Simulateur gratuit, flottes d’entreprise
Simulateur de taxe annuelle incitative (TAI) 2026 : estimez ce que votre flotte peut devoir
La taxe annuelle incitative à l’acquisition de véhicules à faibles émissions vise les entreprises dont la flotte compte au moins 100 véhicules légers. Son montant dépend d’un seul écart : la part de véhicules à faibles émissions parmi les véhicules entrés récemment dans votre parc, comparée à l’objectif de l’année. Le simulateur ci-dessous le calcule en moins d’une minute, et cette page explique chaque étape du calcul.
En bref
- Qui est concerné : les entreprises dont la flotte compte au moins 100 véhicules légers en taille annuelle.
- L’objectif 2026 : 18 % de véhicules à faibles émissions, parmi les véhicules entrés dans la flotte au cours de l’année et des trois années précédentes.
- Le tarif 2026 : jusqu’à 4 000 € par véhicule manquant, montant pondéré par le taux de renouvellement en véhicules très émetteurs.
- La déclaration : la taxe due au titre de 2026 se déclare en janvier 2027. C’est donc le parc de 2026 qui compte.
- Le levier : la composition de vos renouvellements de l’année. Le simulateur montre combien de véhicules à faibles émissions ramènent la taxe à zéro.
L’outil
Le simulateur TAI
Saisissez vos trois chiffres de parc et votre stratégie de renouvellement. Le résultat se met à jour à chaque modification, et la décomposition du calcul s’ouvre sous le montant.
L’outil s’ouvre aussi en pleine page : simulateur-tai.wenow.com.
Mode d’emploi
Quatre étapes pour une estimation fiable
- Choisissez l’année. Le simulateur couvre 2026 à 2030. Chaque année a son objectif et son tarif : commencez par 2026, l’année dont la taxe se déclarera en janvier 2027.
- Décrivez votre parc. Trois chiffres suffisent : le nombre de véhicules taxables de la flotte, le nombre de véhicules à faibles émissions entrés dans la flotte depuis 2023, et le nombre de véhicules que vous renouvelez dans l’année. Les véhicules à faibles émissions plus anciens ne comptent pas : ne les incluez pas.
- Réglez votre stratégie. Le curseur fixe la part de véhicules à faibles émissions dans les renouvellements de l’année. Le simulateur en déduit combien de véhicules très émetteurs vous intégrez encore.
- Lisez le résultat et sa décomposition. Le montant estimé s’affiche avec l’objectif de l’année, les véhicules retenus, l’écart, le tarif et le taux de véhicules très émetteurs. Faites varier le curseur jusqu’à voir l’écart s’annuler : c’est le nombre de véhicules à faibles émissions qui rend la taxe nulle.
Où trouver les chiffres : votre logiciel de gestion de flotte ou l’export de votre loueur donne la date d’entrée au parc et les émissions de CO2 de chaque véhicule. C’est le premier fichier à demander.
La méthode
Comment le simulateur calcule la taxe
Le calcul suit la formule de l’article L. 421-132-2 du code des impositions sur les biens et services, et la doctrine publiée au BOFiP (BOI-AIS-MOB-10-30-40). La taxe est le produit de trois facteurs :
TAI = tarif × écart à l’objectif × taux de véhicules très émetteurs
- Le tarif : 4 000 € en 2026, 5 000 € à compter de 2027.
- L’objectif cible : 18 % en 2026, 25 % en 2027, 30 % en 2028, 35 % en 2029 et 48 % en 2030. Le simulateur l’applique à votre nombre de véhicules taxables.
- Les véhicules retenus : les véhicules à faibles émissions entrés dans la flotte au cours de l’année et des trois années civiles précédentes, soit 2023 à 2026 pour l’année 2026, plus ceux que vous intégrez dans l’année.
- L’écart : l’objectif moins les véhicules retenus. S’il est nul ou négatif, la taxe est nulle.
- Le taux de véhicules très émetteurs : la part des véhicules très émetteurs intégrés dans l’année, rapportée à la flotte taxable. C’est lui qui pondère le montant : d’où la formule « jusqu’à » 4 000 € par véhicule manquant.
Un véhicule à faibles émissions est un véhicule dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 50 grammes par kilomètre : tout véhicule dont les émissions homologuées restent sous ce seuil, électrique ou hydrogène par exemple.
Les hypothèses du simulateur, écrites en clair
- Le taux de véhicules très émetteurs est calculé sur l’année et ramené à la flotte taxable totale.
- Le prorata des jours d’affectation n’est pas appliqué : un véhicule compte pour un, quelle que soit sa durée de présence dans l’année.
- Les majorations prévues pour certains véhicules à faible empreinte carbone (article L. 421-132-5) ne sont pas appliquées.
- Les sorties de la fenêtre de quatre ans ne sont pas projetées sur les années suivantes : pour 2027, entrez vous-même les véhicules entrés depuis 2024.
- Les plafonds et planchers éventuels ne sont pas implémentés.
Ces simplifications peuvent conduire à surestimer la taxe d’une flotte à faible empreinte carbone. Le résultat reste une estimation pédagogique, à valider avec votre direction fiscale avant tout engagement budgétaire.
Avant de simuler
Les données à rassembler
Une estimation vaut ce que valent ses données. Cinq informations suffisent, et la plupart dorment déjà dans votre logiciel de gestion de flotte ou chez votre loueur :
- L’entité juridique qui porte chaque véhicule : le calcul se fait entité par entité.
- La date d’entrée au parc de chaque véhicule, pour savoir s’il tombe dans la fenêtre de quatre ans.
- Les émissions de CO2 homologuées, lues sur le certificat d’immatriculation, pour classer chaque véhicule.
- Les dates d’affectation, pour mesurer la taille annuelle de la flotte en véhicules-jours.
- Le plan de renouvellement de l’année : combien de véhicules sortent, combien entrent, et avec quelle énergie.
Une fois ces données réunies, le simulateur donne un ordre de grandeur en une minute, et le calcul officiel devient un simple exercice de rapprochement, bien avant janvier.
Exemple
Un exemple chiffré, pas à pas
Une entreprise compte 300 véhicules taxables. Depuis 2023, 30 véhicules à faibles émissions sont entrés dans sa flotte. En 2026, elle renouvelle 60 véhicules. Ce sont les valeurs par défaut du simulateur.
| Étape | Renouvellement 100 % thermique | Renouvellement avec 24 véhicules à faibles émissions |
|---|---|---|
| Objectif 2026 (18 % de 300) | 54 véhicules | 54 véhicules |
| Véhicules à faibles émissions retenus | 30 | 30 + 24 = 54 |
| Écart à l’objectif | 24 | 0 |
| Véhicules très émetteurs intégrés | 60 | 36 |
| Taux de véhicules très émetteurs (sur 300) | 0,20 | 0,12 |
| Tarif 2026 | 4 000 € | 4 000 € |
| TAI estimée | 4 000 × 24 × 0,20 = 19 200 € | 0 € |
Dans cet exemple, orienter 24 des 60 renouvellements de l’année vers des véhicules à faibles émissions suffit à combler l’écart. Le curseur du simulateur le montre en direct : la taxe baisse à mesure que la part de véhicules à faibles émissions monte, et s’annule à 40 % de renouvellement dans ce cas précis.
Refaites le calcul avec l’année 2027 : l’objectif passe à 25 % et le tarif à 5 000 €. Ceux des 30 véhicules entrés en 2023 sortent alors de la fenêtre, à retirer vous-même du deuxième champ.
Les limites
Ce que le simulateur ne dit pas
- Si votre entreprise est redevable. Le seuil s’apprécie par entité juridique et en taille annuelle, c’est-à-dire en véhicules-jours divisés par 365. Une flotte proche de 100 véhicules peut être redevable une année et pas la suivante. Le simulateur suppose que vous l’êtes.
- Le montant exact. Sans prorata des jours d’affectation ni majorations, l’estimation reste un ordre de grandeur. Le calcul officiel se fait sur les données de parc de l’entité, véhicule par véhicule.
- Comment se font les déclarations. La taxe se déclare en janvier sur l’annexe 3310-A de la déclaration de TVA ; au régime simplifié, sur la déclaration annuelle 3517. Le simulateur ne produit aucun document déclaratif.
- Quels véhicules renouveler en premier. Il dit combien de véhicules à faibles émissions ramènent l’écart à zéro. Le choix des véhicules à électrifier dépend des usages réels : kilométrage, trajets, besoins de recharge.
- Les autres taxes sur les véhicules. Les taxes annuelles sur les émissions de CO2 et sur les polluants de l’air relèvent d’autres calculs.
Aller plus loin
Choisir les bons véhicules à électrifier
Le simulateur donne un nombre ; la flotte demande des noms. Un véhicule qui roule peu, sur des trajets courts, se prête à l’électrique sans changer les habitudes du conducteur. Un véhicule qui enchaîne les longues distances demande une étude de recharge. La réponse se lit dans l’usage réel de chaque véhicule.
C’est ce que mesurent les données transmises par les véhicules eux-mêmes à leur constructeur : kilométrage, trajets, consommation. Sur les véhicules éligibles, WeNow s’y connecte sans rien installer à bord, et restitue l’usage de chaque véhicule.
Les trajets courts sont la règle plus souvent qu’on ne le croit : sur plus de 3 millions de trajets mesurés en douze mois, plus de 6 trajets sur 10 font moins de 10 km (mesures WeNow, toutes sources confondues).
Trois pages pour préparer la suite :
- le guide du verdissement de flotte, avec le détail des objectifs et des leviers ;
- le test d’éligibilité de votre parc par numéro de série, pour savoir quels véhicules transmettent leur usage ;
- l’écoconduite de flotte sans boîtier, qui réduit la consommation du parc existant pendant la transition.
Votre parc réel, véhicule par véhicule : commencez par le test d’éligibilité.
Un fichier de numéros de série suffit, sans aucune donnée conducteur.
Questions fréquentes sur la TAI
Qu’est-ce que la taxe annuelle incitative ?
C’est une taxe due par les entreprises dont la flotte compte au moins 100 véhicules légers en taille annuelle, lorsque la part de véhicules à faibles émissions parmi leurs véhicules récents reste sous l’objectif de l’année. Elle est en vigueur depuis le 1er mars 2025 et figure aux articles L. 421-132-1 à L. 421-132-6 du code des impositions sur les biens et services.
Quel est l’objectif de la TAI en 2026 ?
18 % de véhicules à faibles émissions parmi les véhicules entrés dans la flotte au cours de 2026 et des trois années précédentes. L’objectif passe à 25 % en 2027, 30 % en 2028, 35 % en 2029 et 48 % en 2030.
Combien coûte un véhicule manquant ?
Jusqu’à 4 000 € en 2026 et jusqu’à 5 000 € à compter de 2027. Le tarif s’applique à l’écart à l’objectif, puis il est pondéré par le taux de renouvellement en véhicules très émetteurs, compris entre 0 et 1. Le montant réel par véhicule manquant est donc souvent inférieur au tarif.
Quand déclare-t-on la TAI de 2026 ?
En janvier 2027 sur l’annexe 3310-A de la déclaration de TVA ; les entreprises au régime simplifié la portent sur leur déclaration annuelle 3517. La date du 30 septembre concernait le rapportage prévu par la loi d’orientation des mobilités, qui ne vise plus les flottes de véhicules légers des entreprises privées depuis le 1er mars 2025.
Quels véhicules comptent comme véhicules à faibles émissions ?
Les véhicules dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 50 grammes par kilomètre, à condition d’être entrés dans la flotte au cours de l’année ou des trois années civiles précédentes. Un véhicule électrique entré en 2022 ne compte plus pour 2026.
Le simulateur remplace-t-il le calcul officiel ?
Il donne une estimation pédagogique. Il n’applique ni le prorata des jours d’affectation, ni les majorations pour certains véhicules à faible empreinte carbone, ni les plafonds. Le calcul officiel se fait par entité juridique, sur les données de parc véhicule par véhicule, et se valide avec votre direction fiscale.
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