On appelle puits de carbone tous les réservoirs (naturels ou artificiels) qui absorbent et stockent le carbone de l'atmosphère. Les "Puits de carbone" jouent donc un rôle majeur dans l’équilibre naturel car ils éliminent du CO2 de l’atmosphère. Les principaux puits de carbone sont les océans et les forêts.

 

D'où vient le terme "puits de carbone" ?

Avant la période industrielle, le cycle du carbone avait trouvé un équilibre naturel : la nature émettait du CO2 mais savait aussi la capter. Mais, l’utilisation de combustibles fossiles, la déforestation, et la production de masse ont introduit un déséquilibre dans le cycle du carbone.

La quantité de CO2 dans l’atmosphère a beaucoup augmenté. On a commencé à s'intéresser à ce qui permettait de retirer le CO2 de l'atmosphère, qu'on a appelé "Puits de carbone". 

Les Océans 

Les océans forment un des 2 plus importants puits de carbone à la surface de la Terre. Comment absorbent-ils le CO2 ?

Le CO2 se dissout dans l’eau - comme un cachet d’aspirine. Plus les eaux sont froides, mieux le CO2 se dissout. 

Deux phénomènes se produisent en parallèle.

  • Les courants froids emportent une partie du CO2 vers le fond pour former des stocks de carbone (le carbone y est prisonnier). Dans l'Atlantique nord, par exemple, à proximité de la banquise, on trouve l'un des plus grands puits de carbone au monde.
  • Une grosse partie du gaz se mélange avec le reste de l'océan. 

 

Les forêts

Les végétaux ont besoin de CO2 pour se développer. Grâce au processus de photosynthèse, les arbres rejettent donc de l’oxygène et stockent/séquestrent le CO2 dans le bois.

Lorsque la biomasse qui stocke le CO2 est détruite (déforestation par exemple) ou abîmée (sécheresse, incendies, coupes rases, etc), le stock de CO2 séquestré est relâché dans l’atmosphère.

C’est pourquoi aujourd’hui, on dit que la forêt amazonienne relâche plus de CO2 qu’elle n’en absorbe. Selon l’étude publiée par Nature Climate Change, l’Amazonie brésilienne a ainsi émis environ 18 % de plus de carbone qu’elle n’en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées.

 

Bonne nouvelle, il existe une solution ! Baisser nos émissions de GES ! Et chaque geste compte, au quotidien !