voir (ou revoir) la vidéo, cliquez ici. Vous aussi, vous pouvez signer (et relayer) la pétition en cliquant sur « L’Affaire du Siècle ».

Entreprises, citoyens, lecteurs… Que pensez-vous de l’Affaire du siècle ? Racontez-nous !

Ecologie : avance-t-on dans le bon sens ?

Pics de températures, départ de Nicolas Hulot d’un côté, plans de mobilité ou encore taxe carburant d’un autre. Il n’y a pas de doute, en 2018, l’écologie est sur le devant de la scène. Et en pleine COP24, l’heure est au bilan. Face aux grandes ambitions de neutralité carbone des gouvernements le climat s’est-il mieux porté en 2018 ? Avance-t-on dans le bon sens ? Décryptons.

2018 : UN BILAN MOROSE POUR LE CLIMAT…

  1. Les vagues de chaleur et catastrophes naturelles se multiplient

2018 a connu des pics de chaleurs hors du commun, à l’international. Les prévisions pour les années 2018 – 2022 ne sont pas plus optimistes avec de nouvelles vagues de chaleur attendues. Conséquence directe, hausse des températures mondiales rime avec une forte perturbation du climat. Cela a également une conséquence financière : le coût des catastrophes naturelles au niveau mondial a augmenté de 1 600 milliards de dollars sur la période 1998-2017 par rapport à  la période 1978-1997. Des catastrophes qui ont porté la France au 10rang mondial des pays les plus touché !

  1. Le scénario catastrophe du dernier rapport du GIEC

Autre mauvaise nouvelle, l’objectif fixé par les Etats lors de la COP21 à Paris n’est pas assez ambitieux pour limiter le réchauffement. C’est ce que confirme le dernier rapport du GIEC publié en octobre. Ce qu’il faut en retenir ? Pour rester sous la barre des 1,5°C en comparaison à l’ère pré-industrielle, il faudra réduire nos émissions de CO2 de 45 % d’ici à 2030. Et en parallèle, mettre en place une démarche de neutralité carbone d’ici à 2050. Autrement dit, cesser, dès que possible, d’émettre plus de COque nous ne pouvons retirer.

  1. Transport : 2secteur le plus émetteur de COdans le monde 

Focus sur le transport. Depuis 20 ans, le secteur n’a pas réussi à réduire ses émissions de COen Europe. En 2018, le transport reste le 2secteur qui pèse le plus dans l’empreinte carbone. Au total, 72 % des émissions polluantes sont causées par le transport routier. Essentiellement des voitures. Si l’on compare à d’autres modes de transport, l’avion et le bateau ne représentent respectivement 10 et 9 % de l’impact COdu secteur.

En France, d’après les chiffres publiés par le Ministère de l’Ecologie, les voitures des particuliers représentent à elles seules, 15,2 % de CO2. Et si l’on regarde au niveau individuel, le bilan est encore pire : le transport représente presque la moitié des émissions carbone d’un ménage avec 42 % d’émissions totales.

Faut-il pour autant baisser les bras ? Certainement pas : 

IL EST ENCORE TEMPS DE LIMITER LES DÉGÂTS  

  1. Citoyens : commençons par des gestes simples mais concrets

La communauté internationale se lève pour mettre en place des actions à impact positif : des iniviatives comme « Il est encore temps » prouvent qu’au-delà d’être sensibilisée, la population se met en marche. Car la bonne nouvelle, c’est qu’à notre niveau déjà, citoyens, avons des outils à disposition pour agir sur notre empreinte carbone. Non pas pour révolutionner la transition énergétique du jour au lendemain. Mais pour agir dès aujourd’hui.

  1. Entreprises, la transition énergétique est aussi rentable

Entreprises, avez-vous encore des doutes concernant la rentabilité de votre démarche environnementale ? Détrompez-vous. Il est possible, et désormais prouvé, d’allier écologies et économies.  C’est ce que prouve le label Solar Impulse Efficient Solution, lancé le 23 mai 2018. Sous l’initiative de Bertrand Piccard, à la tête de la Fondation Solar Impulse, ce label est attribué aux solutions et projets qui sont à la fois rentables ET positives pour le climat. Au total, le label sera attribué à 1000 solutions dans le monde. Et WeNow fait partie des 17 premières labellisées Solar Impulse Efficient Solution.

  1. Le pouvoir de la communauté pour accélérer l’action climat

Autre bonne nouvelle : les bonnes pratiques durables, sont aussi réplicables. Avec le pouvoir de la communication, des réseaux (physiques ou sociaux), les bonnes initiatives peuvent se répandre à grande vitesse. Chez WeNow, nous agissons au quotidien pour faire grandir une communauté de conducteurs qui maîtrise le carburant de sa voiture. Qui suit de près son impact CO2, le réduit et même, le compense grâce à nos projets de compensation carbone certifiés.

2019 : en route pour un bilan plus positif ?

Action climat : et si votre voiture plantait des arbres ?

Si vous suivez WeNow sur les réseaux sociaux, si vous nous avez rencontrés sur des salons, si vous avez fait un tour sur notre site internet… Alors notre slogan 100 % climate positive ne vous est pas inconnu : « et si votre voiture plantait des arbres » ? Pas sous l’effet d’un coup de baguette magique. Mais en suivant un protocole concret en 3 étapes, régi par l’ONU : mesurer, réduire, et compenser le CO2. Une démarche neutralité carbone qui prouve qu’il est encore temps d’agir en faveur du climat. A condition de s’y mettre… maintenant.

Climat : le dernier cri d’alerte

Un énième cri d’alerte a été lancé le 8 octobre dernier par le Giec. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat a publié un nouveau rapport qui alerte plus que jamais : le réchauffement planétaire pourrait atteindre 1,5°C dès 2030. Ce qui nous ferait entrer dans un monde en crise permanente, qui vivrait la perte de la sécurité alimentaire, la disparition d’écosystèmes entiers, sans compter des vagues de chaleur à l’international et la disparition progressive de la banquise…

Pire encore, le rapport nous met en garde sur un élément moins évident à digérer : les Accords de Paris de décembre 2015 ne sont pas suffisants. Même si les états tenaient leurs engagements, nous courons le risque d’atteindre un réchauffement de 3°C d’ici la fin du siècle.

Une urgence : agir dès maintenant

Le constat est fait : à ce rythme, nous allons droit dans le mur. Deux solutions s’offrent à nous (gouvernements, entreprises, citoyens) : se lamenter et baisser les bras en se disant qu’il est trop tard. Ou alors mettre les moyens concrets en place pour enrayer, étape par étape le dérèglement climatique : investir massivement dans des énergies plus propres, accélérer la transition vers une exploitation des sols plus durable, une mobilité bas carbone… Sans oublier les secteurs du bâtiment et l’ensemble des industries. Et les solutions existent. Mieux, des solutions RENTABLES existent. Écoutez Bertrand Piccard en parler.

Le rapport du Giec préconise d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Neutralité carbone, le terme est lâché ! Nous, nous avons la ferme conviction qu’il ne faut pas attendre, qu’il faut s’engager dans une démarche neutre carbone dès maintenant. D’ailleurs, c’est ce que préconise l’ONU.

Neutralité carbone : qu’est-ce que c’est ?  

La neutralité carbone, consiste tout simplement à cesser d’émettre dans l’atmosphère plus de COque nous pouvons en retirer. Car, malheureusement, réduire nos émissions ne va pas suffire. 101 des 116 modèles prospectifs utilisés par le panel intergouvernemental sur le changement climatique supposent que le carbone devra être retiré de l’air afin que le monde ait une chance d’atteindre l’objectif des 2°. Tout secteur devra s’engager dans la neutralité carbone pour assurer la transition. Y compris le transport, qui malgré l’augmentation des ventes de véhicules plus propres, est un secteur qui voit ses émissions de COcroitre d’année en année, d’après l’étude 2018 de l’Ademe.

Neutraliser le COdes véhicules avec WeNow

Chez WeNow, nous avons clairement choisi la deuxième option face à cette crise climatique. Celle d’agir dès maintenant et concrètement sur les émissions de COdans le transport. WeNow est une solution connectée au véhicule qui permet de calculer en temps réel la quantité de carburant consommée, et en parallèle le COémis, trajet après trajet. Ce sont ces mesures précises qui donnent les indicateurs clés pour réduire l’impact environnemental du véhicule.

La 2étape vers la neutralité carbone ? Réduire le CO2 ! En pratiquant l’écoconduite, en changeant nos modes de déplacement… Et enfin, compenser : en finançant des projets de compensation carbone, par exemple ceux labellisés par l’ONU, qui vont retirer de l’atmosphère la même quantité de COque celle émise par la voiture. Autrement dit, celle mesurée par notre solution connectée.

Les projets de compensation carbone peuvent être des parcs d’éoliennes, de protection de la biodiversité, des projets de reforestation… Car les arbres ont ce potentiel énorme de stocker du CO2, sur toute leur durée de vie.

Si le protocole régi par l’ONU s’appelle Climate Neutral Now, ce n’est pas un hasard. N’attendons pas 2050 pour atteindre la neutralité carbone. Agissons dès maintenant, depuis notre véhicule. Et continuons à planter des arbres pour absorber le COque nous émettons.

Saviez-vous que WeNow a été créé spécifiquement dans cet objectif ? Inventer les solutions concrètes qui permettent d’agir, dès aujourd’hui, pour une mobilité bas carbone. WeNow a fêté ses 4 ans, le 27 novembre dernier. Et pour nos 4 ans, nous sommes plus que jamais engagés à neutraliser le COdes véhicules.

Alors, vous aussi, l’imaginez-vous maintenant ? Et si on plantait des arbres pour neutraliser l’impact carbone de notre voiture ? Action !

Dérèglement climatique : nous étions prévenus

Si le dernier rapport du Giec a rendu publique sa première étude sur les effets d’un réchauffement planétaire entre 1,5 et 2°C, l’alerte climat n’est pas un sujet nouveau. En 1979 déjà, les scientifiques alertaient que la production industrielle émettait trop de CO2 et menaçait l’équilibre environnemental. En 1979, le volcanologue Haroun Tazieff prévoyait déjà les dérèglements climatiques d’aujourd’hui. Mais alors, qu’est-ce qui a changé depuis les années 80 ? Sommes-nous la dernière génération qui peut agir pour éviter le scénario catastrophe ? Décryptage.

Dérèglement climatique : nous étions prévenus, dès 1979

Posons d’abord le contexte ! Il était rare à l’époque d’entendre des discours alarmistes sur les risques du réchauffement climatique. Aussi, le discours du Directeur de Recherche au CNRS et volcanologue Haroun Tazieff sonnait comme une prophétie. C’était lors de l’émission « Dossiers à l’écran » du 4 septembre 1979 . Il avait cerné avec précision les dangers de la pollution industrielle et d’une trop grande quantité de COémis par l’activité humaine sur le climat. Il alertait que cette pollution engendrerait les dérèglements climatiques que nous connaissons aujourd’hui.

A l’époque, peu de données étaient disponibles pour déchiffrer l’évolution du climat. Et, surtout, la société se souciait moins qu’aujourd’hui de l’impact carbone de ses activités. Peut-être parce que les effets ne s’en faisaient pas ressentir…

Concrètement, Haroun Tazieff prévenait :

– Que la montée du niveau de la mer serait à craindre à cause de la pollution industrielle. Car elle dégage des quantités de produits chimiques, dont une énorme quantité de CO2, qui accélérerait le réchauffement climatique.

– Qu’avec seulement 2 ou 3°C de plus au niveau planétaire, la fusion des glaces polaires aussi bien dans le sud que dans le nord serait possible.

– Qu’il y avait un espoir pour rééquilibrer l’impact carbone : si l’homme investissait dans des correcteurs automatiques, que sont les forêts et les océans, pour capter le COémis. Un discours que le Commandant Cousteau approuvait.

Impact climat aujourd’hui : où en est-on ?

Le volcanologue avait donc raison. Aujourd’hui, les effets du dérèglement climatique se multiplient. Le réchauffement s’accélère. Et les études scientifiques le confirment. C’est bien l’activité humaine, la pollution des océans, les quantités énormes de plastiques relâchées dans la nature… Ou encore une surconsommation d’énergie et une destruction massive des forêts qui détruisent, étape par étape notre planète.

Un réchauffement planétaire qui s’accélère

Aujourd’hui, nous en sommes déjà à + 0,8°C par rapport à l’ère pré-industrielle. En quelques chiffres : rappelons que 2017 compte parmi l’une des 3 années les plus chaudes jamais enregistrées dans l’histoire moderne. 17 des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle, et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Et ça ne va pas en s’améliorant si l’on considère les pics de chaleur atteints mi-octobre, un peu partout en France… 2018 est déjà annoncée l’année la plus chaude sur les 9 premiers mois de l’année !

A ce rythme, nous nous rapprochons dangereusement des +1,5°C d’ici à 2030 et +3°C d’ici à 2050. Au-delà des températures alarmantes, la fonte des glaces est un autre indicateur de ce dérèglement. On compte à ce jour 30% de glaciers en moins, par rapport aux années 80.

Autre chiffre : le coût des pertes économiques directes dues aux catastrophes climatiques a explosé sur ces 20 dernières années et continue d’augmenter. Ces coûts sont 2,5 fois plus élevés que durant la période 1978 – 1997, d’après le dernier rapport de l’ONU.

Pour préserver demain, comment faire ?

La bonne nouvelle dans tout cela ? Aujourd’hui nous disposons de deux éléments clés qui nous permettront d’éviter le pire. Nous avons accès aux connaissances et aux données climatiques. Et nous avons les compétences technologiques pour basculer vers un modèle économique durable.

Une seule condition est désormais nécessaire. Il faut que collectivement, chaque individu,  chaque entreprise et gouvernement se coordonne pour mettre en place ces solutions bas carbone, adaptées localement.

D’ailleurs, le site « Il est encore temps », nous a beaucoup inspirés cette semaine car il met en lumière des solutions pratiques pour que vous aussi, vous puissiez agir pour le climat, dès maintenant. Il est encore temps d’agir, car nous avons les outils à disposition pour atteindre l’objectif d’une économie décarbonnée.

Une condition : il faut s’y mettre maintenant

Tout comme le prédisait Haroun Tazieff, il est impératif d’investir massivement dans des projets qui stockent du CO2, comme la reforestation, tout en réduisant nos émissions carbone en parallèle.

Des solutions innovantes émergent, partout dans le monde et dans tous les secteurs. Comme le prouve le label Solar Impulse Efficient Solution, le label des solutions efficaces pour l’environnement et rentables à la fois.

Si nous n’avons pas pu éviter que les prédictions du volcanologue Haroun Tazieff ne deviennent réalité aujourd’hui, ne commettons pas deux fois la même erreur. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons les outils pour agir. Alors, au lieu de paniquer ou de faire l’autruche en se disant « à quoi bon », agissons :-).

Climat : la neutralité carbone sur le devant de la scène

Alors que le dernier rapport du Giec annonce, des scénarios climatiques plus alarmants et plus proches que jamais (à horizon 2030), l’humanité entière s’interroge et s’inquiète. Quels sont les seuils du réchauffement planétaire à ne pas dépasser ? Que se passe-t-il au-delà des + 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle ? En réalité, il y a un seul objectif commun à tous, que nous devrions nous fixer pour limliter efficacement les dégâts. Cet objectif s’appelle « neutralité carbone » ou « zéro carbone ». Mais alors, qu’est-ce que concrètement la neutralité carbone et comment y arriver ? 

Se fixer un objectif plutôt qu’un seuil à ne pas dépasser

Au-delà d’alerter sur les risques climat, le dernier rapport du Giec nous annonce quelque chose de nouveau. Même si les états respectent les engagements pris lors de la COP21 en 2015, nous nous rapprochons dangereusement des 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère pré-industrielle. Et à ce rythme, sans réhaussement des ambitions de chaque pays, d’ici à 2100 le réchauffement climatique mondial atteindrait 3°C. Périodes de sécheresse, caniculaires, pénuries d’eau et de terres agricoles cultivables… Personne n’en veut de ce scénario.

Pour autant, fixer des seuils à ne pas dépasser ne semble pas mettre l’humanité en mode « action ». Cela semble plutôt avoir comme effet le découragement.

Et si on se fixait plutôt un objectif ? Un objectif clair, commun à tous, qui met en mouvement et qui prouve que nous avons les solutions nécessaires en mains pour limiter le réchauffement climatique ?

Ne pas confondre « compenser » et « neutraliser »

Cet objectif, s’appelle la neutralité carbone. A ne certainement pas confondre avec le fait de compenser les émissions de CO2. Car neutraliser, signifie s’inscrire dans une démarche complète et en trois temps : mesurer d’abord le CO2 que nous émettons dans le cadre de nos activités humaines et qui ont un impact sur la planète. Réduire au maximum ces émissions, puis compenser ce qui reste. Les trois en parallèle auront d’ailleurs plus d’efficacité, car nous n’avons plus le temps d’attendre.

Compenser, ne suffit pas pour limiter notre impact carbone. Car cela pourrait amener à des dérives : continuer à surconsommer, mais se payer une bonne conscience parce qu’on aura compensé le COpar la suite.

Neutraliser, viser le zéro émission nette, ou une économie décarbonnée. Ces termes désignent le seul objectif valable et qui porte encore un espoir dans la lutte contre le réchauffement climatique. Seulement si nous faisons un virage radical, avec des transformations de nos productions, économies, modes de consommation, pourrions-nous limiter les dégâts. Et seule la mise en œuvre immédiate d’une démarche neutralité carbone assurera un monde plus vivable pour les générations futures.

Un seul objectif : zéro émission nette

Si le message de l’économie décarbonnée porte espoir, sa mise en œuvre est plus compliquée. Sans doute parce que la définition même de la neutralité carbone n’est pas claire pour tous.

D’ailleurs que veut dire neutre carbone ? La neutralité carbone est atteinte lorsque les émissions humaines ne dépassent pas les ressources de la planète. Pour être plus précis, lorsqu’elles ne dépassent pas les puits naturels : les mécanismes qui retirent les gaz à effet de serre tels que l’accroissement de la biomasse ou du carbone dans les sols, leur dissolution dans les océans. C’est uniquement à cette condition que le CO2émis par l’homme cessera d’impacter négativement notre planète.

Saviez-vous d’ailleurs que la majorité des scenarii des scientifiques pour limiter le réchauffement climatique comptent sur le fait que nous allons aussi être capables de retirer du CO2  de l’atmosphère ?

Neutraliser le CO2 : par où commencer ?

Certes, on ne réussira à enrayer le réchauffement climatique que si on se met en action dès aujourd’hui. A condition de savoir par où commencer. Car derrière les grandes ambitions du zéro émission nette, chacun finit par voir zéro à sa porte.

Par où commencer donc pour neutraliser ses émissions ? Par ses émissions directes. Ainsi que celles qui concernent l’ensemble de sa chaine logistique. Si vous êtes entreprise, il s’agit par exemple de faire le bon choix pour vos fournisseurs, vos produits, l’emplacement de votre usine, le mode de transport de vos salariés…

Pour les gouvernements, il est urgent d’imposer la neutralité carbone comme le seul objectif à atteindre par tous. Et d’indiquer quels sont les plans d’action pour y arriver. Donner les outils nécessaires, tout en accélérant les investissements. J’entends par là que pour tendre vers une économie décarbonnée, il est impératif que les investissements vers les solutions propres augmentent, que les entreprises inventent des solutions durables pour produire de l’énergie renouvelable. Tout en engageant un changement de comportement pour leurs salariés.

Chaque pas vers la neutralité carbone compte !

Réduire les émissions de COde nos activités humaines, pour vous et moi, citoyens, cela veut dire adopter des gestes plus écoresponsables dans toute activité qui a un impact direct ou indirect sur l’environnement. Cela passe bien sûr par réduire notre consommation d’énergie, en faisant le choix de mieux identifier nos besoins réels en énergie, et les limiter autant que possible. Cela inclut également nos choix alimentaires, la gestion de nos déchets en privilégiant le tri, en les circuits courts. Et en limitant au maximum nos déchets de plastique. Ces gestes écoresponsables sont à la portée de tous, et peuvent réellement avoir un impact positif sur la planète.

Mais cela inclut également le fait de financer des projets qui vont retirer le CO2de l’atmosphère. Car attendre d’avoir réduit suffisamment ne suffit pas. On émet trop de CO2dans l’atmopshère. Il faut le retirer au plus vite, en parallèle de nos actions quotidiennes pour réduire nos émissions.

Plus on s’attachera individuellement à adopter des comportements écoresponsables, plus nous aurons un impact, collectivement. Et vous ? Quel est votre plan d’action pour neutraliser votre impact carbone ?