Compenser le CO2 : vers un monde neutre carbone

Afin de maintenir le réchauffement climatique en-dessous des 2°C, certains gouvernements et villes annoncent viser la neutralité carbone, c’est-à-dire la résolution de tout faire pour ne plus ajouter de CO2 dans l’atmosphère. Dans le cadre de son Plan Climat, la France l’annonce même pour 2050. Seulement voilà, l’annoncer c’est bien, mais maintenant il va falloir le faire… Ne plus émettre de CO2 du tout parait, à cet horizon, impossible. Sans l’annoncer encore clairement, chacun se prépare à compenser ses émissions de CO2

La compensation carbone : qu’est-ce que c’est ?

C’est le fait de neutraliser son impact sur le climat en finançant des projets verts qui vont retirer la même quantité de CO2 que celle qui a été émise. Par exemple en finançant la plantation d’arbres qui, en grandissant, vont capter le CO2. Car ce n’est pas le fait d’émettre du CO2 qui génère le changement climatique. Le CO2 est utile. Sans CO2, la Terre n’aurait pas une température suffisante pour permettre la vie. Mais c’est le fait qu’il y en a de plus en plus dans l’atmosphère qui est problématique. Plus il se concentre dans l’atmosphère, plus il forme une barrière qui empêche les rayons du soleil de passer, ce qui augmente la température… En fait, si on est capable de retirer la même quantité de CO2 que celle qu’on a émise, on maintient la quantité de CO2 stable dans l’atmosphère. On limite donc son impact sur le climat. C’est le principe de la neutralité carbone.

Compensation carbone réglementée et compensation volontaire

C’est le protocole de Kyoto qui a instauré la logique de compensation carbone. 182 Etats, principalement européens, se sont alors engagés à réduire de 5,2 % leurs émissions de carbone sur la période 2005-2020. Pour cela, ils se sont fixés des quotas d’émissions carbone et leur ont donné une valeur. Un crédit carbone correspond à une tonne de CO2 non émise. Les entreprises qui ne réussissent pas à respecter leurs quotas peuvent acheter des crédits carbone à celles qui ont dépassé leurs quotas.

En marge, s’est développée la compensation volontaire. Elle permet à tous ceux qui ne sont pas soumis à des quotas, ou tous ceux qui souhaitent aller au-delà de leurs quotas, de financer des projets verts qui vont compenser leurs émissions de CO2. Les projets permettent :

-soit de capter et stocker le CO2 (plantation d’arbres par exemple),

-soit de diminuer les émissions de CO2 à la source (meilleure efficacité énergétique, installation d’éoliennes à la place de centrales à charbon par exemple).

Ces deux types d’actions permettent de réduire le volume de CO2 présent dans l’atmosphère.

Il existe plusieurs labels de projets, dont le label de l’ONU, dans le cadre de la convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC ou CCNUCC).

Compensation carbone : une poire de discorde

Depuis son apparition, le crédit carbone sème la discorde parmi les protecteurs de l’environnement. Il y a ceux qui considèrent que compenser ses émissions de CO2 est une manière de s’acheter une bonne conscience et de continuer à polluer. Ceux-là ne jurent que par la réduction. Et pour eux, la compensation ne doit s’envisager qu’une fois que tout a été réduit au maximum. D’autres pensent que c’est une solution novatrice et pragmatique, même si elle est perfectible. En réalité, il ne devrait plus y avoir de débat. Les scientifiques nous alertent :  réduire le CO2 ne suffira pas pour enrayer le réchauffement de la planète. Il devient indispensable de mesurer, réduire, ET compenser le CO2. C’est d’ailleurs la démarche promue par la Convention Cadre de l’ONU, nommée Climate Neutral Now. En attendant de pouvoir réduire, on n’agit pas. On n’a plus le temps d’attendre, toutes les solutions qui permettent d’agir sont indispensables. 

La neutralité carbone passera par la compensation

De nombreuses entreprises, villes, Etats ont décidé de se lancer le défi de devenir neutres carbone. En faisant les comptes, tous commencent à s’apercevoir qu’il va falloir faire appel à la compensation carbone. Ainsi, le plan Paris vers la neutralité carbone en 2050, c’est 70 % d’atténuation, 10 % de compensation carbone (15GW d’éolien, 20GW de solaire hors de Paris par exemple), 20 % de séquestration carbone (9 000 km2 de forêts, soit l’équivalent de la Corse). Le tabou commence à se lever…

Saviez-vous que WeNow était la seule entreprise française reconnue par l’ONU pour vous accompangner dans cette démarche ? Et si ensemble on agissait dès maintenant, on pourrait enrayer le réchauffement climatique, pour de bon. Alors, vous rejoignez le mouvement ?

 

Passionnée de développement durable et de communication, je suis persuadée que c'est avec action concrète et engagement que nous construisons un monde meilleur.

#MakeOurPlanetGreatAgain 

 
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