Ecologie : le bon discours

« Fin du siècle », « Effondrement de l’humanité », « Tout s’écroule ». Quand on parle d’écologie, on entend (trop) souvent un discours catastrophiste. Chez WeNow, nous sommes convaincus que le catastrophisme n’est pas le ton qui motive le passage à l’action. Au contraire,  il décourage les bonnes initiatives. Voici les quatre axes de communication qui nous semblent pertinents pour engager l’action.  

  1. Donner de l’espoir

Commencer par donner espoir, tout d’abord. C’est important d’alerter sur le réchauffement climatique. Mais c’est encore plus important de montrer que beaucoup de solutions existent déjà. Si le combat semble perdu d’avance, la réaction classique est de baisser les bras. Energies renouvelables, industrie et recyclage, ville durable… Dans tous les secteurs, il existe des solutions à la fois abordables, rentables et efficaces pour l’environnement. C’est ce que démontre Bertrand Piccard et les solutions qui portent le label Solar Impulse Efficient Solution. Pour en savoir plus, cliquez sur la vidéo de Solar Impulse.

Ensuite, montrer qu’il existe des personnes qui y croient, qui agissent à leur niveau, qui développent des outils pour faciliter le passage à l’action. Comme ces youtubeurs tels que Vincent Verzant dans « Partager c’est sympa » ou encore Fabrice de Boni et Axel Lattuadadans « Et tout le monde s’en fout » qui cherchent à engager leurs communautés.

Ou encore comme toutes ces personnes interviewées dans le documentaire « Demain » de Cyril Dion, sorti en 2015. Pour la première fois dans l’histoire de l’écologie, « Demain » mettait en lumière des solutions accessibles à tous, partout dans le monde. En sortant de la projection, on sent comme une bouffée d’optimisme qui donne une envie de s’y mettre.

Enfin, partager toutes les nombreuses solutions à portée de main. Savez-vous que vous pouvez agir depuis votre téléphone, par exemple ? Connaissez-vous l’application Yuka, qui scanne les produits au supermarché pour vous aider à faire les meilleurs choix alimentaires ? Il y a aussi « Too good to go » qui lutte contre le gaspillage alimentaire. Ou encore l’application WAG, qui vous aide, pas à pas, à adopter des habitudes durables.

  1. Rendre l’écologie sympa, ludique, en en montrant les bénéfices

Pour être adoptée, il faut que l’écologie ne soit plus vécue comme une punition, un geste qu’on doit s’empêcher de faire. Il faut au contraire que l’écologie soit vécue comme un enrichissement, une vision positive. Il est, en effet, difficile de se motiver de faire un geste bon pour l’humanité quand on a le sentiment de faire un sacrifice pour soi-même. Arrêter de se focaliser sur ce qu’il ne faut pas faire. Et préférer la démarche « qu’est-ce qu’on peut faire ? » Pour cela, il est nécessaire de jouer sur tous les atouts que présentent les solutions écologiques : bonnes pour la santé, pour le portefeuille…

Ensuite, mettre à disposition des solutions ludiques. Il est bien sûr plus motivant de changer ses modes de consommation quand on voit le résultat de ces actions. Avec l’application WeNow qui vous aide à adopter les bons gestes d’écoconduite, ce sont 15 % d’économies de carburant dès les premiers mois d’utilisation. Avec l’application Yuka, ce sont des effets positifs sur votre santé.

Créer une communauté est également un indicateur motivant et très visible. Vous êtes sensibilisés aux enjeux écologiques ? Plus vous en parlez autour de vous, plus la communauté grandit. Chez WeNow, nous sommes par exemple une communauté de milliers de conducteurs qui agissent pour le climat. Et qui se lancent des défis d’écoconduite pour battre leur classement dans leur application.

  1. Informer de manière factuelle

Pour que les personnes sachent quoi faire, il est indispensable de leur mettre à disposition le bon niveau d’information. Retracer le cycle de vie d’un produit alimentaire par exemple et savoir que tel produit qui vient de loin a émis plus de CO2 qu’un produit local.. Ou encore savoir, avant de faire son choix, que tel ou tel outil informatique n’est pas recyclable. Connaître la quantité de CO2 que représente la production des produits de notre quotidien : électroménager, voiture, etc… Donner les bonnes informations aux citoyens qui souhaitent agir. C’est ce qui les aidera à faire les meilleurs choix durables.

  1. Responsabiliser, sans culpabiliser

Et enfin, il s’agit de proposer d’agir, sans culpabiliser. On ne peut pas agir sur tous les domaines du jour au lendemain. C’est une utopie. Mais par étape, c’est possible. D’ailleurs, saviez-vous que vous pouviez faire votre bilan carbone en ligne ? Vous identifierez sans doute qu’il y a certains domaines dans lesquels vous avez plus de motivation à changer vos habitudes que d’autres. Et cela dépend des personnes. Nous l’avons fait, chez WeNow. Et on s’aperçoit que tout le monde ne se sent pas forcément capable d’avancer sur les mêmes axes. Pour certains, le premier plan d’action sera l’alimentation, pour d’autres, le transport ou l’énergie…

Mais commencer par un domaine à la fois, en franchissant des étapes, sera beaucoup plus motivant, que ne pas agir du tout. Sans compter qu’en parallèle, on peut compenser le CO2 émis, en finançant des projets de compensation volontaire pour retirer de l’atmosphère la même quantité de COque nous avons émise.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous motive à passer à l’action ?

Climat : 2 millions de citoyens mobilisés, et après ?

C’est un cap historique dans la bataille contre le réchauffement climatique. En moins d’un mois, l’Affaire du Siècle a récolté plus de 2 millions de signatures. En demandant massivement des comptes à l’Etat pour son inaction climatique, les français montrent qu’ils sont sensibilisés et ont envie d’agir en faveur du climat. Mais après l’enthousiasme collectif, comment passer à l’action ? Et comment l’Etat peut accompagner concrètement le changement ? D’ailleurs, le peut-il vraiment ?

L’Affaire du Siècle : un point de départ

Attaquer l’Etat en justice pour le forcer à agir ? Peut-être qu’il fallait en arriver là pour sortir du scénario catastrophe. Car malgré les innombrables cris d’alertes et prévisions scientifiques, l’Etat a pris beaucoup de retard. Et les engagements pris lors de la COP21 sont loin d’être respectés. Malheureusement, au rythme actuel, on fonce plutôt vers les 3 à 5°C d’ici la fin du siècle. Autant dire que c’est un scénario dont personne ne veut. Un scénario tellement destructeur que la solution de facilité serait bel et bien de faire l’autruche jusqu’au bout.

Cette mobilisation massive des citoyens marque une première victoire psychologique. Qui est de taille. Saviez-vous que l’Affaire du siècle a même dépassé la pétition contre la hausse des prix du carburant ?

Attaquer l’Etat sert-il à quelque chose ?

Climat : 2 millions de citoyens mobilisés, et après ?

L’Etat français n’est pas le seul à avoir été attaqué en justice pour inaction climatique : les Pays-Bas, la Belgique, la Colombie, le Pakistan, les Etats-Unis sont passés avant. Dans plusieurs pays, la justice a donné raison aux plaignants. Aux Pays-Bas, par exemple, cela a eu une conséquence concrète. Le tribunal de La Haye a ordonné au gouvernement néerlandais de réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays, plus drastiquement et plus rapidement que prévu. D’ici à la fin de l’année 2020, les émissions de COnéerlandaises devront ainsi baisser d’au moins 25% par rapport à leur niveau de 1990. Avant le procès, l’objectif était de 17 %.

De la prise de conscience à l’action

Le succès de la pétition marque un taux de sensibilisation à l’écologie inédit en France. Les français demandent à l’Etat d’agir. Pourtant, l’actualité récente nous l’a bien démontré, les politiques publiques ne sont pas simples à mettre en place. La mise en place d’une écotaxe sur les carburants, censée réduire la consommation d’énergies fossiles, et donc réduire fortement les émissions de CO2, a eu un impact sur le pouvoir d’achat. Elle a été à l’origine du mouvement des gilets jaunes.

Le gouvernement a donc la difficile tâche de mettre en place la transition énergétique tout en étant attentif à son impact social. Car on ne peut pas demander à une famille nombreuse, à faibles revenus, habitant en zone rurale, d’abandonner la voiture. Surtout quand elle n’a pas d’autres moyens de transport. Difficile aussi pour un agriculteur de passer au tout bio, s’il ne peut pas vendre ses productions à un prix qui lui permette de vivre décemment. Que peut faire l’Etat ?

Miser sur les solutions rentables et bas carbone

Pour accélérer la transition énergétique, l’Etat peut faciliter l’accès à des solutions économiques qui soient à la fois rentables, créatrices d’emploi et respectueuses de l’environnement. Car ces solutions existent déjà. Mais il est urgent de les intégrer au quotidien de tous.

C’est ce que prouve notamment Bertrand Piccard, qui sélectionne 1000 solutions efficaces et à la fois rentables. Elles portent le label Solar Impulse Efficient Solution : « une vraie action politique permettra au gouvernement d’aller beaucoup plus loin et d’utiliser ces solutions (…) car s’il n’y a pas de règlementations, d’incitations, ou une vraie démarche politique, toutes ces innovations resteront dans les startups, au lieu d’être utilisées par tous. »

Les institutions publiques ne sont pas LA solution

Pour sortir de la crise climatique, il devient urgent de changer de paradigme. De sortir d’une logique de la recherche du profit à court terme. Et de réfléchir à quels sont les moyens de production, de commercialisation, de consommation qui n’épuisent plus les ressources naturelles. Sur ce point-là, on découvre que les institutions publiques sont dans l’impasse. Comme l’a prouvé la dernière COP. Les institutions publiques ne servent plus de garant de l’intérêt général. Les intérêts individuels de chaque Etat empêchent de trouver des solutions pour l’intérêt public de l’Homme avec un grand H.

Faut-il donc attendre la solution des Etats ou bien faut-il que tout le monde s’y mette ? La prise de conscience populaire donne du poids à la société civile pour venir réclamer aux entreprises des actions en faveur du climat. En fin d’année dernière, par exemple, un groupe de salariés actionnaires du géant du commerce en ligne a déposé une résolution pour obliger Amazon à présenter un plan de lutte contre le changement climatique. Et ces exemples se multiplient.

Le rôle responsable des entreprises

Par ailleurs, les entreprises responsables existent déjà ! Elles se regroupent notamment derrière le label BCorp qui montre leur engagement pour une mission sociétale. Et à impact positif. Parmi ces solutions, WeNow est elle aussi une entreprise BCorp qui met la mission sociétale et environnemental au cœur de sa stratégie.

Enfin, à notre niveau aussi, chaque citoyen peut agir.  Et si on commençait déjà par éviter le gaspillage ? Energétique, alimentaire, vestimentaire… A tous les niveaux, de meilleurs choix sont disponibles pour adopter un comportement plus responsable. Mais ce changement ne sera réussi que si l’Etat, les entreprises et les citoyens s’accordent vers un modèle neutre carbone.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous motive à passer à l’action climatique ?