Semaine européenne de la mobilité : le vrai bilan

Du 16 au 22 septembre, c’est la semaine européenne de la mobilité. Le thème, cette année : la marche à pied et le vélo. Mais quel est l’impact réel de ce genre de mobilisation ? On vous livre nos réactions à chaud.

Il n’y a pas que les mobilités douces dans la vie 

Chaque année, on nous rebat les oreilles avec les mobilités douces. Résultat : les entreprises n’arrivent pas à les mettre en place culpabilisent. Elles finissent par croire qu’il n’y a pas d’écologie sans grand sacrifice. Or, l’impact réel des mobilités douces sur le réchauffement climatique est pour l’instant minime car … Difficilement applicable à grande échelle. On s’explique : marcher ou faire du vélo, c’est très bien pour la planète et pour la santé. On ne reviendra pas là-dessus. Mais ce n’est pas à la portée de tout le monde… Tout d’abord, seuls les citadins qui habitent près de leur lieu de travail peuvent s’y mettre. Et encore, de préférence quand il fait beau, quand il y a des douches ou vestiaires au bureau… Par ailleurs, certaines entreprises peuvent se montrer réticentes face aux risques d’accidents à vélo. Les incitations demeurent donc limitées. Quant au covoiturage, les chiffres sont intéressants au lancement. Mais ils peinent à s’installer dans le temps, en raison des contraintes organisationnelles que cela implique.

Loin de nous l’idée de dire que les mobilités douces sont un leurre. Elles ont leur place dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais cette place est restreinte. Il convient donc de se poser la question de leur réel impact sur l’environnement et des alternatives possibles pour être plus efficace.

Et si la semaine de la mobilité durait toute l’année ?

Le problème est que cette semaine européenne de la mobilité se traduit souvent dans les entreprises par l’organisation d’animations. Celles-ci demandent beaucoup d’énergie comparée… à leurs effets réels dans le temps. Or, il serait préférable qu’une orientation forte et adaptée aux besoins de l’entreprise soit prise pour s’inscrire dans le durée… Faisant ainsi de la semaine de la mobilité un point culminant propice au bilan plutôt qu’au lancement d’actions inadaptées qui auront du mal à se pérenniser.

Alors concrètement ça veut dire quoi ? Vos collaborateurs habitent loin, l’entreprise est située en zone rurale ? Pas utile de faire la promotion à outrance du vélo ou de la marche. En revanche, vous pouvez profiter de la semaine européenne de la mobilité pour les coacher à l’écoconduite. Ou les faire participer à un challenge qui leur enseignera ses grands principes ! Pour rappel, l’écoconduite, c’est 5 à 15% d’économies de carburant… Vous pouvez aussi les sensibiliser à la neutralité carbone et leur expliquer ce qu’est la compensation carbone. Autant de solutions qui auront un impact plus fort sur la réduction de leurs émissions carbone et qui vous permettront de présenter un bilan positif à la prochaine Semaine européenne de la mobilité ! Engager les collaborateurs passe par la promotion de solutions qui répondent à leurs besoins réels. C’est comme ça que vous arriverez à les faire réfléchir et in fine changer leurs habitudes. C’est le signe d’une réelle démarche engagée ! 

Flottes d’entreprises : quelles tendances pour 2019 ?

L’Arval Mobility Observatory (AMO) a dévoilé les résultats de son baromètre 2019 des flottes d’entreprise[1] et c’est du lourd ! Véhicules à faibles émissions, diesel-bashing, mobilité alternative… On vous dit tout sur les grandes tendances 2019. 

Le diesel toujours dans la course

46 % des entreprises sondées en France souhaitent continuer à acheter des véhicules diesel neufs ! On peut dire que le diesel maintient le cap malgré un « bashing » soutenu ces dernières années. Un résultat qu’il faut tout de même nuancer. Seules 3 % prévoient d’augmenter la part de véhicules diesel dans leur flotte si les constructeurs leur proposent des motorisations avec les mêmes niveaux d’émissions de NOx et de particules fines que l’essence. 

Les véhicules à faibles émissions de plus en plus plébiscités   

85 % des flottes d’entreprises françaises de plus de 1 000 salariés ont déjà ou envisagent d’intégrer au moins un véhicule hybride, hybride rechargeable ou électrique dans les trois prochaines années. Ce pourcentage descend à 51 % si l’on inclut l’ensemble des entreprises hexagonales.  La France se place donc dans le peloton de tête européen. Seules 40 % des entreprises en Europe utilisent ou envisagent d’utiliser au moins un hybride, hybride rechargeable ou électrique. Ce taux remonte à 62 % dans les entreprises de plus de 250 salariés.

L’entrée remarquée des mobilités alternatives

Les grandes et très grandes entreprises ont largement intégré les solutions de mobilité alternatives. 68 % pratiquent l’autopartage et 67 % ont mis en place le covoiturage. Ces chiffres, légèrement supérieurs à la moyenne européenne, qui confirment une tendance bien ancrée. A noter que ces solutions sont aussi un levier de recrutement de nouveaux talents. Les Millenials plébiscitent en effet de plus en plus les alternatives aux véhicules d’entreprise même propres. Ils sont 70 % à préférer le covoiturage, 65 % l’autopartage, 45 % le crédit mobilité et 25 % le vélo partagé.

D’ici 3 ans, toutes les tailles d’entreprises envisagent d’intégrer des énergie alternatives (hybrides 30 %, véhicules électriques 26%). Mais ces solutions ne devraient ni remplacer ni diminuer les flottes d’entreprises à terme. « Seulement » 48% des grandes et très grandes entreprises françaises se déclarent prêtes à abandonner tout ou une partie de leur parc au profit de ces alternatives. 

Et la car policy dans tout ça ? 

Le CO2 reste la première donnée prise en compte dans l’élaboration des car policy : 74 % pour les grandes entreprises et 88 % pour les très grandes entreprises. Loin devant les particules fines (39% pour les très grandes entreprises et 35 % pour les grandes entreprises). 

Par ailleurs, seulement 14 % des grandes et très grandes entreprises ont réalisé leur plan de mobilité (PDM) ! Obligatoire depuis le 1er janvier 2018, le PDM désigne un ensemble de mesures visant à optimiser l’efficacité des déplacements des salariés d’une entreprise pour diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier. Il s’agit d’un véritable projet d’entreprise visant à favoriser l’usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle ! Parmi les 14 % des grandes et très grandes entreprises ayant mis en place leur PDM, 85 % ont opté pour le covoiturage, 65% pour le télétravail, 60 % pour l’autopartage et 55 % pour des bureaux partagés. 

Enfin, 63% des entreprises interrogées déclarent ne pas avoir mis en place de plan d’action pour améliorer la gestion de leur flotte… C’est la rentrée. L’occasion de réfléchir à une car policy performante !


[1] : Enquête réalisée avec l’institut CSA du 6 au 29 mars 2019 auprès de 3 613 entreprises européennes, dont 301 en France.

Climat : le transport (très) en retard

Le Haut Conseil pour le Climat a rendu son rapport sur la politique française en matière de climat et ça pique un peu (beaucoup). Les transports, 1èresource d’émissions de gaz à effet de serre, en prennent pour leur grade. Tour d’horizon. 

Au rapport messieurs dames !

Créé en novembre 2018 en pleine crise des Gilets Jaunes, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) est un organisme composé d’experts indépendants chargé d’évaluer les politiques publiques et de formuler des recommandations pour réduire les gaz à effet de serre. Il a rendu son premier rapport ce mercredi 26 juin au Premier ministre, qui a désormais 6 mois pour répondre devant le Sénat et l’Assemblée. Le constat est sans appel : la France n’a aucune chance d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 si elle continue sur sa trajectoire actuelle. Avoir des ambitions, c’est bien, obtenir des résultats, c’est mieux. 

Pas de quoi être transporté 

Si le budget carbone 2015-2018 n’a pas été respecté et que nos émissions de CO2 sont 2 fois inférieures à l’objectif fixé, c’est en grande partie à cause des transports. Pourquoi ? Tout simplement parce que les émissions de CO2liées aux transports n’ont pas diminué depuis 10 ans. Aouch. Quand on vous dit que ça pique … Les transports représentent à eux seuls un tiers des des émissions de gaz à effet de serre en France ! Depuis 2015, ils ont augmenté 3 fois plus vite que prévu en volume, sans qu’on observe de transfert modal de la voiture vers le train, tram, bus, métro ou vélo. Cette année, la taxe carbone a été gelée suite au mouvement des Gilets Jaunes et la taxe kérosène sur les vols intérieurs a été rejetée par l’Assemblée nationale. L’essence gagne du terrain sur le diesel et les émissions de CO2liées aux transports aérien et maritime internationaux ne sont toujours pas prises en compte dans le bilan carbone de la France, faussant tous les résultats. Aïe aïe aïe.

Les entreprises peuvent (et doivent) prendre leurs responsabilités 

Loin d’être décourageant, ce rapport doit nous inciter à l’action. Les entreprises ont un rôle crucial à jouer pour réussir à diminuer les émissions de CO2liées aux transports. Gestionnaires de parc, responsables RSE, dirigeants … Vous pouvez agir dès maintenant ! Votre levier ? La révision de la car policy de l’entreprise pour la rendre plus verte. Comment ? A travers 5 étapes :

  1. Mesurer vos émissions de COde manière réelle (contrairement à celles annoncées par les constructeurs qui sont homologuées)
  2. Sensibiliser vos collaborateurs à l’impact du transport et au calcul de leur empreinte carbone, sur laquelle WeNow peut vous accompagner avec sa formation digitale
  3. Former et encourager vos collaborateurs à l’écoconduite, qui contrairement aux idées reçues ne fait pas perdre de temps et sur laquelle WeNow peut aussi vous accompagner (apprentissage des réflexes, challenges de motivation…)
  4. Compenser les émissions de CO2en les neutralisant via la plantation d’arbres, une action bien réelle qui donne envie aux collaborateurs de s’investir 
  5. Identifier dans vos flottes les véhicules pertinents pour un passage en électrique et hybride (on a bien dit « pertinents », car si ce n’est pas le cas cela produit l’effet inverse)

Vous êtes prêts ? Nous aussi. Notre défi : que le prochain rapport annuel du Haut Conseil pour le Climat soit plus enchanteur que celui-ci. 

Fin de la voiture thermique : rêve ou réalité ?

Branle-bas de combat ! Les députés français ont voté le 11 juin la fin de la vente de véhicules thermiques d’ici 2040. Le compte à rebours serait-il lancé ? Attention à ne pas l’enterrer trop vite. Car la voiture thermique représente aujourd’hui 98,5% des ventes de véhicules neufs en France. On est encore loin de la fin de course annoncée…

Gare à la poudre de perlimpinpin 

« La France se fixe l’objectif d’atteindre, d’ici à 2050, la décarbonation complète du secteur des transports terrestres ». Telle est l’ambition de la loi d’orientation des mobilités (LOM). Elle inclut depuis le 17 mai la fin de la vente de véhicules thermiques neufs. A travers cette mesure, la France emboîte le pas à des pays comme la Norvège ou le Danemark. Pourtant, on se souvient très bien d’une autre ambition formulée par Nicolas Hulot en 2018 : la montée en régime de la taxe carbone, dont le coût social fut à l’origine de la colère des Gilets Jaunes… Pour finalement aboutir à la suspension de cette taxe en 2019. Un pas en avant, deux pas en arrière. Sachant que la loi LOM n’est pas encore votée, on est en droit de se montrer prudents.

Une route plus longue qu’on ne croit 

Un parc de véhicules met en moyenne 10 ans à se renouveler : voilà qui nous fait relativiser l’échéance de 2040 ! Sans oublier qu’aujourd’hui, 7 Français sur 10 prennent tous les jours la voiture pour se rendre au travail. Parmi eux, une majorité de salariés en zones périurbaines et rurales, notamment pour des trajets de banlieue à banlieue. Souvent des ouvriers (78%) et professions intermédiaires (75%). Ils sont rejoints sur les routes par les véhicules de livraison des entreprises. A ces besoins réels s’ajoutent aussi les tendances, tenaces elles aussi. En témoigne le succès persistant des SUV, qui représentaient en 2017 le tiers des immatriculations en France. Or, ces 4×4 urbains ultra prisés des Français sont aussi très consommateurs de carburant… 

Si l’orientation est bonne, le chemin ne l’est pas (encore) 

Good news : des taxes incitatives sont mises en place pour nous amener vers des véhicules plus propres. 

Bad news : elles ne produisent pas l’effet escompté. Bien au contraire, on constate ces dernières années un recul du diesel au profit de l’essence. L’objectif affiché était de réduire les émissions de particules. Le résultat est tout autre. Les nouveaux véhicules diesel n’émettent pas plus de particules que les véhicules essence. Et le report vers les véhicules à essence a indubitablement entraîné une surconsommation et l’augmentation des émissions de CO2. Un pas en avant, deux pas en arrière. 

Le même constat s’applique à la progression des véhicules hybrides, encouragée elle aussi par une taxation favorable. Séduisante à bien des égards, la voiture hybride montre aujourd’hui ses limites en matière de réduction de la consommation. Elle est certes très adaptée aux déplacements en ville. Mais elle a une fâcheuse tendance à surconsommer dans des trajets extra urbains… Un pas en avant… Vous connaissez la suite. 

Le compte à rebours (le vrai) 

On ne va pas se mentir, la voiture thermique a encore de beaux jours devant elle. Est-ce incompatible avec la sobriété ? Bien sûr que non ! D’autant qu’on ne peut pas se permettre d’attendre 2040 pour se retrousser les manches. Souvenez-vous, la France s’était engagée lors de la COP21 à réduire de 40% ses émissions de CO2d’ici 2030.  Le vrai compte à rebours est là ! Il nous reste à peine 10 ans pour redresser la barre et atteindre cet objectif dont nous nous éloignons actuellement. Si la suppression des véhicules thermiques nous donne un cadre à long terme, notamment pour les industries, c’est à court et moyen terme qu’on doit s’engager collectivement et individuellement. D’ici 2050, les gouvernements se seront succédés… Qui sait ce que l’avenir nous réserve ? 

Il nous faut donc trouver dès aujourd’hui des solutions pour réduire consommation de carburant et émissions de CO2. Alors on décélère et on réfléchit : quels véhicules et carburants sont les mieux adaptés à nos usages ? Quels déplacements sont vraiment nécessaires et quels sont ceux qui peuvent être remplacés par une visioconférence ? Le train n’est-il pas plus reposant et écologique sur les longues distances ? Grands ou petits trajets, déplacements quotidiens ou moins fréquents, transport de charges lourdes ou voyages légers… Selon les besoins se dessinent les types de transports et de carburants nécessaires pour réduire notre empreinte environnementale. Et lorsque la voiture est indispensable, à nous d’adopter les bons gestes d’éco-conduite qui peuvent faire économiser jusqu’à 15% de carburant !  Pour les gestionnaires de flottes, c’est toute la car policy qu’il faut revoir en faisant attention à l’usage et à la consommation de carburant pour une utilisation raisonnée (et raisonnable) !

Et puis après tout, si les sneakers blanches ont pu retrouver une deuxième jeunesse après les années 80, si les légumes anciens réapparaissent dans nos assiettes et si la fière moustache de nos arrières grands-pères a réussi son come-back fashion, gageons que la voiture thermique est capable de se réinventer avec nos nouveaux usages. Et pourquoi pas devenir rétro-cool ET environnement-compatible. 

Mobilité verte en zone rurale : ANOR relève le défi

Donner à chacun les moyens d’agir pour une mobilité durable. L’objectif fixé par le Parc Naturel Régional de l’Avesnois et WeNow en lançant le projet My Anor My Mobility était ambitieux. Car en zone rurale, difficile de se passer de la voiture. Pourtant, en un an, les habitants de la ville d’ANOR ont adopté l’écoconduite, réduit de 13 % leur budget carburant, neutralisé le CO2 de leurs déplacements. Et entièrement repensé leur mobilité. Retour sur une expérimentation réussie et 100 % engagée pour le climat.

13 % d’économies de carburant en un an

Agir sur l’impact carbone de ses déplacements, en réduisant la consommation de carburant. Les habitants volontaires de la ville d’ANOR, Hauts de France, ont relevé le défi. Pendant un an, ils ont suivi le coaching digital d’écoconduite de WeNow. Eviter le gaspillage de carburant vous dites ? Objectif atteint, dès les 6 premiers mois d’utilisation du service WeNow. Collectivement, les conducteurs atteignent 13 % d’économies. Un chiffre qui s’est stabilisé sur toute l’année d’expérimentation. 

Grâce au score d’éco-conduite WeNow disponible sur leur application mobile, les conducteurs ont pu suivre leur efficacité énergétique trajet après trajet. Et booster leurs performances, notamment lors des 2 challenges proposés par WeNow, à mi-parcours, puis à la fin de l’expérimentation.

Petits ou grands rouleurs, les conducteurs témoignent avoir découvert les gestes d’écoconduite et avoir durablement changé leur manière de conduire. 

Une mobilité plus propre adoptée

L’objectif de l’expérimentation était non seulement d’apprendre aux conducteurs à écoconduire, mais également leur faire tester de nouvelles formes de mobilité : train, covoiturage, vélos électriques… Ainsi 13 personnes ont testé les vélos . à assistance électrique disponibles à la Mairie d’Anor. 4 l’ont d’ailleurs définitivement adopté. Et le plus étonnant, c’est que 2 d’entre elles n’utilisaient jamais le vélo auparavant. D’autres testeurs ont décidé de remplacer la voiture par le train, pour des trajets professionnels du quotidien. Enfin, une personne a également entrepris une démarche pour remplacer son véhicule thermique par un véhicule électrique. 

Au vu du succés au vélo à assistance électrique, la ville d’Anor a récemment fait l’acquisition de 4 vélos à assistance électrique, 1 qu’elle mettra à disposition gratuitement pour du test auprès de ses habitants, les 3 autres en location longue durée. Les 3 vélos proposés en location ont d’ailleurs très vite trouvé leur cycliste ! Enfin en parallèle, une démarche d’autostop participatif, nommé « stop connecté » a été initié par SNCF. Ce sont deux panneaux qui ont été installés à Anor et à Fourmies permettant la mise en place d’une démarche d’auto stop organisé. 

Une réelle prise de conscience de l’impact climat de leurs déplacements 

Lors de l’atelier de clôture, animé par la Chaire Explorateurs de la Transition, qui s’est tenu le samedi 23 mars à ANOR, les testeurs ont confié qu’ils pensent davantage à l’impact écologique de chacun de leurs trajets. Et avant d’envisager de prendre la voiture, ils réfléchissent à la possibilité de prendre le vélo, le train ou encore le co-voiturage pour limiter le CO2émis. Des modes de déplacements permis grâce aux partenaires de l’expérimentation (l’Ademe, la Région Hauts-de-France et le Département du Nord, l’Agence d’Urbanisme de Maubeuge, Transdev, l’ADAV, la SNCF et la MACIF).

L’engagement environnemental de Anor est par ailleurs allé plus loin. Les émissions de CO2de l’ensemble des véhicules des testeurs ont été compensées, grâce au financement d’un projet de construction d’un parc éolien à Tamil Nadu, en Inde.

« Anor est une ville engagée pour le climat depuis plusieurs années », annonçait Jean-Luc Perat, Maire d’Anor. « Avec WeNow, nous touchons à un sujet primordial en milieu rural : LA MOBILITÉ. Grâce à cette solution, nous pouvons sensibiliser les conducteurs et leur donner une vraie place d’acteur. Notre objectif est d’aider les habitants à s’approprier leur mobilité durable de demain ».

Bravo à la commune d’ANOR pour sa démarche engagée mobilité bas carbone en zone rurale. Bravo à tous les partenaires et à nos fidèles éco-conducteurs de construire ensemble, une mobilité plus juste, plus durable, dès aujourd’hui. 

ANOR 1 année d'expérimentation réussie avec WeNow

Plan de Mobilité : 5 étapes pour y arriver

Obligatoire depuis un an, le PDM peine à trouver sa place en entreprise. Et pour cause, après avoir testé co-voiturage, vélo… les entreprises peinent à avancer. Pour vous guider, voici 5 étapes-clé pour vous aider à transformer votre Plan de Mobilité en actions durables.

  1. Attention aux objectifs irréalistes

En entreprise, l’idée n’est-elle de se fixer des objectifs atteignables. Au lieu de s’engager dans des grandes ambitions, interrogez-vous sur le « comment réduire l’empreinte carbone de votre parc automobile ».

Quitte à dépasser ensuite les objectifs initialement fixés ! Avec l’entreprise de BTP CHARIER, nous avons dépassé les objectifs de réduction du CO2. Alors que nous ambitionnions de réduire de 10 % les émissions de COde la flotte auto, voilà qu’en à peine 5 mois, l’entreprise de BTP a atteint 17 % d’économies de carburant.

  1. Le véhicule électrique ? Pour certains usages seulement 

Autre bonne question à se poser : le véhicule électrique, est-il adapté à ma flotte ? Et pour quels usages ? Se reposer sur l’arrivée du tout électrique pour réduire l’impact carbone de la mobilité. Fausse bonne piste. Le véhicule électrique fera partie du mix énergétique, mais ne sera pas LA solution unique. D’ailleurs, le saviez-vous ? La rentabilité financière et environnementale d’un véhicule électrique dépend du nombre de kilomètres parcourus… Et donc ces usages. Le VE ne sera intéressant d’un point de vue économies et impact climat que s’il est utilisé intensément. D’après l’ADEME, cela équivaut à un usage de 50 à 80km par jour. Et plutôt pour un usage urbain. Soit 20 000 km par an, en ville ! Vos collaborateurs roulent moins que ça ? Alors passez votre chemin, l’électrique n’est pas la solution. 

  1. Quels efforts vont collaborateurs sont-ils prêts à faire ?

Derrière les objectifs, il y a l’humain. Pour réussir la transition de votre mobilité en interne, il est impératif d’intégrer vos collaborateurs. Alors plutôt que de leur imposer des objectifs (souvent irréalistes) à atteindre, la question à se poser est peut-être : quels efforts sont-ils prêts à faire ? Remplacer les trajets domicile-travail par du covoiturage ? Pas toujours possible. Surtout lorsque l’on court le matin pour déposer tout ce p’tit monde à l’école. En revanche, une solution intermédiaire consiste à privilégier l’autopartage pour les trajets professionnels récurrents. Vous avez une réunion mensuelle qui se déroule sur un autre site ? Super, proposez à l’ensemble des participants des sessions de co-voiturage.

Ou encore le télétravail, une fois par semaine, pour éviter les déplacements.

  1. Sensibilisez et formez vos collaborateurs à l’éco-conduite

Nous l’avons vu, la transition ne se fera pas du jour au lendemain. Quant au bon mix énergétique de votre flotte…Cela prendra sans doute du temps à installer. En attendant, il y a une action concrète que vous pouvez mettre en place dès maintenant pour sensibiliser vos collaborateurs à la mobilité durable. Les former à l’éco-conduite. Car avec quelques gestes au quotidien, ils apprendront à prendre conscience de l’impact CO2réel de leurs trajets. Vous les rendrez acteurs de leur mobilité. Et vous atteindrez au moins 10 à 15 % d’économies de carburant (et donc de CO2) garantis !

Bonus, l’éco-conduite aura un effet positif sur la sécurité routière de vos salariés. Ils seront plus reposés, plus attentifs. Les risques d’accident seront réduits de 15 %. Plus d’informations dans notre article L’éco conduite au service de la sécurité routière !

5. Proposez-leur un suivi dans le temps

C’est un peu comme les résolutions du nouvel an. On est hyper enthousiastes en début d’année. On se fixe des objectifs hyper ambitieux. Et puis fin janvier, c’est déjà les anciennes habitudes qui reprennent. En éco conduite c’est pareil. L’exemple du Groupe La Poste a démontré qu’après une formation à l’éco conduite en présentiel, les bons gestes se perdent dans les 6 mois qui ont suivi la formation.

Vous pouvez alors privilégier le format digital, pour ancrer les bons gestes au quotidien. Les utilisateurs d’applications mobiles à l’éco conduite sont d’ailleurs motivés par l’aspect digital, personnalisé et qui leur offre la possibilité de se lancer des défis sur une application mobile. Découvrez leur témoignage sur l’usage de l’application WeNow.

Et dans votre entreprise ? Quelles sont les bons leviers qui vous aident à concrétiser votre plan de mobilité ?

Le véhicule électrique, en vrai

Il est annoncé comme le mode de transport propre de demain. Largement médiatisé, le véhicule électrique est souvent présenté comme LA solution révolutionnaire bas carbone. Mais attention à l’une utopie du tout électrique. Impact climat réel, usages…. Décryptage de 4 idées reçues sur le véhicule électrique. Et son impact réel.

  1. « Le véhicule électrique est propre »

FAUX. Le véhicule électrique correspond au véhicule nucléaire en France. Il ne faut jamais oublier la question des déchets nucléaires lorsque l’on parle du véhicule électrique. Pourtant, plus personne n’en parle.

Le véhicule électrique, en vraiAutre élément important :  la production de sa batterie. Elle nécessite l’extraction de lithium, iridium, platine, cobalt et terres rares. Sans eux, il n’y a pas de batteries électriques (ni même de téléphones portables ou de fibre optique…) Mais le problème est que leur extraction massive pose un réel enjeu écologique. Car pour obtenir quelques kilos de métaux rares, il faut extraire des tonnes de terre. Et si la demande explose, ces métaux deviendront encore plus rares…

Enfin, le véhicule propre n’existera pas. Toutes les technologies développées par les constructeurs automobiles vont utiliser de l’énergie. Toutes les énergies finales auront fait l’objet de transformation avant d’être consommées dans les moteurs. La transformation d’énergie primaire en énergie finale génère des déchets dans tous les cas.

  1. « Le véhicule électrique a une empreinte carbone inférieure à celle du véhicule thermique »

FAUX. Les études qui comparent le cycle de vie d’un véhicule électrique à celui d’un véhicule thermique font une hypothèse centrale qui ne tient pas compte des usages réels : Le nombre de km parcourus de 150 000 km sur la durée de vie du véhicule.

Pourtant, les déplacements urbains de particuliers oscillent entre 2000 km et 8000km/an, avec une moyenne de 5000 km/an (environ 25 km/jour). Il faut se projeter sur une période de 30 ans pour comparer des cycles de vie : une aberration dans la vie réelle. L’Ademe nous alerte sur la nécessité d’un kilométrage moyen supérieur à 20 000 km/an pour utiliser un véhicule électrique et explique que les flottes de véhicules électriques partagées ont le plus de chance de correspondre à l’usage adapté au véhicule électrique.

La réalité est que le véhicule électrique est principalement vendu à des particuliers qui vivent en centre-ville de métropole et qui ont un usage insuffisamment intense pour que l’équation économique et écologique soit gagnante.

Tant qu’on ne conditionne pas l’achat d’un véhicule électrique à un usage, on risque d’aggraver la situation. C’est le devoir d’un constructeur automobile d’informer sur cette réalité.

Pire encore. L’Europe incite les constructeurs automobiles à vendre le plus de véhicules dits « Zero emissions » pour atteindre leurs objectifs de réduction du gCO2/km. Certains constructeurs s’apprêtent à faire « don » de véhicules électriques pour éviter des pénalités et atteindre les objectifs de réduction fixés. Quitte à ce que ces véhicules ne soient pas utilisés.

  1. « Réduire l’impact de la batterie est facile, car on peut la recycler »

FAUX. Ou plutôt, pas si simple. Aujourd’hui, ce recyclage nécessite une grande quantité d’énergie et de procédés chimiques, pour séparer efficacement tous les composants de la batterie. Même si plusieurs programmes sont à l’étude pour réduire les coûts et la consommation d’énergie dans le recyclage de la batterie, aujourd’hui, ce recyclage coûte cher.  Il coûte même plus cher que l’extraction. Dans le piège du moindre coût, les industriels préfèrent donc renvoyer les déchets dans les pays de production (en Chine) et s’approvisionner en ressources nouvelles.

  1. Avec l’électrique, plus besoin d’écoconduite »

FAUX. Tout comme le véhicule thermique, un véhicule électrique émet des polluants et du CO2, ne serait-ce que par le frottement des roues sur le sol. Consommation d’énergie, usage de la batterie. Voilà déjà deux éléments à optimiser, grâce au changement de comportement écoresponsable. Il n’y aura pas de révolution durable, sans changement de comportement des automobilistes. Ainsi, avec l’écoconduite vous pouvez économiser jusqu’à 40 % d’énergie.

Donc peu importe le véhicule. Qu’il s’agisse d’un électrique ou thermique, c’est l’adoption des bons gestes économiques et écoresponsables qui permettront de faire de vraies économies écologiques et financières.

D’ailleurs le choix de l’électrique ne sera pertinent que s’il est adapté aux usages réels des conducteurs. Selon les contextes très spécifiques des zones de conduite en question.

Et vous ? Que pensez-vous du véhicule électrique ?

Plan de Mobilité, c’est lancé. Super ! Et après ?

L’obligation est entrée en vigueur il y a huit mois déjà, pour tous les sites de plus de 100 salariés. Mais le Plan de Mobilité peine à trouver des actions concrètes. Et pour cause : la mission semble vague, les outils manquants… Lancer un Plan de Mobilité, c’est déjà un pas vers une mobilité plus durable en entreprise. Mais quelles sont les étapes d’après ?

Plan de Mobilité : où en est-on ?

Le bilan est mitigé. Une grande majorité d’entreprises n’ont pas encore lancé la démarche de Plan de Mobilité car… ne pas le faire n’induit pas de sanction ou si peu. Et pour celles qui l’ont fait, elles sont nombreuses à avouer que la mission leur semble complexe. Faire l’état des lieux n’est déjà pas chose facile, mais reste atteignable. La deuxième phase, qui consiste à mettre en place des plans d’action sur le long terme devient clairement complexe. Car il s’agit de faire changer les comportements des collaborateurs.

D’autant plus que pour le moment, l’obligation ne porte que sur des indicateurs généraux : encourager l’usage de modes alternatifs à la voiture, lorsque cela est possible, développer le covoiturage, encourager l’usage de modes de transport peu consommateurs d’énergie, rationaliser les coûts de déplacements…

Quels outils pour piloter la mobilité sur le long terme ?

Poser un diagnostic clair de son Plan de Mobilité est un premier pas essentiel pour démarrer. Quels sont les moyens mis à disposition de mes salariés pour réduire l’usage de la voiture ? Pour encourager les modes de transport doux ? Des douches sont-elles disponibles pour les collaborateurs venant en vélo ? Comment favorise-t-on l’autopartage ? A quelle fréquence peut-on privilégier le télétravail ? Faut-il être plus souple sur les horaires ? Comment forme-t-on les équipes à travailler à distance ?

S’armer de ressources humaines et techniques

Après cette étape clé qui fixe le point de départ, il est essentiel de s’armer de ressources humaines et techniques pour assurer la concrétisation de son Plan de Mobilité. Une équipe qui pilote le Plan de Mobilité n’est sans doute pas de trop, car le chantier est de taille ! Disposer des bons outils (ex. plateformes de covoiturage, télématique embarquée pour suivre les économies de carburant, formations d’écoconduite pour sensibiliser les salariés…) est essentiel pour faire avancer le Plan de Mobilité. Sous-estimer cette partie ressources, et en particulier humaine, risque de vouer ce Plan de Mobilité à l’échec.

Etablir des diagnostics réguliers permettra d’évaluer si les actions mises en place portent leur fruits, si elles sont suffisantes ou non pour accélérer la transition vers une mobilité durable.

Engager la Direction 

Impliquer le haut management est clé. Pour des raisons d’exemplarité d’abord. Pour que les choix soient efficaces également. Le management doit être convaincu que le Plan de Mobilité est utile pour une meilleure efficacité de son entreprise : des collaborateurs qui ne perdent plus de temps dans des embouteillages, des collaborateurs efficaces dont l’équilibre vie privée/vie professionnelle est respecté. Des collaborateurs en meilleure santé aussi parce qu’ils font plus de sport… et un bilan carbone amélioré. Le management doit faire des bilans réguliers, et sensibiliser clairement en interne sur l’impact carbone des déplacements. Sans compter qu’il doit sensibiliser régulièrement en interne quant aux enjeux climatiques actuels liés au transport !

Encourager les collaborateurs et les récompenser pour leurs efforts

Changer d’habitudes de transport au quotidien, n’est pas une mince affaire. Et nombreuses sont les raisons pour prendre sa voiture : trajet pour les enfants, domicile en zone rurale mal desservie par les transports en commun, besoin de souplesse sur les horaires de départ qui contraignent le covoiturage… Il est donc pertinent de penser à récompenser ses collaborateurs pour les efforts qu’ils fournissent en faveur d’une mobilité plus écoresponsable.

Chez WeNow, nous animons des challenges d’écoconduite qui récompensent les comportements vertueux au volant de vos collaborateurs. Mettre en place un Plan de Mobilité, peut donc aussi s’inscrire dans une démarche ludique et motivante.

Rendez vos collaborateurs fiers d’agir pour une mobilité bas carbone !

Plan de Mobilité : Miser sur le long terme

Quand les récompenser ? A la fin d’un challenge d’une semaine, deux semaines, ou plus. Lors de la semaine européenne de la mobilité, ou à l’approche de la COP24. Ou encore lors de la semaine du développement durable… A vrai dire, il ne manque pas d’occasions pour faire une piqûre de rappel quant à la concrétisation de votre plan de mobilité. Car face à l’urgence du dérèglement climatique, il est plus que jamais nécessaire d’impliquer l’ensemble de l’entreprise.

Vous cherchez des solutions concrètes pour mettre en pratique votre Plan de Mobilité durable ? Et le piloter sur le long terme avec des résultats tangibles ? Alors, nous sommes faits pour se rencontrer :).

WLTP et CO2 : des objectifs de réduction plus réalistes ?

Elles entrent en vigueur dès le 1erseptembre prochain et marqueront un tournant pour l’automobile et le CO2. Les nouvelles normes WLTP visent à se rapprocher de la consommation et des émissions de COen usage réel des véhicules. Leur ambition ? Servir de référence plus réaliste, pour fixer les objectifs de réduction à horizon 2025 et 2030. Mais ces nouvelles normes permettront-elles de refléter le COémis en toute transparence ? Et d’ailleurs, les objectifs de réduction seront-ils réalistes ? Décryptage.

Nouvelles normes WLTP : où en est-on ?

Pour déterminer la consommation d’un véhicule – vous savez, ce qui est écrit sur l’étiquette à côté de la voiture chez le concessionnaire – chaque nouveau modèle passe des tests sur des bancs d’essai. Ils suivent des protocoles très stricts (accélérer, freiner, accélérer de nouveau, maintenir une vitesse, freiner de nouveau etc…) harmonisés au niveau européen. A l’issue de ces tests, les véhicules se voient attribués une consommation homologuée. Ou plutôt trois consommations : une en mode urbain, une en mode mixte, et une en mode extra-urbain.

Ces cycles d’homologation sont appelés NEDC (Nouveau Cycle Européen de Conduite). Ils ont été mis au point dans les années 70, et n’ont jamais été modifiés depuis. Les usages de conduite ont pourtant bien changé, et ils s’éloignent de plus en plus de la consommation observée à l’usage. C’est pourquoi il a été décidé de mettre au point de nouvelles normes, appelées WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures). Et cette fois-ci, les normes devraient être les mêmes à l’échelle de la planète.

Cette nouvelle procédure devrait se rapprocher d’une utilisation plus réaliste d’un véhicule au quotidien et ambitionne de mieux refléter son impact environnemental. Par exemple, les montées en régime se calculeront de manière plus variée, évitant des standards complètement déconnectés de la réalité.

Entrées en application en septembre 2017 pour les nouveaux modèles, elles le seront pour tous les véhicules neufs à partir du 1er septembre prochain.

Disposer de mesures réelles du CO2 : une urgence

Vouloir refléter le COréellement émis, c’est bien. Mais voilà… Il n’en reste pas moins que les nouvelles normes WLTP restent des « normes ». Et par définition, elles refléteront avant tout des résultats obtenus en conditions théoriques. Pas en conditions réelles. Et finalement, en connaissant tous les paramètres du test, un constructeur peut toujours faire en sorte d’obtenir des chiffres qui lui sont favorables, comme en témoignent des études menées par la commission européenne.

Les processus de calcul du CO2 émis restent donc perfectibles. Or, au rythme auquel le climat se réchauffe, Il est urgent de disposer de mesures réelles. Pas celles qui s’en rapprochent, mais celles d’un trajet réellement effectué. C’est en misant sur la transparence, l’engagement et une technologie fiable que les objectifs de réduction pourront être atteints. Sinon, le secteur risque de perdre un temps précieux.

Une solution comme WeNow permet de mesurer de manière concrète, fiable et simple le COémis, trajet après trajet. Et ce sont ces mesures qui permettront de fixer les objectifs de réduction par la suite.

Auto et CO2 : fixons-nous des objectifs atteignables

Disposer de mesures fiables, est une première étape clé pour se fixer un plan d’action réaliste. Un indicateur pour savoir si les objectifs sont atteignables ou pas. D’ailleurs, on le voit à quel point il est compliqué de fixer des objectifs de réduction du CO2.

En fin d’année dernière, le plan d’action à horizon 2025 et 2030 était toujours en discussion au niveau européen… La deadline est plus proche que jamais. Et en 2017, ces objectifs étaient jugés insuffisants face à l’urgence climatique.

Quant aux nouvelles normes WLTP, l’Union Européenne déclare qu’elles ne serviront de référence qu’à partir de 2021. Laissant très peu de temps au secteur de s’adapter.

Encore une fois, n’est-il pas plus pertinent de disposer de mesures concrètes, fiables qui permettront d’adapter les objectifs pour le climat ?

Chez WeNow, on s’engage à mesurer le COréel, et à le réduire, efficacement, durablement. Pour réduire l’impact climat des véhicules, il n’y a pas 36 solutions. Il faut agir dès maintenant. Et si on mettait en place un plan d’action ensemble ?

Plan de Mobilité : un projet d’entreprise à part entière

Le PDM peine à trouver sa place en entreprise. Pourtant, les gains potentiels sont de taille. Surtout si on l’envisage comme un réel projet d’entreprise. Pour le réussir, il est essentiel de mettre au cœur de ce projet le principal intéressé : le collaborateur. Comment l’embarquer ? Et comment le motiver sur le long terme ? Explications.

Impliquer le collaborateur pour une mobilité durable : dès le départ

D’abord, sensibiliser le collaborateur. Le faire réfléchir à l’impact climat de ses déplacements. A l’urgence de réduire le CO2. Le sensibiliser sur les gains économiques, environnementaux et la fierté d’agir. Vos collaborateurs ont sans doute également des idées à proposer. Pourquoi ne pas leur faire confiance et valoriser leurs contributions ? Il est essentiel de ne pas pointer du doigt ceux qui continuent à utiliser fréquemment la voiture. Et de rester positif pour engager un changement bénéfique et durable.

Mesurer les actions mises en place

Ensuite, mesurer et suivre le retour des actions mises en place. Il n’y a qu’ainsi que vous constaterez les petites ou grandes victoires, les avancées. Les actions à valoriser ou au contraire constater qu’elles sont une fausse piste. Le vélo est trop ambitieux car l’infrastructure proche de vos activités n’est pas en place ? C’est qu’il faut entreprendre une autre piste.

Au sein de WeNow, nous prenons comme postulat que ceux qui ont une voiture, ne l’ont pas pour faire joli ou pour polluer. Ils la prennent car ils en ont besoin. Nous voulons les sensibiliser à leur impact, mais aussi les aider à réduire leur usage, progressivement. Les faire réfléchir qu’il existe d’autres moyens, pour réduire leur consommation de carburant.

Sensibiliser, est un premier pas concret qui ouvre la porte vers d’autres moyens. Et plus on est sensibilisés, plus on est prêt à agir.

Le Plan de Mobilité : un réel projet d’entreprise

Le PDM est une opportunité énorme d’engager une transformation bénéfique pour l’entreprise. Il faut donc l’envisager comme un projet engageant à part entière. Et pourquoi pas y intégrer du ludique ? Des challenges d’éco-conduite en interne pour motiver et booster les performances éco-responsables ? Du gaming, des outils digitaux, mais aussi des teambuilding pour visiter des forêts en attente de financements ?

Par exemple, chez WeNow nous proposons de réduire au maximum les émissions carbone. Mais aussi de les compenser en parallèle. En soutenant des projets de reforestation par exemple, qui vont générer un impact positif sur le climat. Et proches de vos activités. Rendez vos collaborateurs fiers d’agir ! Proposez-leur de visiter les forêts. Faites-en un réel sujet de de formation.

Ensuite, pensez aussi à mettre vos collaborateurs en avant. Car c’est eux qui porteront le changement de comportement sur le long terme. Si vous organisez un challenge en interne, pensez à récompenser leurs efforts. A lui proposer des avantages. Et lui monter qu’il contribue à réduire les émissions de CO2 dans un secteur qui représente encore 27% du total des émissions de l’Union Européenne.

Disposer d’outils fiables et économiques

WeNow est par exemple une solution clé en main qui vous permet de mesurer l’empreinte carbone de chaque trajet. De disposer des données fiables, et utiles pour piloter la transformation de la mobilité de l’entreprise. Tout en faisant des économies. WeNow est aussi une solution connectée qui s’adresse le collaborateur et le forme à l’éco-conduite. Grâce à du coaching digital et des challenges d’éco-conduite, vous allez même pouvoir récompenser ses efforts.

Sans compter que mettre en place un PDM est peut-être moins coûteux qu’on ne le pense. Chez WeNow, on s’engage même, grâce à notre Contrat de Performance Energie Climat, à ce votre action environnementale soit aussi rentable.

Ce qu’il faut retenir ?

Économies, engagement du collaborateur, action climat et rentabilité. Quatre mots clés qui font du PDM un potentiel de bénéfices indéniable. A condition de l’envisager tel un projet global d’entreprise et long terme.

2018 se présente comme une année transitoire, idéale pour se mettre en marche, à l’aube d’une nouvelle loi sur les mobilités qui se profile.

Et vous ? Où en êtes-vous de votre plan de mobilité durable ?