Depuis plus de 30 ans, des analyses détaillées sur les causes du changement climatique et des solutions pour lutter contre ce dérèglement à l’échelle mondiale sont proposées par le GIEC. Mais qu’est-ce exactement cette organisation ?

Qu’est-ce que le GIEC ?

Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), connu aussi sous l’acronyme anglais IPCC (Intergovermental Panel on Climate Change) est un organisme intergouvernemental et scientifique mondial. Le GIEC a été créé par le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en 1988. Les 195 pays membres des nations unies (à l’exception de Taiwan et du Vatican) y participent. Les pays sont représentés par près de 3000 chercheurs et scientifiques de nationalités différentes.

Le fonctionnement du GIEC

Le GIEC est constitué de trois groupes de travail :

-   Les éléments scientifiques de l’évolution du changement climatique

-   L’impact, l’adaptation et la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels

-   Les solutions envisageables dans le but d’atténuer le changement climatique.

Une équipe spéciale sur les inventaires nationaux de gaz à effet de serre compose également le GIEC. Cette dernière a pour but d’améliorer les méthodes de calcul des gaz à effet de serre à l’échelle du monde.

Les rapports du GIEC

Depuis 1990, l’organisation a produit 5 rapports d’évaluation sur l’évolution climatique. Chaque rapport d’évaluation est composé de 3 volumes et de près de 3000 pages. 

Ces rapports mettent en avant les connaissances actuelles sur le réchauffement climatique. La mission du GIEC est de fournir des expertises dans le but d’alerter et d’aider les pays à la prise de décision politique. Lors des négociations climatiques au sein des Nations Unies, les rapports du GIEC sont utilisés comme principale source scientifique.

Cette organisation ne produit pas de recherches mais analyse et évalue les données scientifiques, techniques et socio-économiques sur le changement climatique.

Le GIEC utilise ainsi plusieurs milliers de sources différentes pour obtenir des rapports d’évaluation de qualité, répondant à de hauts critères d’excellence scientifique (comme l’impartialité et la clarté par exemple). L’exhaustivité ainsi que l’exactitude des données sont évaluées et vérifiées au cours de nombreux processus, par différents examinateurs. Une fois une première version du rapport écrite, des experts l’analysent et rédigent des observations qui sont prises en compte dans la seconde version du rapport. Dès que cette étape est réalisée, le rapport peut être publié.

Le 6e rapport du GIEC sera publié en 2022, au même moment que le premier bilan mondial qui évaluera les progrès réalisés par les pays pour maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C.