Contenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C en réduisant les émissions de CO: l’objectif fixé dans le cadre de l’Accord de Paris à la COP21 était clair. C’était en 2015. Depuis, les émissions de COn’ont pas baissé. Encore moins dans le transport. Il devient urgent d’agir. Toutes les solutions sont nécessaires. La compensation carbone en fait partie. Alors pourquoi l’opposer à la réduction des émissions de CO2 ?

Le COen hausse, en particulier dans le transport

Le COest un gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique.  Après quelques années de stabilité voire de baisse, les émissions de COsont reparties à la hausse fin 2017 dans le monde, et en France. Le secteur du transport est l’un des secteurs les plus contributifs. D’ici à 2050, c’est même le secteur dans lequel la progression des émissions carbone est la plus forte. Qu’il s’agisse de transport de marchandises ou de personnes. Car à y regarder de plus près, sur 60 % de transports de passagers, près de la moitié du COémis est dû aux déplacements urbains.

Réduire le COne suffit pas

Une chose est sûre. Au rythme auquel augmente la population mondiale et le CO2, réduire nos émissions ne suffira pas pour contenir le réchauffement climatique en-deçà d’un seuil acceptable pour la vie sur terre. C’est ce qu’alertent la plupart des scénarios scientifiques récents. (101 des 116 modèles prospectifs sur le changement climatique supposent que le carbone devra être retiré de l’air afin que le monde ait une chance d’atteindre l’objectif des 2°C).

Pourquoi réduire le COne suffit pas ? Parce qu’au rythme actuel de nos développements économiques, nous nous rapprochons dangereusement des 2°C. Et en réalité, les engagements pris par les États lors de la COP21 ne sont pas assez ambitieux. Pour le moment, les engagements pris par les Etats signataires de l’Accord de Paris, mènent à une augmentation de 3,7 à 4°C. Le double de l’objectif visé. Et dire qu’à 2°C déjà, les scientifiques annoncent des conséquences irréversibles sur terre. Cela fait réfléchir.

Pour limiter les émissions générées par nos activités humaines, nous avons besoin de retirer de l’atmosphère autant de COque possible. C’est possible via la compensation carbone.

Compenser, qu’est-ce que c’est ?

Compenser ses émissions de COconsiste à mesurer les émissions de COgénérées par une action humaine (un voyage, un trajet, un événement…) et à financer, en parallèle un projet qui va retirer de l’atmosphère la même quantité de CO2 que celle mesurée. C'est l’un des fondamentaux des mécanismes du Protocole de Kyoto.L’idée, c’est qu’au-delà de faire des efforts pour réduire, il faut viser à atteindre un impact neutre sur le climat. Émettre d’un côté, retirer de l’autre.

C’est ce que prône également l’ONU via son initiative Climate Neutral Now. Lancée en 2015, elle invite entreprises, organisations, gouvernements et citoyens à œuvrer pour la neutralité climatique en réduisant leur empreinte climatique grâce à une méthode simple en trois étapes. Cette méthode consiste à :

- Mesurer les émissions de gaz à effet de serre;

- Les réduire autant que possible.

- Compenser celles qui ne peuvent pas être évitées

Réduire ou compenser ?

Clairement il ne faut pas que le fait de compenser soit une excuse pour ne pas chercher à réduire le CO2. Mais le schéma de pensée actuel laisse entendre qu’il faut attendre d’avoir réduit le plus possible, avant de compenser. Pourquoi attendre au juste ? Pourquoi ne pas le faire en parallèle, quand on sait que le réchauffement, lui, n’attend pas ? Et qu’au contraire, il accélère ? Pourquoi également ne pas accélérer ce processus et compenser davantage de CO2 ?

Chez WeNow, par exemple, nous sommes engagés auprès de notre partenaire, l’ONU, pour compenser 200 % de nos émissions de COpar an. Nous soutenons la biodiversité, les énergies propres et la reforestation, entre autres.

Et vous ? La compensation carbone et la neutralité ça vous parle ? Quelles sont vos actions pour un impact neutre ou positif sur le climat ?