Pour une mobilité durable en ville : coupler innovation ET changement de comportement

Cap sur la mobilité durable ! La mobilité urbaine est en pleine transition. Concevoir les nouvelles mobilités constitue un réel défi tant pour la ville que le secteur de l’automobile, ou les opérateurs de transports publics. Les innovations foisonnent : mobilité 100% connectée, véhicule électrique, autonome, autopartage… Elles ambitionnent toutes de révolutionner les usages. Mais tout cela ne marchera pas sans un changement de comportement chez les citoyens. Cela signifie de réussir à les embarquer dans l’aventure !

Mobilité durable en ville : les innovations fleurissent 

Grâce à la greentechnology, on peut dire que la révolution mobilité durable est en marche ! Vélos en libre service, co-voiturage courte distance, transports publics repensés… Tous les jours, une nouvelle initiative voit le jour. C’est le cas notamment pour la ville de Rennes qui œuvre activement pour expérimenter une mobilité décarbonnée (électrification de son réseau de bus), optimiser les infrastructures existantes (co-voiturage), ou fluidifier les mobilités grâce au numérique (paiement sans contact, véhicules autonomes…) Parmi ses solutions innovantes, CityRoul’, service d’autopartage de la ville vise à réduire l’usage de la voiture individuelle.

Plus largement, tous les nouveaux services tendent à faciliter la vie du citoyen pour lui donner les meilleures options de transport. Entre Citymapper qui propose différentes alternatives pour simplifier son quotidien, île de France mobilité qui permet de choisir entre différents transports mais également d’opter pour de l’autopartage, du vélo ou des transports publics. Karos, qui propose quant à elle du court-voiturage associé à du transport public. Et connaissiez-vous peut-être la startup finlandaise, Whim, qui propose quant à elle le choix entre tous les modes de transport ?

Embarquer les citoyens   

Car embarquer le citoyen constitue LE point de départ. C’est lui qui se retrouve au cœur de ces nouveaux usages et qui est directement impacté par les stratégies bas carbone des pouvoirs publics. De plus en plus sensibles à l’impact climat de leurs trajets, certains ont déjà adopté des comportements plus vertueux. Ils délaissent la voiture pour préférer le vélo, ou les transports publics. D’autres ont même adopté de nouvelles alternatives : skates, rollers ou trotinnettes (que l’on voit de plus en plus électriques d’ailleurs !)

Mais, s’ils sont en nombre croissant, ils restent encore minoritaires, car la voiture reste encore assez incontournable. Parce que les transports publics ne sont pas toujours satisfaisants ou tout simplement pas existants (dans certaines communes rurales). Ou simplement parce que le changement est trop dur à accepter.

On ne passera pas à une mobilité décarbonnée du jour au lendemain. Il faut l’accepter. Faut-il pour autant accepter que ceux qui n’ont pas le choix que de prendre leur voiture pour les trajets quotidiens ne puissent rien faire pour réduire leur impact climat ?

Faciliter la transition en aidant chacun à agir à son niveau

Miser sur l’écoconduite, aujourd’hui et demain est nécessaire pour diminuer les émissions de CO2 des voitures. Que ce soit sur véhicule électrique ou thermique d’ailleurs. Saviez-vous que que grâce à l’éco-conduite le conducteur peut réduire de 15% en moyenne sa consommation de carburant ? Et que sur véhicule électrique réduction de consommation potentielle d’énergie (usage de la batterie optimisé) peut atteindre 40% grâce à l’éco-conduite ?

Et pour motiver les utilisateurs de voiture à faire des efforts sur le long terme, les pouvoirs publics ont un rôle à jouer. Pourquoi ne pas récompenser ses efforts ecoresponsables ? En mettant en place un péage positif par exemple ! En l’impliquant dans un projet de plantation d’arbres qui aura du sens pour lui !

Mobilité urbaine et péage positif : et si on récompensait les éco-conducteurs ?

Déjà mis en place dans plusieurs villes européennes telles que Londres, Milan ou Stockholm, le péage urbain fait partie des projets à l’étude pour la prochaine loi sur la mobilité en France, qui sera dévoilée au printemps 2018. Son objectif ? Réduire la pollution et les embouteillages. Et si, au lieu de faire payer les conducteurs, on les récompensait lorsqu’ils font des efforts ? C’est le principe du « péage positif ».

Payer pour pouvoir circuler en centre ville

La ministre des transports Elisabeth Borne l’annonçait le 16 janvier dernier : la future loi sur la mobilité favorisera la mise en place de péages urbains en France. L’objectif : limiter l’accès des véhicules polluants en ville, inciter les automobilistes à adopter une mobilité propre… Mais le projet fait clairement débat, car le péage urbain pourrait revenir cher aux conducteurs, déjà touchés par la hausse des prix du carburant. Pas sûr que le péage urbain atteigne ses objectifs de mobilité propre via un système de punition.

Et si on privilégiait plutôt le péage « positif » ? Un péage à l’envers, qui récompenserait les conducteurs qui adoptent un comportement responsable ?

Récompenser le conducteur au lieu de le punir

A l’image d’une expérimentation qui sera lancée à  Lille fin 2018, verser un éco-bonus aux conducteurs qui adoptent un comportement vertueux pourrait être une piste très encourageante. Le péage positif pourrait récompenser les conducteurs à chaque fois qu’ils évitent les heures de pointe, qu’ils préfèrent le vélo ou encore le co-voiturage. Non seulement cela valorise les efforts, mais en plus ça motive à changer de comportement sur le long terme.

Les récompenses pourraient être diverses : financières, certes, mais pourquoi pas des initiatives pour faciliter son quotidien ? Par exemple un accès à une place de parking offerte au bout de cinq trajets en co-voiturage ?

L’impliquer dans des projets de compensation

Sensibiliser les citoyens à des projets de reforestation par exemple, pourrait être un projet porté par les villes. Planter des arbres en France, en région, pour donner du sens à leur action, et les intégrer pleinement dans une stratégie de ville durable. Visualiser concrètement le fruit de ses efforts, voilà une source de motivation très humaine, et pourtant bien réelle et à prendre en compte dans une stratégie de mobilité durable.

Le former à l’éco-conduite

Et pour aller plus loin, pourquoi ne pas former les citoyens à l’éco-conduite ? Car circuler en ville ne veut pas dire vouloir polluer. Au quotidien, on n’a souvent pas le choix du mode de transport pour aller au travail, conduire les enfants à l’école… Former les conducteurs à l’éco-conduite est une manière concrète et efficace pour leur donner les moyens d’agir tout de suite sur l’impact climat de ses trajets.

WeNow est une solution connectée au véhicule, et une formation digitale à l’éco-conduite pour devenir éco-conducteur plus facilement. Et vous, que pensez-vous du péage positif ?

Plan de Mobilité Entreprise : moins de CO2, moins de coûts

C’est devenu obligatoire pour les sites d’entreprises de plus de 100 salariés en France depuis le 1er janvier 2018. Le Plan de Mobilité (PDM) doit permettre à l’entreprise d’aider ses salariés à adopter des moyens de transports alternatifs à la voiture. Dans une démarche de mobilité durable, il vise à réduire significativement les émissions polluantes liées à la mobilité des salariés. Entre obligations et contraintes de mise en place, voici une réelle opportunité pour l’entreprise.    

Concrètement, qu’est-il attendu par l’entreprise ?

Elle doit mettre en place un diagnostic de la mobilité, incluant les déplacements domicile-travail et les déplacements professionnels. Le PDM concerne donc aussi bien les flottes de véhicule, les déplacements en avion, en train, que les déplacements en véhicule personnel des salariés. Il y a là une réelle révolution pour l’entreprise : elle devient le garant  d’un changement de mobilité de ses salariés, vers une mobilité propre.

Mais pas de panique ! Il n’est pas attendu par l’entreprise d’avoir transformé la flotte et les déplacements des salariés d’ici à fin janvier 2018. La priorité est plutôt d’avoir mis en place un plan d’action en vue de ces mobilités nouvelles. Concrètement : faire un bilan des actions déjà en cours, rédiger une liste d’actions et de mesures précises, sans oublier le budget et un calendrier de déploiement.

Pour le gestionnaire du parc : une réelle opportunité

A la tête de la flotte d’entreprise, le gestionnaire doit faire face à un nouveau challenge : favoriser la mobilité propre de l’ensemble de son parc. Mais comment transformer le parc, sans augmenter les coûts et tout en prenant en compte les contraintes opérationnelles et les desiderata des conducteurs ?

Une première étape simple consiste à suivre de près la consommation réelle du parc et aider les conducteurs à réduire leur facture carburant. L’accompagnement à l’éco-conduite couplé à un système de remontée d’information dans le véhicule permet de faire des économies significatives. Jusqu’à 15% d’économies d’après l’Ademe !

Pour les déplacements domicile travail 

Réduire les déplacements domicile-travail ? Cela paraît complexe pour les salariés qui habitent loin du site. Et il n’est pas toujours possible de proposer la solution alternative des transports en commun. Le covoiturage, quant à lui, reste complexe à mettre en place et nécessite un nombre suffisant de salariés habitant au même endroit.

En offrant à leurs salariés l’accès à un service connecté de coaching à l’écoconduite, les entreprises pourraient faire d’une pierre plusieurs coups : sensibiliser leurs collaborateurs sur l’impact de leurs déplacements, réduire les émissions de CO2 des déplacements de leurs salariés, promouvoir la sécurité routière tout en aidant leurs collaborateurs à optimiser leur budget de carburant personnel.

Changer les comportements

Le plus complexe, dans tout çà, reste de changer les comportements. Le service connecté WeNow met à disposition des conducteurs tous les outils pour devenir un acteur responsable de sa propre mobilité : conseils personnalisés, accompagnement progressif, gamification pour récompenser les efforts et fierté d’action et utilité, via la plantation d’arbres pour neutraliser les émissions de CO2. C’est à la fois un plan d’action pour votre plan de mobilité et un engagement de vos collaborateurs dans des actions RSE concrètes.

Imaginez : et si vous plantiez des arbres avec vos salariés pour capter le CO2 et enrayer le réchauffement climatique ?

Et pour vous, quel est votre plan d’action pour une mobilité durable ?

Mobilité propre : dogme versus pragmatisme

Il est étonnant de constater combien la société a besoin de dogmes pour s’engager et avancer. Il semble malheureusement plus facile de proposer une vision manichéenne des choses pour mobiliser massivement. L’attention des foules étant difficile à obtenir, le message doit véhiculer une vision forte et simple. Ce qui parait normal. Ce qui l’est moins, c’est de prendre des décisions pragmatiques et compatibles avec l’économie actuelle.

L’exemple de ce qui se passe sur la mobilité propre est frappant. Il y a encore deux ans, le diesel était mis en avant pour son bénéfice sur les émissions de CO2. Pendant des dizaines d’années, le même message avait été passé, les taxes sur les carburants adaptées à transformer le parc automobile en parc diesel. En 2015, le diesel représente ainsi plus de 62% des véhicules en France. Et puis, il y a eu septembre 2015, le Dieselgate. On apprend que Volkswagen à triché pour passer les tests d’homologation. On découvre que les émissions de particules fines sont bien au-delà des seuils admis. Les médias, chantres du diesel jusque-là, se font les détracteurs les plus farouches du diesel.

Et les maires décident d’interdire le diesel en ville. Mais est-ce raisonnable ? Quel est l’impact d’une telle décision ? Personne de l’analyse. Car le système s’est emballé. Il faut prendre des mesures fortes, visibles. Peu importe finalement si l’effet collatéral est une hausse des émissions de COin fine. Sait-on ce que représentent exactement les émissions de particules fines des voitures qui roulent à Paris ? A-t-on mesuré la différence entre deux voitures : une au diesel, une à l’essence ? Non. On se base uniquement sur des statistiques et quelques comparaisons de véhicules sans tenir compte de la réalité des usages.

Je ne dénonce pas aujourd’hui le choix de supprimer l’essence. Des décisions fortes permettent au moins de faire prendre conscience, de bouger les choses. Cela aura au moins le mérite de renouveler le parc. Mais je dénonce ici l’absence de mesure, des décisions prises sur des idées sans en mesurer les conséquences. Autre exemple : la Chine vient de décider d’exiger des constructeurs automobiles de vendre 10 % de véhicules hybrides ou électriques en 2019. Lorsque l’on part du principe que le véhicule électrique est propre, on salue cette décision. Mais en regardant de plus près, avec quoi est produite l’électricité en Chine ? Du charbon. Rouler massivement a l’électricité signifie émettre massivement du CO2 dans l’atmosphère. Les centrales ne sont pas, certes, en plein centre ville, mais la problématique des particules fines ne risque pas de se résoudre si vite. Sans compter l’utilisation massive de cobalt et de lithium pour produire les batteries. Ne risque-t-on pas ici un problème encore plus grand ? A nouveau, il ne s’agit pas de remettre en question le véhicule électrique, mais bien plutôt la prise de décisions trop radicales en l’absence de données. Certes il faut réduire drastiquement notre consommation d’essence ou de diesel. Mais faut-il pour ayant augmenter la consommation de charbon?

Les enjeux étant complexes et de plus en plus importants, il ne s’agit plus de prendre des décisions sur la base d’idées, mais avec des mesures exactes à l’appui. Cela ne signifie pas qu’il ne faut rien faire. Cela signifie qu’il est urgent de disposer de mesures fiables. A l’heure des objets connectés et de l’intelligence artificielle, cela parait incroyable de ne pas disposer de tous les éléments pour faire des choix. A quand des véritables analyses de cycle de vie permettant de mesurer l’impact de chaque décision ?

Vers une mobilité durable : et si nous commencions par mesurer ?

Avez-vous déjà remarqué à quel point il est compliqué de savoir combien votre véhicule émet réellement de CO2 ? Nous savons aujourd’hui que les données de consommation homologuées des véhicules ne représentent pas les émissions, loin s’en faut. Pourtant, mesurer est la première étape pour prendre conscience de l’impact climat de son véhicule, avant de mettre en place les actions concrètes pour le réduire.

Le CO2 est un gaz qui nous semble abstrait : avec les pots d’échappement visuellement « propres », en tant que conducteur, nous avons l’impression de ne pas polluer. On nous dit qu’il génère un réchauffement climatique. Mais il est invisible, inodore, et difficile de sentir le réchauffement climatique à l’échelle individuelle… Et pourtant il agit : l’année 2017 vient de battre un triste nouveau record mondial et ce nouveau siècle enregistre les années  plus chaudes, avec la période 2013 – 2017 qui représente la période de cinq ans la plus chaude jamais enregistrée… Avec en point de mire le secteur du transport qui et le seul secteur dont les émissions de CO2 n’ont pas baissé en 25 ans… Et si le début de la solution était que chacun mesure l’impact de ses trajets, de connaître l’impact CO2 réel de son véhicule ?

Mesurer pour prendre conscience…

Avez-vous déjà essayé de calculer le nombre de pas que vous faites sur une journée ? A l’aide d’une application mobile ou d’une montre cardio, vous pouvez facilement calculer le nombre de pas réellement effectués. Et vous avez peut-être constaté que vous avez marché moins ou plus de pas que vous ne le croyiez ! En général cela fait réfléchir… Il en va de même pour les émissions de CO2 de votre véhicule : grâce à une solution connectée et une application mobile, vous pouvez enfin connaître, de manière objective, votre impact carbone. Savez-vous qu’en moyenne, en France, les voitures émettent 2 tonnes de CO2 par an – ce qui correspond a 12 000 km ? Or, pour éviter le réchauffement climatique à moins de 1,5 degré, il faudrait limiter nos émissions à 1,7 tonne par habitant

Mesurer pour comprendre comment agir

Mesurer les émissions réelles, permet également de se rendre compte de l’impact de chacun de ses gestes. Il faut d’abord savoir que les émissions de CO2 sont directement liées à la consommation de carburant. Plus vous consommez, plus vous émettez. C’est aussi simple que ça. Réduire vos émissions de CO2, c’est donc aussi bon pour le portefeuille. Et un simple geste de conduite mieux maîtrisé peut aider à faire de belles économies. Les solutions de télématique embarquée telles que WeNow permettent de connaître les données réelles, par trajet, et surtout d’identifier les zones de gaspillage de carburant. Saviez-vous par exemple qu’en coupant votre moteur à l’arrêt (pour des arrêts de plus de 60 secondes) vous pouvez économiser entre 7 et 10 % de carburant en ville ? Avec la technologie Start and Stop, disponible désormais sur la plupart des véhicules neufs, vous pouvez économiser jusqu’à 15% en cas de trafic fortement ralenti.

Mesurer, une première étape avant de mettre en place une action concrète de réduction et maîtriser l’impact réel de son véhicule. Sans culpabiliser, l’idée est plutôt d’assumer la responsabilité de son véhicule, chacun à son rythme, et avec ses propres moyens. Si individuellement chaque conducteur assumait la responsabilité de mesurer les émissions de CO2 de ses trajets, imaginez la différence que cela ferait collectivement ! Une démarche simple, accessible à tous, pour enrayer le réchauffement climatique. Et vous ? Comment faites-vous pour mesurer l’impact environnemental de vos trajets ?

Moins de CO2, plus de transport : le double défi de la mobilité

Augmentation de la taxe carbone, taxe sur les véhicules de société, investissements massifs dans les véhicules propres … Il y a, pour le secteur du transport, un réel défi à relever pour faire face au réchauffement climatique : réduire les émissions carbone tout en satisfaisant des besoins de mobilité croissants. Pourquoi le CO2 représente-t-il un enjeu particulier pour le secteur du transport ? Explications.

Saviez-vous que la quantité d’émissions de CO2 dans le monde a progressé de 58% entre 1990 et 2014 ? Un constat alarmant qui a bousculé 147 chefs d’états à prendre des engagements forts en matière de politique environnementale, lors de la COP21 en 2015 : limiter le réchauffement climatique à 2°C, à horizon 2100. Dépasser cette température mondiale bouleverserait nos écosystèmes et économies, et ce, de manière irréversible.

Si au niveau mondial l’utilisation de l’énergie est la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (40%), le secteur du transport est le deuxième plus émetteur avec 23% d’émissions. Au sein de l’Union Européenne, ce chiffre dépasse la moyenne mondiale pour atteindre 26%. En France, le secteur du transport est même le secteur le plus émetteur, avec 29% des émissions totales !

Et la situation ne va pas en s’améliorant. Bien que l’Europe ait adopté une politique très volontariste pour réduire les émissions de CO2 des transports, les émissions totales du secteur ne diminuent presque pas. Au même titre que le secteur de la réfrigération et des climatisations, le transport (hors aviation), est le seul secteur qui a vu ses émissions augmenter ces 25 dernières années, avec 124 millions de tonnes de CO2 émis en plus par rapport à 1990. Sur cette même période, le transport routier a augmenté partout en Europe, avec notamment +36% en France, +40% en Allemagne, 200% au Portugal ou encore 113% en Espagne.

Besoins de mobilité croissants

La cause principale ? La croissance démographique et les besoins accrus en matière de mobilité, notamment en ville. Majoritairement, ce sont d’ailleurs les véhicules individuels et véhicules légers qui contribuent à l’augmentation des émissions de CO2. En France, ils représentent 85% des émissions de CO2 du transport routier, contrairement à 15% pour le transport de marchandises.

Dans ce contexte, atteindre les objectifs de réduction de CO2 dans le transport est extrêmement complexe. D’autant plus que le parc automobile mondial doublera pour atteindre 3 milliards d’ici à 2050 .

Une nécessité pour le conducteur : agir

Transport et CO2. Une équation complexe, mais pas impossible. Si les constructeurs doivent proposer des véhicules à moindre impact environnemental, les villes repenser leurs moyens de mobilité et les entreprises adapter le temps de déplacement de leurs employés, c’est au conducteur lui-même que revient un rôle essentiel : agir. Agir pour le climat, changer son comportement vers une conduite plus éco-responsable. C’est au conducteur que revient le choix de prendre ou non son véhicule au quotidien, de choisir un horaire de circulation plutôt qu’un autre, de préférer le vélo pour ses trajets courts ou encore de conduire de manière plus ou moins souple. Saviez-vous qu’un conducteur au comportement brusque consomme trois fois plus de carburant qu’un conducteur prudent ? Ou encore qu’un SUV qui n’est utilisé que quelques fois par an émet moins qu’une petite berline qui est conduite tous les jours ? Commencer par adapter sa conduite n’est pas très compliqué : la première étape consiste à en prendre la décision.

Alors, on s’y met dès aujourd’hui ?