Empreinte carbone, empreinte écologique : quelle est la différence ? Comment la calcule-t-on ? 

Empreinte écologique : qu'est-ce que c'est ?

L'empreinte écologique, comme l'empreinte carbone, sont des méthodes de calcul permettant de mesurer l’impact des hommes sur leur environnement.

Si l'empreinte carbone s'intéresse plus spécifiquement à l'impact des hommes sur le climat, l'empreinte écologique, elle, consiste à estimer la quantité de terre et d’eau dont nous avons besoin pour à la fois notre consommation, mais aussi pour absorber les déchets que nous produisons. (Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre article sur le bilan carbone personnel.)

Comme l'empreinte carbone, l'empreinte écologique peut être calculée à l'échelle d'un individu, d'une ville, d'un état…

Cela prend en compte les terrains dont nous avons besoin pour construire notre habitation, cultiver notre nourriture, l’utilisation des matières premières, la production d’énergie, etc. et les nombreux déchets sous toutes les formes que nous produisons directement ou indirectement !

C'est donc la taille d'un terrain qui pourrait répondre durablement aux besoins pour vivre en autarcie, sans épuiser les ressources naturelles ni perturber l’écosystème. 

Comment savoir si mon style de vie est écologique ? 

De nombreux calculateurs d’empreinte écologique existent, dont celui du Global Footprint Network.

Calculer l’empreinte écologique permet effectivement d’estimer la "durabilité" de notre mode de vie actuel, par rapport aux ressources disponibles sur la planète. 

Pour savoir cela, il faut comparer son "empreinte écologique" (taille du terrain nécessaire à nos besoins) avec la surface disponible et productive qui permet de produire l’ensemble de ce dont nous avons besoin pour nos ressources et nos déchets. On l'appelle la "biocapacité". Elle varie beaucoup d'un pays à l'autre (en fonction de la taille du pays, du nombre d’habitants, de la quantité de ressources naturelles disponibles ...) 

Si notre empreinte écologique est supérieure à la biocapacité, alors nous consommons plus que ce que la planète a à nous offrir. 

Quels sont les ordres de grandeur ? 

Le but ici, n’est pas de jeter la pierre, mais de comprendre le principe d’équilibre entre l’empreinte écologique et la biocapacité, à l’échelle d’un pays. 

 

En moyenne, aux États-Unis, l’empreinte écologique d’un Américain est de 8 gha (hectares globaux) par habitant, et la biocapacité est presque égale à 4 gha par habitant. Un Américain consomme donc deux fois plus que ce que la planète peut supporter. Lorsque l’empreinte écologique est supérieure à la biocapacité, on dit que le pays est écologiquement débiteur.

Par comparaison, l’empreinte écologique moyenne en France était, en 2018, de 5,6 gha par habitant pour une biocapacité moyenne de 2,8 gha. Soit un déficit de 2,8 gha par habitant.

À l’inverse, et la République dominicaine du Congo a une empreinte écologique inférieure à 1 et une biocapacité proche de 3. La différence est donc positive, la République dominicaine du Congo est un pays écologiquement créditeur. 

De manière générale, on constate que plus un pays est riche, plus il aura tendance à vivre à crédit sur la planète. C'est vrai aussi au niveau des individus : les classes sociales les plus aisées vivent plus à crédit sur la planète que les moins aisés. 

Quand aurons-nous dépassé les limites de ce que la planète peut apporter ? 

Chaque année, Global FootPrint Network calcule le jour où notre consommation dépasse ce que la planète peut produire. On l'appelle le jour du dépassement. Cette date tombe chaque année de plus en plus tôt. Lors du lancement du "jour du dépassement", au début des années 1970, le jour du dépassement tombait le 29 décembre. En 2020, c’était le 1er août ! 

Il ne tient qu’à nous d’agir maintenant, tous ensemble, il est possible d’enrayer le réchauffement climatique !