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Baromètre de l’usage personnel des voitures de fonction : ce que disent les heures de conduite

Avec une règle horaire large, où un trajet de semaine commencé entre 5h et 20h compte en professionnel, la part médiane des kilomètres parcourus le soir, la nuit et le week-end est de 24 % pour les voitures particulières suivies, et deux voitures sur trois restent sous 30 %. Avec une règle de bureau, où seuls comptent en professionnel les trajets de semaine commencés entre 9h et 18h, elle passe à 54 %. L’écart se joue sur les plages de 5h à 9h et de 18h à 20h, celles du trajet domicile-travail : la façon de compter ce trajet pèse plus que la conduite du week-end. Ces chiffres décrivent des heures de conduite, pas un usage personnel établi trajet par trajet.

Mise à jour : 3 octobre 2026. Étude sur un échantillon de près de 1 500 véhicules. Données issues exclusivement des systèmes connectés des constructeurs automobiles, transmises par le véhicule lui-même, sur plus d’un an d’usage réel. Méthode et limites en bas de page.

Les chiffres clés

Part des kilomètres de chaque voiture particulière parcourus en dehors des heures professionnelles, selon la règle horaire retenue. On lit la médiane : la moitié des voitures est au-dessus, l’autre moitié en dessous.

24 %en médiane, avec une règle large (semaine : professionnel de 5h à 20h)
54 %en médiane, avec une règle de bureau (semaine : professionnel de 9h à 18h)
18 %en médiane, pour le seul week-end
Part des kilomètres hors heures professionnelles, voitures particulières
Règle horaireUn quart des voitures sousMédianeUn quart des voitures au-dessus de
Large : professionnel de 5h à 20h en semaine14 %24 %34 %
Bureau : professionnel de 9h à 18h en semaine46 %54 %63 %
Week-end seul9,7 %18 %26 %

Le week-end pèse à lui seul 18 % des kilomètres en médiane. Tout le reste de l’écart entre les deux règles se joue en semaine, sur deux plages : de 5h à 9h et de 18h à 20h. Ce sont, pour l’essentiel, les heures du trajet domicile-travail.

Ces parts face aux seuils du réel

Au réel, l’avantage en nature vaut les dépenses du véhicule multipliées par la part de kilomètres personnels. Tant que cette part reste sous le seuil de sa situation, le réel donne un avantage plus faible que le forfait. Le tableau situe les parts horaires des voitures particulières par rapport à ces seuils.

Ce tableau ne dit pas pour quelles voitures le réel s’applique. Au réel, la part retenue est celle des kilomètres personnels de chaque véhicule, établie trajet par trajet et justifiée, et non une part horaire. Le résultat dépend d’abord de la façon dont le trajet domicile-travail est traité pour chaque salarié.

Part des voitures particulières sous chaque seuil
Seuil et situationRègle large (5h-20h)Règle de bureau (9h-18h)
50 %
Voiture thermique ou hybride en location, sans prise en charge du carburant, mise à disposition depuis le 1er février 2025
96 %36 %
67 %
Voiture thermique ou hybride en location, forfait global carburant compris, même date
plus de 99 %86 %

Avec la règle large, presque toutes les voitures sont sous le seuil de 50 %. Avec la règle de bureau, 36 % des voitures restent sous 50 %. Le seuil d’environ 30 % des voitures 100 % électriques écoscorées n’est pas comparé ici : le périmètre ne compte pas assez de voitures 100 % électriques. En achat, le seuil dépend du prix, de l’assurance et de l’entretien : il se calcule véhicule par véhicule sur le simulateur avantage en nature.

Les seuils et leurs conditions sont détaillés sur la page AEN au réel ou forfait.

Selon le profil : deux règles horaires côte à côte

Les deux règles ne s’opposent pas : chacune se rapproche d’un profil, sans en être la traduction exacte. Le principe, selon la doctrine en vigueur, est que le trajet entre le domicile et le lieu de travail habituel n’est pas professionnel. Il se traite ensuite selon le profil et les missions.

  • Commerciaux et itinérants sans lieu de travail fixe : le trajet du domicile au premier rendez-vous relève en principe du déplacement professionnel. La règle large (5h-20h) se rapproche de ce profil : sa médiane est de 24 %.
  • Profils de siège, ou à mission sur un lieu fixe et constant : en principe, l’aller et le retour sont personnels. La règle de bureau (9h-18h) se rapproche de ce profil : sa médiane est de 54 %.

Entre les deux, certains cas, comme le télétravail ou le flex office, ne sont pas tranchés par les textes et s’apprécient salarié par salarié : chaque entreprise peut les soumettre à son Urssaf par un rescrit social sur sa propre population.

Une même flotte porte souvent les deux profils. C’est pourquoi les horaires se configurent par population de salariés dans le carnet de bord, et que le choix entre forfait et réel se fait salarié par salarié. Le détail du domicile-travail, télétravail et flex office compris, est sur la page AEN au réel ou forfait.

Selon la motorisation et le kilométrage annuel

Part médiane des kilomètres hors heures professionnelles, par motorisation
Règle large (5h-20h)Règle de bureau (9h-18h)Week-end seul
Diesel23 %53 %16 %
Essence26 %58 %16 %
Hybride non rechargeable23 %53 %18 %
Hybride rechargeable34 %58 %30 %

Les hybrides rechargeables ont la part la plus haute, quelle que soit la règle, sur un échantillon plus réduit que les autres motorisations : ce chiffre se lit avec prudence. Pour eux, la question de l’énergie payée par l’employeur se pose aussi pour l’électricité de la recharge.

Part médiane des kilomètres hors heures professionnelles, par kilométrage annuel
Règle large (5h-20h)Règle de bureau (9h-18h)Week-end seul
Moins de 15 000 km par an27 %56 %20 %
De 15 000 à 25 000 km25 %56 %19 %
De 25 000 à 40 000 km23 %54 %17 %
Plus de 40 000 km24 %54 %16 %

Avec la règle large, les petits rouleurs ont la part la plus haute et la plus dispersée. Avec la règle de bureau, la part reste proche de 54 % quel que soit le kilométrage.

Les gros rouleurs : 25 000 km par an et plus

Plus de 99 gros rouleurs itinérants sur 100 roulent moins de la moitié de leurs kilomètres hors des heures professionnelles. 50 %, c’est le seuil sous lequel le réel donne un avantage plus faible que le forfait pour une voiture thermique ou hybride en location, sans carburant pris en charge, mise à disposition depuis le 1er février 2025. Ce sont des heures de conduite : la part retenue au réel s’établit trajet par trajet.

Les voitures particulières qui roulent 25 000 km par an et plus, environ 35 000 km en médiane, ont plus souvent un profil itinérant que celles qui roulent moins. Pour un salarié sans lieu de travail fixe, il n’y a pas, à proprement parler, de trajet domicile-lieu de travail : le trajet du domicile au premier client, comme le retour du dernier client, relève en principe du déplacement professionnel. C’est ce que la règle large (professionnel de 5h à 20h en semaine) approche. C’est donc la seule présentée ici. Ces gros rouleurs représentent plus de 15 millions de kilomètres.

Part des kilomètres hors heures professionnelles, règle large (5h-20h), voitures particulières
MédianeUn quart des voitures au-dessus deVoitures sous 30 %Voitures sous 50 %
Gros rouleurs (25 000 km par an et plus)24 %32 %71 %98 %
Dont profil itinérant22 %29,5 %76 %plus de 99 %
Moins de 25 000 km par an25 %36 %60 %94 %

La médiane bouge peu : 24 % chez les gros rouleurs, 25 % chez les autres. L’écart se fait sur le haut de la distribution : un quart des gros rouleurs dépasse 32 %, contre 36 % chez les autres. Chez les gros rouleurs au profil itinérant, plus de 99 % des voitures restent sous 50 %.

Très gros rouleurs : 40 000 km par an et plus

Dans notre échantillon, 100 % des voitures de très gros rouleurs itinérants restent sous 50 % de kilomètres hors des heures professionnelles.

Ces voitures roulent environ 49 000 km par an en médiane. La moitié d’entre elles roule moins de 23 % de ses kilomètres hors des heures professionnelles, un quart moins de 16 %, neuf sur dix moins de 35 %. Sur l’ensemble des voitures à 40 000 km par an et plus, itinérantes ou non, la médiane est de 24 % et près de 99 % restent sous 50 %.

Ce que le réel peut représenter. Prenons une berline thermique ou hybride en location, d’un coût global de 10 000 € TTC par an, sans carburant pris en charge, mise à disposition depuis le 1er février 2025. Au forfait, l’avantage déclaré est de 5 000 € par an (50 %). Au réel, il suit la part personnelle :

Gain annuel par véhicule, selon la part personnelle retenue au réel
15 %20 %23 % (médiane de l’échantillon)
Avantage déclaré au réel1 500 €2 000 €2 280 €
Gain employeur (cotisations patronales)1 470 €1 260 €1 140 €
Gain salarié (cotisations et impôt, tranche à 11 %)1 080 €930 €840 €

Pour un salarié dans la tranche à 30 %, le gain salarié est plus élevé : environ 1 620 € à 15 % et 1 390 € à 20 %.

Calcul du simulateur WeNow : gain employeur = baisse de l’avantage × 42 % (taux moyen de cotisations patronales, à remplacer par celui de votre paie) ; gain salarié = baisse × 22 % de cotisations salariales, plus l’impôt sur le net imposable. Les parts de 15 et 20 % sont des hypothèses de calcul. Les parts de l’échantillon sont des heures de conduite, pas un usage personnel établi : au réel, la part retenue s’établit trajet par trajet, véhicule par véhicule.

Le coût d’un mois au forfait

Pour 20 gros rouleurs, chaque mois au forfait peut représenter de l’ordre de 1 900 à 2 450 € de cotisations patronales, et de 1 400 à 1 800 € de cotisations et d’impôt pour les salariés concernés.

Écart mensuel entre forfait et réel, part personnelle de 15 à 23 %
Par mois20 véhicules100 véhicules
Côté employeur (cotisations patronales)1 900 à 2 450 €9 500 à 12 250 €
Côté salariés (22 % de cotisations, impôt dans la tranche à 11 %)1 400 à 1 800 €7 000 à 9 000 €

Côté salarié, cela fait environ 70 à 90 € par mois et par personne, davantage dans une tranche d’impôt plus haute. Le choix entre forfait et réel peut se réviser en fin d’année, salarié par salarié. Mais le réel s’établit trajet par trajet, et un mois roulé sans relevé ne se documente pas après coup.

Ordre de grandeur, pas une promesse. Mêmes hypothèses que ci-dessus : berline thermique ou hybride en location, coût global de 10 000 € TTC par an, sans carburant pris en charge, forfait de 50 %, part personnelle de 15 à 23 % retenue au réel, 42 % de cotisations patronales, 22 % de cotisations salariales et impôt sur le net imposable dans la tranche à 11 %. Le résultat dépend du véhicule, de la formule et de la part établie trajet par trajet. Pour votre flotte, le simulateur refait le calcul véhicule par véhicule.

Ces chiffres décrivent des heures de conduite, pas un usage personnel établi. Le profil itinérant est déduit des horaires et du nombre de trajets, pas d’un métier déclaré. Le traitement du trajet du domicile au premier client suppose que l’absence de lieu de travail fixe soit établie par écrit, dans le contrat de travail ou la fiche de poste. Au réel, la part retenue est celle des kilomètres personnels de chaque véhicule, établie trajet par trajet.

Méthode

  • Données : trajets issus exclusivement des systèmes connectés des constructeurs automobiles, transmis par le véhicule lui-même, sur plus d’un an d’usage réel. Aucun nom de client ni de conducteur n’est lu ni publié : seuls des agrégats sortent de l’analyse.
  • Périmètre : voitures particulières (berlines, breaks, SUV et monospaces). Les utilitaires sont écartés : ils roulent très peu le soir et le week-end et tireraient les chiffres vers le bas.
  • Volume mesuré : étude sur un échantillon de près de 1 500 véhicules, voitures particulières et utilitaires, soit plus de 36 millions de kilomètres et plus de 1,7 million de trajets, sur plus d’un an d’usage réel. Les chiffres de cette page portent sur les voitures particulières : plus de 900 véhicules, plus de 22 millions de kilomètres et plus d’un million de trajets.
  • Unité : le véhicule. Sont retenus les véhicules qui ont roulé au moins 3 000 km, sur au moins six mois. Pour chacun, la part est le rapport entre ses kilomètres hors heures professionnelles et ses kilomètres totaux.
  • Règle horaire : un trajet compte hors heures professionnelles s’il commence le samedi ou le dimanche, ou en semaine hors de la plage retenue (5h-20h pour la règle large, 9h-18h pour la règle de bureau). Les heures sont celles de Paris.
  • Profil itinérant : déduit des horaires, pas d’un métier déclaré. Une voiture est classée itinérante si au moins la moitié de ses kilomètres de semaine sont roulés entre 9h et 18h et si elle fait, en valeur médiane, au moins trois trajets par jour ouvré. Les autres sont classées en profil de bureau. Le kilométrage annuel est ramené à l’année à partir de la période suivie.
  • Nettoyage : trajets de distance nulle, trajets de plus de 1 500 km et doublons écartés.

Limites

Ce baromètre décrit des heures de conduite, pas un usage personnel établi. Ce sont deux règles horaires uniformes, appliquées à tous les véhicules, et non la classification réelle de chaque trajet par le conducteur.

  • Les congés et les jours de repos pris en semaine comptent en heures professionnelles : la part personnelle est sous-estimée sur ce point.
  • Les itinérants roulent aussi pour le travail tôt le matin, tard le soir ou le dimanche soir : la part personnelle est surestimée sur ce point, surtout avec la règle de bureau.
  • Des véhicules de service peuvent se mêler aux véhicules de fonction. Ils roulent peu en dehors des heures de travail : la part personnelle des seuls véhicules de fonction pourrait être plus haute. C’est une hypothèse, que ces données ne mesurent pas.
  • Le trajet domicile-travail n’est pas isolé : la règle large le range en professionnel, la règle de bureau en personnel. Son traitement dépend du profil de chaque salarié.
  • Seule l’heure de début du trajet compte : un trajet commencé à 19h50 est compté en entier dans la plage professionnelle de la règle large.

Dans le carnet de bord, la part personnelle d’un véhicule ne vient pas d’une règle horaire seule : chaque trajet est classé, le conducteur vérifie ses trajets et corrige si besoin. Ce qui prouve un trajet professionnel est décrit sur la page prouver l’usage professionnel d’un véhicule.

Questions fréquentes

Quelle est la part d’usage personnel d’une voiture de fonction ?

Elle dépend d’abord de la façon dont on compte le trajet domicile-travail. Sur les voitures particulières suivies par WeNow, la part médiane des kilomètres parcourus hors heures professionnelles est de 24 % avec une règle large (professionnel de 5h à 20h en semaine) et de 54 % avec une règle de bureau (9h-18h). Ce sont des heures de conduite, pas un usage personnel établi trajet par trajet.

Le trajet domicile-travail compte-t-il en usage personnel ?

En principe oui, selon la doctrine en vigueur, pour un salarié qui rejoint un lieu de travail habituel. Pour un commercial ou un itinérant sans lieu de travail fixe, le trajet du domicile au premier rendez-vous relève en principe du déplacement professionnel. Certains cas, comme le télétravail, ne sont pas tranchés par les textes et s’apprécient salarié par salarié.

Les gros rouleurs ont-ils une part d’usage personnel plus faible ?

Pas en médiane : avec une règle large (professionnel de 5h à 20h en semaine), elle est de 24 % pour les voitures particulières qui roulent 25 000 km par an et plus, et de 25 % pour les autres. L’écart se fait sur le haut : un quart des gros rouleurs dépasse 32 %, contre 36 % des autres. Chez les gros rouleurs au profil itinérant, déduit des horaires, plus de 99 % des voitures restent sous 50 %. Ce sont des heures de conduite, pas un usage personnel établi trajet par trajet.

Combien peut représenter le réel pour un très gros rouleur ?

Dans notre échantillon, 100 % des voitures de très gros rouleurs itinérants (40 000 km par an et plus) restent sous 50 % de kilomètres hors des heures professionnelles, avec une médiane de 23 %. Pour une berline thermique ou hybride en location d’un coût global de 10 000 € TTC par an, sans carburant pris en charge et mise à disposition depuis le 1er février 2025, passer d’un forfait de 50 % à une part personnelle de 15 à 20 % peut représenter de l’ordre de 1 260 à 1 470 € par an de cotisations patronales, et de 930 à 1 080 € de cotisations et d’impôt pour un salarié dans la tranche à 11 %. Ce sont des heures de conduite, pas un usage personnel établi : au réel, la part retenue s’établit trajet par trajet.

Pour quelles voitures le réel est-il plus favorable que le forfait ?

Pour celles dont la part de kilomètres personnels, établie trajet par trajet, reste sous le seuil de leur situation : par exemple 50 % pour une voiture thermique ou hybride louée sans carburant pris en charge, mise à disposition depuis le 1er février 2025. Le baromètre ne le dit pas voiture par voiture : il mesure des heures de conduite. À titre de repère, 96 % des voitures particulières suivies sont sous 50 % avec une règle large (5h-20h), et 36 % avec une règle de bureau (9h-18h). Le calcul se fait salarié par salarié.

D’où viennent ces données ?

Des trajets transmis par les systèmes connectés des constructeurs automobiles pendant plus d’un an d’usage réel. Ils portent sur des voitures particulières qui ont roulé au moins 3 000 km sur au moins six mois. Aucun nom de client ni de conducteur n’est publié : seuls des agrégats sortent de l’analyse.

Et sur votre flotte ?

Le simulateur compare forfait et réel pour un véhicule. Le test d’éligibilité dit, à partir des numéros de série, quels véhicules remontent leurs trajets. Il est sans frais.

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