Article
Article
Souvent, et jusqu’au bout : 3 recharges par semaine pour 52 km par jour
4 novembre 2026 - par Fabien Carimalo

Un véhicule électrique de flotte se recharge 3 fois par semaine en médiane, pour 52 km par jour. Il se branche vers 46 % de batterie et repart vers 98 % : souvent, et jusqu’au bout.
Cet épisode mesure la fréquence des recharges, la quantité ajoutée, le niveau de fin de recharge et la distance parcourue entre deux recharges, modèle par modèle, sur un parc de véhicules électriques de flotte d’entreprise, de janvier à mi-juillet 2026.
Série « La recharge réelle des véhicules électriques de flotte », épisode 2 sur 7. Voir le sommaire de la série et la méthode.
En bref
- 3 recharges par semaine et par véhicule en médiane (entre 1,8 et 4,3 pour la moitié centrale des véhicules), pour 52 km par jour en médiane, week-ends compris.
- Une recharge démarre vers 46 % et s’arrête vers 98 % : elle ajoute 40 points de batterie en médiane.
- 59 % des recharges atteignent 95 % ou plus.
- Entre deux recharges, un véhicule consomme 37 points de batterie et roule 118 km, en médiane. 24 % des cycles consomment moins de 20 points, et 38 % moins de 30.
- La recharge du soir et de la nuit va plus haut : 65 % de ces recharges atteignent 95 % ou plus, contre 56 % en journée.
Souvent : on recharge bien avant d’en avoir besoin
Entre deux recharges, un véhicule consomme 37 points de batterie en médiane, soit un peu plus du tiers de sa capacité, et roule 118 km. Près d’un cycle sur quatre (24 %) consomme moins de 20 points avant le branchement suivant, et 38 % moins de 30.
Autrement dit, la recharge ne répond pas à une batterie vide. Elle suit une occasion : une borne libre, une fin de journée, un véhicule à l’arrêt. L’épisode 3 détaille le niveau de batterie au moment du branchement : 46 % en médiane.
Jusqu’au bout : la batterie repart à 98 %
Une recharge s’arrête vers 98 % en médiane, et 59 % des recharges atteignent 95 % ou plus. Dans la majorité des cas, la recharge va donc jusqu’au bout.
Ce comportement varie selon les modèles. La Renault Zoe, la Peugeot 208 et la Renault 4 vont jusqu’à 95 % ou plus dans 75 à 83 % des recharges. Les véhicules à grande batterie, comme le Renault Scénic E-Tech et le Peugeot 5008 III, vont moins souvent jusqu’au bout (40 à 52 % des recharges).
La recharge du soir remplit la batterie à ras bord
La fenêtre du soir et de la nuit dure environ 15 heures (épisode 1). Elle laisse le temps d’aller jusqu’au bout : 65 % des recharges de nuit atteignent 95 % ou plus, contre 56 % en journée. La batterie repart pleine, alors que le cycle suivant n’en consomme qu’un peu plus du tiers en médiane.
Faut-il recharger moins haut ? La réponse dépend de chaque véhicule : elle relève des recommandations de son constructeur, que nous ne reprenons pas ici. Ce que montrent nos mesures, c’est l’habitude : remplir à ras bord, souvent.
Modèle par modèle
| Modèle | km par semaine | Recharges par semaine | km entre deux recharges | Recharges finies à 95 % ou plus |
|---|---|---|---|---|
| Renault Mégane E-Tech | 516 | 3,4 | 152 | 60 % |
| Peugeot 208 II | 238 | 2,2 | 106 | 75 % |
| Renault Scénic E-Tech | 511 | 3,3 | 159 | 52 % |
| Peugeot 3008 III | 556 | 4,2 | 130 | 50 % |
| Peugeot e-Partner | 267 | 2,7 | 95 | 61 % |
| Renault 5 | 273 | 2,2 | 122 | 62 % |
| Peugeot e-Expert | 291 | 3,1 | 88 | 46 % |
| Peugeot 2008 II | 384 | 3,1 | 122 | 59 % |
| Peugeot 308 III | 466 | 4,1 | 134 | 68 % |
| Renault Kangoo E-Tech* | 132 | 1,8 | 83 | 64 % |
| Renault Zoe | 224 | 1,3 | 156 | 77 % |
| Renault 4* | 294 | 2,5 | 116 | 83 % |
| Citroën ë-C4* | 450 | 4,0 | 119 | 57 % |
| Peugeot 5008 III* | 670 | 4,0 | 149 | 40 % |
Les modèles marqués d’un astérisque reposent sur moins de 12 véhicules : à lire comme une indication, sans comparaison fine. Chaque nom de modèle renvoie, quand elle existe, à la fiche de consommation réelle du modèle.
Ce qu’une flotte peut en faire
Ces habitudes se travaillent comme les autres : par l’information des conducteurs, avec des consignes qui partent des recommandations du constructeur de chaque véhicule. Pour accompagner les conducteurs qui passent à l’électrique : la formation véhicule électrique des salariés.
Méthode. Une recharge est repérée par une hausse d’au moins 5 points du niveau de batterie entre la fin d’un trajet et le début du suivant, pour un même véhicule, sur une fenêtre d’au moins 15 minutes. On mesure donc un créneau entre deux trajets, pas un lieu : cette analyse n’exploite aucune position. Les valeurs publiées sont des médianes. Mesures WeNow sur un parc de véhicules électriques de flotte d’entreprise (Renault, Peugeot, Citroën et DS), de janvier à mi-juillet 2026, à partir de données transmises par les véhicules eux-mêmes.
Pour aller plus loin. Ce que remonte un véhicule dépend de son modèle, de sa génération et de ses options : testez l’éligibilité de vos véhicules, sans frais. Les consommations mesurées en flotte, modèle par modèle : consommation réelle par modèle.
Questions fréquentes
Combien de fois par semaine recharge-t-on un véhicule électrique de flotte ?
3 fois par semaine en médiane, entre 1,8 et 4,3 fois pour la moitié centrale des véhicules, pour 52 km par jour en médiane, week-ends compris. Mesures WeNow sur un parc de véhicules électriques de flotte d’entreprise, de janvier à mi-juillet 2026.
À quel niveau s’arrête une recharge ?
Vers 98 % en médiane. 59 % des recharges atteignent 95 % ou plus, et 65 % des recharges du soir et de la nuit, contre 56 % en journée.
Combien de kilomètres entre deux recharges ?
118 km en médiane, pour 37 points de batterie consommés. Selon le modèle, de 83 km (Renault Kangoo E-Tech, moins de 12 véhicules) à 159 km (Renault Scénic E-Tech).
Pourquoi la recharge du soir va-t-elle plus haut ?
Parce que la fenêtre est plus longue : environ 15 heures entre le dernier trajet de la journée et le premier du lendemain, contre 3,4 heures en médiane pour une recharge de journée.
Données du 1er janvier au 13 juillet 2026.

